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Le jardin Mirabeau a Tours le 18 decembre 2024.

Education, Faune et flore

Végétalisation de la cour de l’école Francis-Poulenc

La végétalisation de la cour de l’école Francis-Poulenc cet été préfigure la restauration du jardin Mirabeau. Deux projets particulièrement imbriqués.

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De la cour d’école au jardin partagé

Saturé, sursollicité, enclavé : le jardin Mirabeau ne parvient plus à répondre aux besoins d’un quartier qui concentre une densité scolaire et urbaine importante. Dans un environnement contraint, où familles, élèves et associations socio-culturelles se partagent chaque mètre carré, la Ville engage une stratégie en deux temps pour rééquilibrer les usages et redonner de l’air à l’espace public.

Une respiration d’abord par l’école

Cet été, la cour de l’école primaire Francis-Poulenc, mitoyenne du Conservatoire, fera l’objet d’une transformation importante dans le cadre de « Récré en Herbe ». Ce programme bien rodé anti-îlots de chaleur et favorable à la biodiversité préfigure une nouvelle manière d’habiter la ville, où les équipements publics évoluent selon les usages. Le réaménagement de la cour Francis-Poulenc (280 m² d’extension, potager, pergolas, arbres, zones d’ombre) intègre des aménagements durables et différenciés, tout en maintenant les jeux de ballon.

Un jardin à partager, à l’horizon 2026

Ce chantier marque ainsi la première étape d’un projet plus large, prévu en 2026 : la requalification du jardin Mirabeau, dont les marronniers sont malheureusement condamnés (voir encadré) Ce jardin historique fait l’objet de nombreuses sollicitations de riverains. En particulier, les adolescents (10-15 ans) manquent d’un lieu à eux, entre les espaces pour tout-petits et ceux pour les jeunes adultes. Autre enjeu : le jardin sert également de base logistique pour les jardiniers municipaux. Des camionnettes y stationnent régulièrement, et la cohabitation avec les usages récréatifs devient délicate. La Ville souhaite rendre la cour Francis-Poulenc accessible au public durant les vacances scolaires, en la connectant au jardin Mirabeau. Une manière de désengorger l’espace vert sans créer de nouveaux équipements, dans une logique assumée de ville sobre et réversible.

Repenser les usages dans un quartier dense

Le quartier accueille plusieurs milliers d’élèves (lycée, conservatoire, écoles). L’extension foncière étant impossible, il faut repenser la porosité entre espaces scolaires et publics, sans nuire à leurs fonctions. Le projet Mirabeau-Poulenc illustre cette adaptation progressive et souple, sous la supervision des Architectes des bâtiments de France, car le jardin se situe en secteur sauvegardé.

L’allée des marronniers en fin de vie

Le jardin Mirabeau, ancien cimetière Saint-Jean-des-Coups fermé après les inondations de 1889, est devenu un jardin public en 1891. Il a longtemps porté le nom de jardin de l’Ermitage Saint-Joseph. Parmi ses éléments remarquables, les marronniers : ces arbres sont très suivis en expertise (diagnostic de stabilité par test d’ancrage, contrôle visuel…) car ils sont atteints par divers champignons lignivores (haplopore, amadouvier, armillaire…). Malgré cela, un marronnier est tombé en mai dernier sans qu’aucun élément ne laisse préjuger d’un risque quelconque. Son système racinaire était très largement dégradé. Les marronniers classés en mauvais état ou médiocre qui sont d’ores et déjà très atteints n’ont, par conséquent, que peu d’avenir et devraient être rapidement remplacés.

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