Expressions des groupes politiques

Tours en commun – Majorité municipale

Une majorité unie, une ville qui avance

Quand nous avons été élus en 2020, l’opposition qualifiait notre coalition d’éphémère et notre programme d’inapplicable. 5 ans plus tard, nous sommes toujours unis et la ville de Tours a retrouvé des couleurs.

Nos prédécesseurs avaient opté pour un sous-investissement chronique et une dette grise grandissante. Nous avons au contraire relancé l’investissement à des niveaux records (en 2025 : 50 millions en 2025 + 12 millions d’aide de la Région, du département, de l’État) tout en diminuant et restructurant la dette historique de la ville.

Nous avons ainsi déjà pu, entre autres, rénover/reconstruire plusieurs écoles, mettre en accessibilité handicap près de 70 bâtiments ainsi que des aménagements extérieurs de l’espace public, construire de nouveaux complexes sportifs (Chambrerie, et bientôt Hallebardier) et une nouvelle cuisine centrale qui sera fonctionnelle fin 2025.

Nous avons enrichi la programmation culturelle avec une offre variée, ouverte, inclusive, et présente dans toute la ville. À l’image, cet été, de Kan Ya Makan à l’île Balzac, de Caesarodunum à Marmoutier, de « Tours sur Loire » à la guinguette, au tierslieu des Beaumonts, au jardin des Bordiers, au Sanitas, ou encore du festival Murs de Loire et son nouveau parcours de fresques.

Enfin, face aux enjeux climatiques, nous avons pris soin de la biodiversité, végétalisé la ville, et augmenté la part des mobilités alternatives (transports en commun, marche, vélo, projet de SERM).

Nous nous réjouissons à ce titre de la future ligne 2 du Tram. Dès 2028, elle permettra de désenclaver plusieurs quartiers et de renforcer encore l’activité et la mobilité dans notre territoire.

Tours, ville qui avance !

Tours, ville du croisement des cultures

Ça y est, la 3e édition est lancée : jusqu’à fin septembre, « Tours sur Loire » anime toute la ville ! Spectacles sous chapiteau place Saint-Paul, rendez-vous festifs et participatifs dans le tiers-lieu des Beaumonts, animations sur le Haut de la Tranchée (à l’endroit du futur jardin des Bordiers), et bien sûr la tant attendue Guinguette avec ses moments littéraires, musicaux, gastronomiques d’horizons divers…

Cette programmation est à l’image de notre conception de la culture : variée, ouverte à toutes et tous, au plus près des gens. Une conception que partage Obey, célèbre illustrateur/street-artiste américain. Près de 400 de ses oeuvres sont actuellement présentées au château de Tours, où l’on peut aussi visiter l’exposition de la célèbre photographe italienne Letizia Battaglia, prolongée jusqu’au 25 mai.

Le musée des Beaux-arts expose pour la première fois des oeuvres de Michel Colombe, célèbre sculpteur tourangeau du XVIᵉ siècle. Le CCCOD accueille, lui, la monumentale tapisserie de Koen Taselaar, artiste néerlandais adepte de pop culture.

Enfin, depuis début mai, notre ville s’anime aussi au son de la samba ! Cette année, la foire de Tours met le Brésil à l’honneur. Les visiteurs peuvent découvrir la grande richesse culturelle de ce pays aux multiples facettes: musiques, danses, capoeira, sports, artisanats. Et bien sûr, se régaler dans un des nombreux stands du village gastronomique. Tours réussit à mêler les cultures et à faire venir des artistes renommés, d’horizons très divers. Une nouvelle preuve de l’attractivité de la ville pour nos habitants et nos touristes, une vraie chance pour le territoire !

Tours, ville dynamique et attractive !

Le label « villes où il fait bon vivre » a récemment publié son classement annuel : Tours gagne 4 places et occupe nationalement la 23e position.

Le dynamisme et l’attractivité de notre ville se traduisent tout au long de l’année. Attractivité culturelle : en 2024, de nombreux records d’affluence ont été battus. 186 000 visiteurs pour les 4 musées de Tours,
370 000 à la Foire, 40 000 à Vitiloire, et à nouveau une forte affluence à la Grande Braderie malgré un changement de date.

Cette année, la 1re édition du Korean Tours Festival a attiré 11 000 personnes, les Assises nationales du journalisme ont eu un grand succès et Tours sur Loire sera encore l’événement culturel marqueur de la ville. Attractivité de nos commerces : l’an dernier, le taux de vacance commerciale à Tours s’élevait à 3,75 % en hypercentre et 6 % sur toute la ville (contre 10 % en moyenne au niveau national). Ce dynamisme est notamment permis par un meilleur partage de l’espace public.

Le réseau Fil Bleu connaît une fréquentation record, le nombre de trajets en vélo augmente. En favorisant le stationnement souterrain grâce à la mise en place d’une information en temps réel sur le nombre de places disponibles et à une baisse des tarifs, nous libérons de l’espace public pour les piétons qui peuvent ainsi mieux profiter des commerces de proximité.

Enfin, grâce aux nombreux investissements (nouveaux quartiers, 2e ligne du tram, végétalisation, respect de la biodiversité, reconstruction d’écoles…) et notre maîtrise de la dette, nous inscrivons dans la durée l’attractivité de Tours pour les familles et l’emploi.

Un budget maîtrisé, une ville qui investit

Vous avez été cette année encore très nombreux.ses à participer aux voeux et nous vous en remercions chaleureusement. C’était l’occasion de faire un point d’étape sur vos inquiétudes, vos besoins et nos réalisations co-construites avec vous depuis le début du mandat.

Alors que nous étions dans une incertitude budgétaire inédite, nous avons défendu les intérêts de Tours, en dénonçant particulièrement la perte de moyens voulue dans le budget de l’Etat.

Cette année, nous réussissons le tour de force d’investir plus de 60 millions d’euros, sans augmentation de la fiscalité et en clôturant notre dette historique. Ce record d’investissement comparé à l’ancienne municipalité (23 millions euros/ an) ne doit rien au hasard. Avec 14,5% d’autofinancement et 13 millions d’euros de co-financement, notre budget se fait également fort de nombreuses économies. Depuis 2021, c’est 44% d’eau économisée et 17,4 % d’énergie en moins utilisée depuis septembre 2022. Avec en 2024 la signature du contrat de performance énergétique, 102 sites municipaux vont baisser leurs besoins énergétiques de 20% par rapport à 2022.

Ces économies directement réinjectées dans les projets que nous portons sont autant profitables pour l’environnement, qu’elles sont utiles concrètement à la vie des habitants. Parmi nos priorités, la construction de la nouvelle cuisine centrale, la nouvelle école Claude Bernard et la crèche Merlusine ou encore le complexe sportif Hallebardier. Nous renforçons également notre soutien au tissu associatif ainsi que les moyens alloués à nos centres sociaux tout en déployant notre plan d’accessibilité des bâtiments communaux.

En 2025, continuons à améliorer la ville ensemble

Vous avez été nombreuses et nombreux à apprécier les animations des fêtes de fin d’année : marché de Noël, illuminations, marché gourmand, grande roue, patinoire de roller…Nous nous réjouissons du succès de cette parenthèse festive dans un contexte mondial anxiogène et une situation politique nationale instable.

Sous l’effet des récents gouvernements, le déficit de la France s’est très fortement dégradé. C’est pourtant aux collectivités locales que l’État semble vouloir encore une fois demander de faire des économies budgétaires. Comme d’autres mairies, Tours a alerté sur cette situation anormale grâce à une banderole accrochée sur l’hôtel de ville. Face aux incertitudes du contexte politique national, la ville doit rester un pôle de stabilité.

Depuis 2020, nous avons redonné une impulsion à Tours en relançant fortement l’investissement et en réduisant la dette financière «historique». Nous allons continuer à transformer Tours avec vous, pour la rendre plus agréable au quotidien et lui permettre de répondre aux défis écologiques et sociaux. Début des travaux de la ligne 2 du tram, programmation culturelle riche, suite des rénovations/reconstructions l’école… les projets et réalisations seront encore nombreux en 2025 ! Nous aurons l’occasion de vous en parler lors des traditionnelles cérémonies de vœux dans les quartiers. Vos propositions, questions, doutes et remerciements nous sont très précieux. Nous souhaitons en effet continuer à améliorer la ville par l’intelligence collective. À toutes et tous, une bonne année 2025 !

Défendre le vivre-ensemble et la solidarité

Suite à la mauvaise gestion du gouvernement précédent, le Premier ministre a décidé de procéder à des coupes budgétaires injustes touchant les collectivités locales. À Tours (mais aussi à la Métropole), cela représente plusieurs millions d’euros.

Face à une situation internationale conflictuelle, à une situation politique nationale anxiogène, la commune est pourtant l’échelon essentiel pour redonner stabilité et protection.

Depuis 2020 , nous transformons la ville pour la rendre plus inclusive et ouverte à l’ensemble de ses habitant.e.s, actuel.le.s comme futur.e.s. Nous avons amélioré les divers services municipaux pour les adapter au mieux aux besoins des usagers. Nous avons pris des mesures courageuses : forte réduction de la dette financière, niveaux d’investissements records pour lutter contre la dette grise “historique” de la ville.

Les coupes irréfléchies du gouvernement vont obliger les communes à réduire les investissements pourtant indispensables face aux défis climatiques, sociaux et démocratiques.

En décembre à Tours, vous pouvez apprécier les traditionnelles illuminations, le sapin offert à la ville, et le désormais célèbre Village gourmand.

Notre ville peut aussi être fière de ses événements : nouvelles plantations d’arbres de la laïcité, cérémonie annuelle des parrainages républicains, concerts de Noël solidaires au Grand Théâtre, dîners de Noël dans les Ehpad organisés par le CCAS… Tours continue à défendre les valeurs de vivre ensemble et de solidarité entre citoyennes et citoyens.

Une ville pour le bien-être des élèves

Ça y est, la nouvelle école Jean de la Fontaine a été inaugurée !

1re école bioclimatique de la ville, cette structure en bois/paille avec sa cour végétalisée est une réponse aux enjeux d’éducation et d’adaptation aux changements climatiques. Isolation thermique et phonique, lumière et système de ventilation naturels, cour végétalisée de 1700 m² avec notamment un espace permettant de faire classe dehors, city stade… Cette école est une vraie réussite dont la ville peut être fière. Elle est à l’image de ce que nous portons pour Tours : des réalisations conçues en lien avec les habitant.e.s et usager.e.s, améliorant le quotidien et rendant la ville plus apaisée et résiliente.

L’éducation est une priorité de notre mandat et se retrouve dans de nombreuses politiques. Notre plan « Écoles en transitions » vise à moderniser et améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles de la ville. 120 millions d’euros sont investis jusqu’à 2032. Le plan « Récré en herbe » a déjà permis la végétalisation d’une dizaine de cours d’école. Le programme « Rue des écoles » réduit le bruit, la pollution et sécurise les abords des établissements. La cuisine centrale, prévue pour fin 2025, permettra de d’amplifier notre offre d’aliments de qualité et de sensibilisation au goût. En 2023-2024, 3 825 élèves ont participé aux « Arts à l’école », soit 500 de plus que l’année précédente.

Avec notre plan pluriannuel d’investissement, nous rénovons nos équipements culturels, sportifs, éducatifs avec une ambition forte de sobriété et d’économie d’énergie.

Un bel été démocratique, sportif et culturel

L’été 2024 aura été riche.

D’abord, avec les élections législatives anticipées qui ont vu les Français.e.s faire barrage à l’extrême droite et placer en tête le Nouveau Front Populaire. Nous nous réjouissons de ce résultat national mais aussi du très bon score de la gauche à Tours.

Un été sportif, marqué par les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Tours propose chaque année de nombreux événements festifs et inclusifs autour du sport. Notre ville a donc obtenu le label « Terre de Jeux 2024 » et a été camp de base de plusieurs sélections internationales (équipes de rugby à 7 d’Irlande, d’Australie, d’Uruguay, des USA et équipe de volley du Canada). Le public a pu assister aux entraînements et découvrir des équipements sportifs réhabilités (stade de la Chambrerie.

Un formidable été culturel avec la 2e édition de Tours sur Loire qui poursuit son déploiement : la programmation de la guinguette de Tours, son festival Peuple de Loire, la dizaine d’expositions des différents musées de Tours qui ont connu une très belle fréquentation, les derniers jours de la Clinique du Street-Art ou encore les 10 ans des îlots électroniques. De la culture pour tous et partout aussi, avec un fort engouement pour les animations proposées dans les friches du Sanitas et des Beaumonts.

En ce mois de septembre, nous souhaitons une bonne rentrée scolaire. Nous sommes heureux qu’à Tours, les enfants disposent du programme « les Arts à l’école » et que de plus en plus d’entre eux bénéficient de notre action de rénovation/reconstruction d’écoles et de mise en place de cours végétalisées.

Agir ensemble pour le bien commun

Pour cette tribune, nous voulions une tonalité légère et enthousiasmante. Nous voulions vous parler de la réjouissante programmation estivale de notre ville. Nous voulions évoquer Tours sur Loire, Caesarodunum, les différents rendez-vous culturels et sportifs. Nous voulions rappeler qu’il est doux de se balader à Tours, de flâner sous le soleil tout en profitant des îlots de fraîcheur mis en place depuis 2020.

Mais depuis le 9 juin, notre pays est plongé dans une période d’incertitude profonde suite à la décision solitaire du président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le résultat des élections législatives n’est pas encore connu. Dans une campagne historiquement courte, le risque de voir l’extrême droite obtenir un nombre record de sièges semble toutefois plus réel que jamais. Devant la gravité de la situation, les formations de gauche ont su se mettre d’accord pour proposer une alternative d’espoir. La dynamique du Nouveau Front Populaire a permis de présenter des candidat.e.s d’union sur tout le territoire. Nous saluons cette démarche.

À Tours, lors des municipales de 2020, notre équipe a elle aussi opté pour l’union, et ce, dès le 1er tour. Après notre élection, nous avons fait le choix, inédit en France, de nous rassembler au sein d’un même groupe quand notre opposition en compte désormais quatre. Pour faire face aux défis écologiques, sociaux et démocratiques, nous faisons le pari du travail en commun, de l’intelligence collective. Et, avec vous, nous allons continuer à transformer la Ville pour améliorer la vie à Tours.

Tours, ville de musique(s)

Le 21 juin, la ville va vibrer aux sons de la fête de la musique. Tours a une forte identité musicale qui s’exprime dans toute sa diversité tout au long de l’année, dans différents endroits, avec une apothéose en juin : les musiques actuelles au festival Aucard de Tours, les 60 ans des fêtes musicales de Touraine pour la musique classique et le piano, la très grande diversité musicales à la Guinguette de Tours, au Bateau Ivre, aux Beaumonts et au château du Plessis, les 10 ans des îlots électroniques, les musiques du monde avec le festival des Méridiennes.

Nous soutenons aussi la pratique de la musique pour le plus grand nombre pour faire vivre au mieux les droits culturels : dispositifs « Orchestre à l’école » et « Les arts à l’école » par le Conservatoire, l’Orchestre populaire de l’Opéra, les studios de répétition de Tempo Loco, le partenariat avec Tous en Scène, Jazz à Tours et le Ti Studio du Sanitas.

Pour les cérémonies de vœux de nouvelle année, nous avons fait le choix de mettre en valeur les chorales locales. Le succès de la chorale populaire, qui réunit désormais plus de 230 chanteurs amateurs a incité l’opéra à proposer un nouveau dispositif « Venez chanter » sur une journée pour 100 personnes à chaque séance ! Nous avons par ailleurs fait le choix d’augmenter la dotation au Grand Théâtre de Tours pour maintenir une saison lyrique et symphonique de haut niveau, nous soutenons les ensembles de musiques anciennes et facilitons le développement des musiques actuelles, Tours grande cité de la musique !

Adapter ensemble la ville aux changements climatiques

Le 7 avril dernier, le niveau de la Loire sous le pont Mirabeau s’est élevé à 4.35 mètres. Un pic qui n’avait pas été atteint depuis 2018.

Après des épisodes de fortes sécheresses ces dernières années, ce niveau de crue est un nouveau rappel que le dérèglement climatique s’accentue.

Il est donc de notre responsabilité d’essayer d’en limiter les effets mais aussi de travailler à adapter Tours aux changements à venir.

La Ville actualise régulièrement le Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) et le Plan communal de sauvegarde (PCS). Ces documents évaluent les dangers, rappellent les bonnes pratiques à adopter en cas de problème (notamment d’inondations), et prévoient les systèmes d’alerte et de mise à l’abri de la population. Nous combattons les îlots de chaleur par de la végétalisation et plantons des espèces d’arbres plus résilientes face aux changements climatiques. Nous luttons aussi contre l’imperméabilisation des sols, une des causes majeures des phénomènes de crues.

La Loire et le Cher font partie de l’identité de notre ville. Convaincus que les fleuves constituent un patrimoine essentiel à préserver, nous sommes engagés dans la démarche du Parlement de Loire qui vise à donner une personnalité juridique à celle-ci.

Dans le cadre du Plan Nature en Ville, nous organisons régulièrement des animations sur le thème de la biodiversité pour sensibiliser et échanger avec les habitants et habitantes. C’est en effet ensemble que nous réussirons à adapter notre ville aux défis climatiques.

Tours, ville active pour l’égalité femmes/hommes

Le 8 mars 2024 restera une date historique : la liberté de recours à l’IVG est désormais inscrite dans la constitution. Ce message d’espoir est une grande satisfaction pour la gauche, l’égalité entre les femmes et les hommes étant au cœur de ses valeurs.

Nous sommes convaincus que la ville de Tours doit être active sur ce sujet.

Nous avons donc mis en place un plan égalité femmes/hommes au sein de l’administration de la ville. Des actions de sensibilisations/formations ont été menées. Nous avons également décidé de reconnaître dans le milieu professionnel le syndrome des règles douloureuses : des autorisations d’absence seront donc aménagées à partir de septembre pour les employées concernées.

L’opération « La rue aussi est à nous » a par ailleurs été un grand succès, comme en témoignent les nombreuses propositions de noms de femmes illustres que vous avez proposés. Avec vous, nous mettons en valeur les femmes dans l’espace public en féminisant les noms de rues de Tours.

Une exposition consacrée à cette opération s’est tenue à l’hôtel de ville en mars, dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes.

Pour cette même occasion, la Ville avait programmé de nombreux évènements. Le lancement du “Sceptre et de la Quenouille”, exposition consacrée à la position des femmes dans la société à travers le temps, a connu un réel engouement. Vous pouvez venir admirer cette exposition au Musée des Beaux-Arts jusqu’au 17 juin.

Nous continuerons à œuvrer avec vous pour plus d’égalité des genres.

2024 : continuer à répondre aux enjeux actuels et futurs

En ce début d’année, notre équipe a encore accru sa présence sur le terrain pour présenter son bilan de mi-mandat. Cérémonies de voeux dans les différents quartiers, présence sur les marchés, porte-à-porte… Nous remercions sincèrement l’ensemble des citoyen.ne.s pour leurs retours précieux et enthousiastes sur les politiques menées depuis 2020.

Notre équipe aborde 2024 avec un esprit positif et déterminé, pour continuer à transformer la ville avec vous.

Le Conseil Municipal du 19 février a adopté un budget historique. Le niveau d’investissement annuel de la Ville atteint 45 millions d’euros. Tours va ainsi pouvoir continuer sa nécessaire transition vers plus de résilience, de solidarité, et de dynamisme.

Cet investissement record se fait en parallèle d’une dette désormais maîtrisée : en 2026, le “mur de la dette” et ses très lourds remboursements d’emprunts, sera franchi.

Inauguration de la nouvelle école Jean de La Fontaine à Tours-Nord, raccordements au réseau de chaleur de la ville, début du déploiement du schéma cyclable, travaux de construction de la nouvelle cuisine centrale…l’année 2024 sera riche en projets innovants pour continuer à améliorer la qualité de vie du quotidien et préparer l’avenir.

Réussir la transition c’est aussi accompagner et visibiliser les enjeux sociétaux d’aujourd’hui et de demain. La Ville a ainsi déjà féminisé de nombreux noms de rues et proposera à l’occasion du 8 mars, journée de lutte pour les droits des femmes, un programme culturel riche sur ce sujet.

2024 : continuer à investir pour une ville résiliente, solidaire et dynamique

Bien gérer une ville c’est améliorer la vie quotidienne du moment mais aussi permettre aux générations futures de bénéficier de bonnes conditions de vie. Lorsque nous sommes entrés en fonction, la ville souffrait d’un très lourd niveau d’endettement économique mais aussi d’une « dette grise », c’est-à-dire d’un sous-investissement chronique dans les structures de la ville.

Il fallait donc répondre à un double objectif : investir massivement tout en retrouvant des marges de manœuvre financières.

Depuis 2020, nous avons assaini la dette de la ville tout en ayant un niveau d’investissement en hausse constante. En 2024, il atteindra le niveau record de 45 millions.

C’est avec cet investissement que nous allons continuer à transformer la ville et l’aider à répondre aux défis sociaux et environnementaux. Ces enjeux sont liés car les personnes les plus précaires sont les premières à subir les effets du dérèglement climatique. Nous allons continuer à faire de Tours une ville plus résiliente mais aussi accueillante, inclusive et solidaire.

En ce début 2024, l’équipe municipale souhaite une bonne année à l’ensemble des Tourangelles et des Tourangeaux.

Tout au long du mois de janvier, nous sommes sur le terrain pour présenter nos vœux (marchés, assemblées de quartier). C’est l’occasion d’échanger sur les projets réalisés et sur ceux à venir. Ce lien constant avec vous est le moteur de notre action car c’est bien ensemble que nous changeons la ville pour la rendre toujours plus inventive, créative et dynamique.

L’intelligence collective, moteur de notre action

Voilà un peu plus de 3 ans que vous nous avez accordé votre confiance. Depuis 2020, nous avons affronté
plusieurs crises : COVID, épisodes de grandes sécheresses, guerre en Ukraine, retour d’une forte inflation.
En ces temps agités, la ville peut rassurer, recréer du lien. Notre équipe a donc gardé le cap et continué à faire de Tours une ville plus écologique, plus solidaire et avec plus de démocratie permanente.

Le Plan Nature en Ville a déjà permis de planter pas moins de 30000 arbres. Nous sommes fiers du plan « Récrés en herbe » qui permet de végétaliser et d’apaiser les cours d’école.

Nous menons la révolution des mobilités en soutenant, notamment, les projets de ligne 2 du tramway et de RER métropolitain et en améliorant la sécurité des piétons et des cyclistes.

Fidèle à ses valeurs de solidarité, la ville a accueilli des réfugiés afghans et ukrainiens, lancé le projet de Maison de l’hospitalité, augmenté le budget du CCAS, voté un bouclier social exceptionnel.

Nous avons placé l’expérimentation et la co-construction au cœur de nos politiques. Budget participatif,
tiers-lieu des Beaumonts, projet du Haut de la Tranchée, assemblées de quartier, expression des droits culturels : l’engouement des citoyens et citoyennes est réel.

Certaines personnalités locales cherchent à exacerber les tensions et diffusent de fausses informations. Nous leur opposons l’humanisme et l’intelligence collective : c’est ensemble que nous continuerons à transformer la ville pour faire face aux défis sociaux et environnementaux.

Lutte contre le sans-abrisme : une nécessaire mobilisation collective

Le nombre de personnes sans-abri ne cesse d’augmenter, notamment sous l’effet des conflits internationaux et de la situation économique actuelle… Le 115 est saturé et le nombre de places en hébergement d’urgence ne suffit pas. L’État et, en partie, le Département sont en charge de ce sujet. À Tours aussi, des familles sont à la rue. La ville prend sa part pour essayer de répondre à cette urgence sociale.

Des nuits d’hôtel sont régulièrement payées pour permettre à des familles de ne pas dormir dehors. En octobre, le conseil municipal a adopté un bouclier social comprenant notamment 20 000 euros pour l’hébergement d’urgence. Début novembre, le gymnase Racault a été ouvert pendant le passage de la tempête Ciaran aux familles sans domicile. Plus de dix logements communaux sont actuellement mobilisés dans le cadre du Contrat Territorial d’accueil et d’intégration.

Depuis 2022, le dispositif des Tiny houses permet à une quinzaine de sans-abri de bénéficier d’un logement et d’une perspective de réinsertion.

En lien avec l’agence immobilière sociale Soliha Centre Val de Loire, la ville soutient la location solidaire. Pour le ménage à faibles ressources, un loyer modéré. Pour le propriétaire : une gestion locative simplifiée, sécurisée et des avantages fiscaux. Depuis septembre, 6 logements sociaux sont loués aux Prébendes grâce à ce dispositif.

Nous prenons nos responsabilités devant ces situations dramatiques de sans-abrisme et attendons que chacun des acteurs concernés en fasse de même.

Continuer à transformer la ville ensemble

Depuis 2020, nous avons maintenu le cap : nous transformons la ville pour lui permettre de faire face aux enjeux environnementaux, sociaux et économiques.

Cette transformation, nous la faisons avec vous. Écoute, consultation et co-concertation sont au coeur de notre action car nous croyons à la démocratie permanente.

En 2021, la ville de Tours a été récompensée par un prix pour sa capacité à l’appliquer, notamment dans la mise en oeuvre des projets de renouvellement urbain du Sanitas et d’aménagement du haut de la Tranchée.

Le budget participatif 2023 s’est conclu fin octobre. Ce rendez-vous est désormais bien identifié et nombreux sont les citoyen.ne.s qui s’y impliquent (67 projets déposés cette année).

Les nouvelles assemblées de quartier permettent aux habitantes et habitants de mieux faire valoir leur expérience du terrain, à l’image de la consultation menée sur les aménagements de circulation.
Les citoyen.ne.s peuvent aussi poser des questions au conseil municipal. Deux d’entre elles sont sélectionnées à chaque conseil et une réponse orale leur est apportée. Les réponses aux autres questions sont publiées sur le site internet de la ville.

Les habitant.e.s ont par ailleurs pu aider le musée des Beaux-Arts à acquérir une oeuvre d’Antonio Vivarini grâce au succès de la souscription « Adopte ton ange ».

Ils ont aussi participé à la féminisation de noms de rues, en proposant des noms de femmes illustres.
Nous continuerons à miser sur cette intelligence collective et à mener notre action avec vous.

Tours, une ville sportive et ambitieuse

En ce mois d’octobre, Tours vibre rugby ! À l’heure où nous écrivons ces lignes, Tours se passionne et s’anime pour cette Coupe du Monde. Les Tourangeaux et Tourangelles ont ainsi réservé un accueil très enthousiaste à l’équipe irlandaise qui a choisi notre ville pour camp de base : plus de 12 000 personnes ont pu les rencontrer au stade de la vallée du Cher, et 4000 personnes ont acclamé le 8/09 la victoire retentissante des Bleus sur les All Blacks dans la fanzone installée au stade Tonnellé.

La ville met tout en œuvre pour que cet enthousiasme perdure en alimentant de nouvelles vocations, qui pourront s’entraîner dans un équipement exceptionnel et fraîchement rénové : le stade de la Chambrerie, à Tours nord. Rugby, volley, basket, hockey… Soutenir le sport de haut niveau et nos équipes tourangelles de talent, c’est placer Tours au rang des villes sportives qui comptent et qui attirent, pour le plus grand bénéfice des communautés amatrices de Tours. Car nous n’oublions pas le sport amateur, qui bénéficie d’équipements rénovés (Gymnase du Hallebardier, terrains de la Vallée du Cher, première tranche du Centre Municipal des Sports…), de la gratuité des équipements municipaux pour leur pratique, et d’un travail sur la lisibilité et l’équité des subventions aux clubs.

L’installation de nouveaux équipements sportifs, dans la ville comme aux Deux Lions, favorise aussi la pratique libre du sport à Tours.

De quoi faire vivre le sport à Tours avant le temps fort des JO de 2024 !

Pour un commerce de proximité et engagé dans la ville

Tours est une grande ville de commerce et d’échanges, comme en témoigne le dynamisme de ses grands événements annuels : en mai, un nombre record de 360 000 visiteurs à la Foire de Tours, qui accueillait cette année la Corée comme pays invité ; en juillet, la traditionnelle Foire à l’ail et au basilic ; en septembre, l’emblématique grande Braderie qui rayonne bien au-delà du périmètre de Tours. Nous soutenons ce dynamisme commercial, qui valorise la ville économiquement mais permet aussi de créer du lien et de l’animation.

Pour renforcer la visibilité des acteurs et produits locaux, la municipalité organise régulièrement des événements qui leur sont dédiés.
La 3e édition des Artisanales nocturnes a eu lieu fin juin place Châteauneuf. Chaque année, à la mi-septembre, le public répond présent pour le marché Convergences bio qui met à l’honneur les producteurs locaux. Sur les marchés de la ville, nous privilégions aussi autant que possible les petits commerçants locaux et leurs produits artisanaux, qualitatifs et originaux

Les commerçants sont aussi des acteurs sociaux du territoire. En juin, nous avons donc lancé le Réseau des Commerçants et Commerçantes Solidaires. Plus d’une dizaine de commerces se sont engagés à mettre en place des actions contre le gaspillage alimentaire, le harcèlement de rue, ou encore pour un meilleur accueil des personnes âgées. De proximité, conscients des enjeux écologiques et sociaux du territoire : les commerces sont un maillon essentiel de notre ville.

Face à la violence, réaffirmer le service public

Ces derniers mois, de nombreuses associations tourangelles ont subi des intimidations, du vandalisme voire des agressions : le centre LGBTI, Utopia 56, La Barque, la Table de Jeanne-Marie… Un point commun à ces associations : elles accompagnent des publics stigmatisés et/ou précaires. Celles qui aident des personnes migrantes, des personnes sans domicile sont particulièrement exposées à des actes de malveillance graves. Ce degré de tension est inédit à Tours. Au-delà des actes individuels que nous condamnons avec force, nous devons nous interroger sur les causes d’une telle violence contre des associations de solidarité.

À nos yeux, la banalisation des idées d’extrême-droite dans le discours public comme la criminalisation des personnes migrantes y joue bien sûr un rôle. Le contexte socio-économique dans lequel nous vivons n’y est pas non plus étranger. Quand les services publics mis au régime sec sont de moins en moins en mesure d’accueillir, de soigner, d’aider les plus précaires à s’en sortir, les associations se retrouvent face à toujours plus de bénéficiaires, toujours plus en difficulté, avec parfois des troubles psychiques non suivis. Les associations et leur voisinage sont mis à rude épreuve, créant de l’exaspération et de l’intolérance.

Faire reculer la violence ne doit pas se réduire à plus de caméras et de policiers. C’est aussi plus d’aide sociale, plus d’hôpitaux, plus de logement social, pour enfin réduire la pauvreté et traiter chacun avec dignité.

Tours, ville de rencontres

Une ville qui vit est une ville où les gens se rencontrent et partagent.


C’est cette conviction qui guide nos différentes politiques. Nos mesures en faveur des mobilités douces (réduction de la part de la voiture, piétonnisation du pont Wilson et de la place du Grand-Marché, développement des pistes cyclables…) et de la végétalisation concourent à la mise en place d’un espace public apaisé et ouvert à tous. C’est ainsi que Tours peut pleinement permettre le partage et la création de commun.


Nous souhaitons que Tours soit la ville des espaces partagés : la guinguette de Tours sur Loire verra encore sa programmation enrichie et diversifiée dans les prochaines années.


Tours favorise la mixité dans la culture. Créée en début d’année dernière, la chorale populaire voit se côtoyer chanteuses et chanteurs de tous âges, néophytes comme expérimenté.es.


Nous souhaitons développer les tiers-lieux. À l’image des casernes Beaumont ou du château du Plessis, ces structures permettent aux citoyens d’horizons divers de « faire ensemble » et sont sources d’un réel lien social.


Tours est une ville attachée à ses valeurs de solidarité et d’ouverture à l’international. Nous avons reçu une délégation de Suwon, notre ville partenaire en Corée, pour la foire de Tours. En ce mois de juin, Tours accueille son premier « Refugee Food festival ». Ce festival gastronomique fait se rencontrer et collaborer des chef.fes réfugié.es et des restaurateurs de la ville.


Tours, ville de rencontres et de partages.

Continuer à faire ensemble

Depuis 2020, nous avons souhaité mettre la concertation et la co-construction au cœur de nos politiques.

Dans une période où les défis sociaux, écologiques et économiques nécessitent plus que jamais de conjuguer les efforts, la ville de Tours tient à maintenir ce cap du faire ensemble.

Faire ensemble avec les autres communes. Désormais membre de l’exécutif métropolitain, la majorité municipale de Tours y porte, entre autres, l’ambition d’une vraie politique des mobilités et le développement d’un fonds vert en faveur des projets liés à la transition écologique.

Faire ensemble avec les différents acteurs. Le mois dernier se tenait à la mairie de Tours le second conseil local de sobriété énergétique : réunissant collectivités (villes, métropole, région, département) et, entre autres, producteurs et fournisseurs d’énergie, acteurs du monde économique, société civile, ce conseil permet d’échanger et d’élaborer des actions communes.

Faire ensemble avec les citoyen.ne.s. Pour sa 2e année, le budget participatif a encore connu un beau succès, avec 161 projets d’habitant.e.s et/ou d’associations déposés.

Les conseils de quartier ont été remplacés par les assemblées de Tours : mieux identifiables, avec une nouvelle organisation, celles-ci facilitent la réalisation des projets des citoyen.ne.s. Elles sont aussi un lieu où on recueille leur avis, comme récemment sur l’amélioration du plan de circulation.

C’est avec cette intelligence collective que nous réussirons la transformation de notre ville.

Tours Nous Rassemble – Groupe d’opposition

Christophe Bouchet, Marion Cabanne, Romain Brutinaud-Pellereau, Alexandra Schalk-Petitot

Pour joindre le groupe ou prendre rendez-vous : groupe.toursnousrassemble@ville-tours.fr

Tél. : 02 47 21 66 02
Tours nous rassemble, mairie de Tours, 1 à 3 rue des Minimes

Facebook : https://www.facebook.com/Toursnousrassemble
Twitter : https://twitter.com/ToursNRassemble
YouTube : https://www.youtube.com/@toursnousrassemble

Des alertes claires, des réponses absentes

Depuis le début du mandat, nous alertons sur le manque de méthode et de vision de la municipalité. Le dernier conseil municipal en a, une fois de plus, donné l’illustration. Sur les écoles, une conférence de presse a vanté la rénovation des Fontaines. Très bien. Mais nous attendons toujours le plan global, son calendrier, ses priorités et son financement. Aucune réponse. Même silence sur le plan ANRU, sans indicateurs ni vision à long terme.

Sur la deuxième ligne de tram, les contradictions s’accumulent. Un appel d’offres prévoyait l’abattage de dizaines d’arbres dès mai 2025, avant même la déclaration d’utilité publique. Rien que sur le Boulevard Jean Royer, on comptera –55 arbres. On détruit la canopée urbaine… puis on s’inquiète des îlots de chaleur. Côté urbanisme, nous avons alerté sur le projet immobilier Saint-Gatien. La Ville garantit un emprunt de plus de 15 M€ pour une opération dont la commercialisation atteint à peine 20 %. Un risque qu’aucune banque ne prendrait.

Et aux Deux-Lions, le quartier s’achève sans qu’un seul nouvel équipement public ne voie le jour. Une patinoire ? Un gymnase ? Rien. Pourtant, lors du mandat précédent, nous avions dû construire une école des années après la création de ce quartier, faute d’anticipation de nos prédécesseurs. L’histoire se répète, les erreurs aussi. À moins d’un an des élections, le constat est cruel : de l’affichage, peu d’action, et surtout aucun plan global.

Seniors oubliés, plan bâclé

La municipalité a récemment présenté son plan « Bien Vieillir ». Sur le papier, un engagement louable. Mais dans les faits, le constat est accablant. Ce plan passe à côté des véritables priorités des aînés : lutte contre l’isolement, accès à la santé, maintien de l’autonomie – pourtant identifiés comme essentiels dans l’étude menée par la Ville.

À la place ? Une communication centrée sur la culture et la mobilité, alors même qu’Emmanuel Denis a supprimé les lignes de citadines, pourtant très utilisées par les seniors, et instauré un plan de circulation qui complique chaque déplacement, y compris pour aller voir sa famille. Le manque de stationnement complique aussi la venue des aides à domicile. Les commerces de proximité – parfois seuls liens sociaux – sont eux aussi fragilisés. Une pétition de 200 commerçants dénonce d’ailleurs une baisse de chiffre d’affaires en centre-ville, directement liée à ce plan. Comme les musiciens du Grand Théâtre il y a quelques mois, les commerçants ont dû se mobiliser au Conseil municipal pour être entendus. Faut-il vraiment manifester pour espérer un échange avec la mairie ? Un vrai plan pour bien vieillir devrait partir du terrain, des besoins concrets.

Une fois encore, la majorité affiche une ambition… mais oublie ceux qu’elle prétend servir.

1 an avant les élections : toujours aucune amélioration

Ces dernières années, nous avons multiplié les alertes sur la gestion de la Ville et de la Métropole. Circulation, sécurité, commerces, éducation, sport, finances… Tous les signaux sont au rouge, et pourtant, rien ne change. A relire nos tribunes, nous pourrions même dire que les choses empirent :

  • un plan de circulation chaotique Les Tourangeaux découvrent avec effarement des décisions prises sans concertation. Le stationnement, censé faciliter la vie des commerçants et riverains, devient un casse-tête. Le boulevard Heurteloup en est un nouvel exemple.
  • un abandon du sport professionnel La disparition du Tours FC est un drame pour l’attractivité du territoire et pour des centaines de jeunes licenciés privés de club.
  • une insécurité galopante Les faits divers dramatiques se multiplient, et la municipalité reste passive.
  • des écoles que nous avions initiées La première pierre de l’école Claude Bernard ? C’est notre équipe qui avait lancé ce projet. Rien n’est anticipé aujourd’hui, et la municipalité refuse de nous fournir le plan écoles malgré nos relances.
  • une pression fiscale en hausse Taxe foncière, CFE, et bientôt un impôt métropolitain pour financer un tram non rentable. Une telle décision devrait être soumise aux citoyens lors des municipales de 2026.

À un an des élections, le constat est clair : la méthode est brutale, les résultats sont catastrophiques et l’avenir n’inspire guère plus d’optimisme.

Château du Plessis : un passage en force inacceptable

En juin 2024, la Ville de Tours annonçait, sans concertation, la vente du Château du Plessis à la Ville de La Riche. Dans un flou total et sans les documents réglementaires, nous avons, aux côtés des autres oppositions, demandé le report de cette délibération. Face au refus de la majorité et à un passage en force injustifié, Tours Nous Rassemble a dû saisir le Tribunal administratif. Verdict ? La délibération a finalement été annulée et nous avons enfin pu obtenir les documents… qui dataient pourtant de 2023 ! Pourquoi nous les avoir cachés ? En commission, nous avons demandé des ajustements essentiels, notamment un droit de retour pour protéger ce patrimoine exceptionnel, berceau de l’État français depuis Louis XI. Mais comme trop souvent, nos propositions sont restées lettre morte. Au-delà du château, c’est l’avenir de Tours qui est en jeu. Quelle place pour notre ville dans la Métropole ? Quel rôle pour la Métropole dans l’attractivité touristique ? Malheureusement, aucun débat de fond n’est permis en conseil municipal. Et ce constat ne se limite pas au tourisme : mobilités, commerce, culture, sport, éducation… À chaque fois, les décisions sont imposées, sans vision d’ensemble ni concertation. Nous demandons des plans globaux pour comprendre la cohérence des projets, mais ces demandes sont systématiquement rejetées. Le plan de circulation ou le plan écoles en sont des exemples criants.

Avant tout, permettez-nous de vous adresser nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Que 2025 soit pour chacun une année d’épanouissement, de réussite et de moments partagés dans notre belle ville de Tours.

Pour que cette année soit véritablement agréable pour tous, il est urgent de s’attaquer à un problème récurrent : la propreté de notre ville. Prenons l’exemple du fauchage raisonné, qui devait concilier sécurité, biodiversité et esthétisme, mais qui a souvent laissé place à des zones semblant abandonnées.

Malgré le travail remarquable des agents de propreté, les poubelles débordent, des dépôts sauvages se forment près des points d’apport volontaires et les déjections canines continuent de joncher trottoirs et parcs, au grand désarroi des habitants. Les urinoirs expérimentés dans le Vieux Tours, eux, n’ont pas apporté la solution espérée.

Ces constats traduisent une problématique plus large : la gestion des déchets à l’échelle métropolitaine, marquée par un manque de vision et des blocages politiques. L’abandon du projet l’incinérateur, après des années d’hésitations, en est l’exemple le plus flagrant. Aujourd’hui, ce choix nous laisse 10 000 tonnes de déchets sur les bras, nuisant à l’environnement et à l’image de notre territoire.

Tours, une ville à l’arrêt

Le conseil municipal d’octobre a une fois de plus révélé une triste réalité : la ville de Tours est paralysée. La preuve la plus flagrante ? Le vote pour solliciter une délégation de service public sur le marché de gros afin de “prendre le temps de réfléchir”. Pourtant, Emmanuel Denis avait fait de la politique alimentaire une priorité de son programme de 2020. Quatre ans plus tard, la réflexion commence à peine ?! La cuisine centrale, attendue pour 2023, est maintenant repoussée à 2025. Quant au projet des Halles, il semble purement et simplement abandonné.

Cette paralysie n’épargne aucun domaine : des événements culturels disparaissent faute de soutien, les clubs sportifs sont totalement ignorés, et les projets existants avancent au forceps. Les travaux de la Tranchée en sont le parfait exemple : commerçants et riverains subissent les effets de décisions prises sans réflexion ni concertation, qui ne tiennent aucunement compte des réalités locales. Ce climat de brutalité et de déconnexion est devenu la marque d’une municipalité autoritaire, qui impose une idéologie rigide sans écouter ni les habitants ni les élus d’opposition.

Cette gestion, loin de servir le bien commun, semble orientée vers une minorité, laissant de côté une large partie des Tourangeaux. Combien de temps encore la ville restera-t-elle à l’arrêt, au détriment de ses citoyens et de son avenir ?

Toujours plus d’impôts, mais pour quoi faire ?

Avec octobre arrive le paiement des taxes foncières, et l’occasion de rappeler l’explosion fiscale de ce mandat. En 2019, le taux communal sur le foncier bâti était de 22,46 %. Aujourd’hui, il atteint 43,44 %. Un passage du simple au double ! Face à cela, la majorité municipale justifie cet écrasement fiscal par une rhétorique méprisante : si vous êtes propriétaire, vous méritez d’être taxé. Une vision simpliste et datée de la lutte des classes.

En parallèle, la municipalité relance l’endettement mettant fin à des années d’efforts pour réduire la dette toxique. Les impôts grimpent, mais quels projets justifient un tel matraquage ? Le plan école manque d’ambition, les infrastructures sportives sont à l’abandon, la culture est sacrifiée avec la disparition d’événements majeurs. Et ce n’est pas tout. La métropole prévoit de dépenser 500 millions
d’euros pour une ligne de tramway qui ne reliera même pas la gare de Tours à l’hôpital Trousseau, le plus grand employeur de la région. Cet investissement pharaonique enterre tout espoir de financer d’autres
projets pendant des années. À quoi bon toujours plus d’impôts, si ce n’est pas pour plus de services publics ?

Un tramway inefficace et pas écologique : opposons-nous à une décision irrationnelle

En mai, le conseil métropolitain a voté pour l’enquête publique concernant la deuxième ligne de tramway. Nous avons voté contre. Pourtant, nous sommes pour le tramway, mais les conditions dans lesquelles est proposée cette enquête ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.

On vous demande de dire « oui » ou « non » au tram, sans proposer d’alternative. Un seul trajet, un seul coût : 500 millions d’euros. C’est trop, c’est une aberration économique, qui réduira à zéro les capacités d’investissement de la métropole pour les 10 ans à venir ou augmentera de façon significative vos impôts. Pourtant, avec 300 millions d’euros de moins, nous pourrions avoir une ligne 2, allant de la gare de Tours – principal pôle de transports en commun – à l’hôpital Trousseau – principal employeur de la région-. Cela permettrait de nombreuses autres réalisations, pédagogiques, sportives, ou liées aux mobilités.

C’est aussi une aberration écologique. L’impact des émissions de CO2 de l’acier, du ciment et des matériaux de construction nécessaires à la ligne telle qu’elle est proposée ne sera jamais compensée par le report des véhicules vers les transports en commun, la fréquentation estimée à l’ouest étant trop faible.

Nous vous invitons à vous exprimer lors de l’enquête publique qui aura lieu du 15 septembre au 15 octobre pour faire entendre votre avis sur la question.

Précipitation et Brutalité : La Méthode Emmanuel Denis

Dans notre tribune de mai, nous dénoncions le « plan d’apaisement » imposé brutalement à Tours. Les difficultés se multiplient déjà, notamment sur le Boulevard Béranger. En juin, nous avons critiqué le tracé irrationnel du tramway, décidé à l’encontre des promesses de campagne et de la concertation publique de 2018.

Aujourd’hui, nous abordons le sujet du château du Plessis. Emmanuel Denis persiste dans sa méthode brutale et antidémocratique. La vente du Château du Plessis à La Riche a été annoncée par la presse, sans décision ni concertation préalable des conseils municipaux concernés.

Ce lieu historique, symbole de Tours comme capitale et ancien siège du pouvoir des Rois de France, mérite une discussion approfondie sur son avenir avant toute annonce. Une commission générale, réunissant tous les conseillers municipaux de Tours et de La Riche, est indispensable pour ramener un semblant de respect de la démocratie dans notre ville et aurait dû être convoquée avant cette communication. Malgré nos rappels constants, cette méthode devient la norme. Ce n’est pas une manière acceptable d’exercer le pouvoir. Elle ternit l’image de la politique et nourrit la défiance croissante des citoyens envers leurs représentants. Nous ne tolérerons pas cette dérive et continuerons à nous battre pour que l’opposition et les habitants soient enfin respectés.

Un tramway inefficace et pas écologique : opposons-nous à une décision irrationnelle

En mai, le conseil métropolitain a voté pour l’enquête publique concernant la deuxième ligne de tramway. Nous avons voté contre. Pourtant, nous sommes pour le tramway, mais les conditions dans lesquelles est proposée cette enquête ne sont pas à la hauteur de l’enjeu.

On vous demande de dire « oui » ou « non » au tram, sans proposer d’alternative. Un seul trajet, un seul coût : 500 millions d’euros. C’est trop, c’est une aberration économique, qui réduira à zéro les capacités d’investissement de la métropole pour les 10 ans à venir ou augmentera de façon significative vos impôts. Pourtant, avec 300 millions d’euros de moins, nous pourrions avoir une ligne 2, allant de la gare de Tours – principal pôle de transports en commun – à l’hôpital Trousseau – principal employeur de la région-. Cela permettrait de nombreuses autres réalisations, pédagogiques, sportives, ou liées aux mobilités.

C’est aussi une aberration écologique. L’impact des émissions de CO2 de l’acier, du ciment et des matériaux de construction nécessaires à la ligne telle qu’elle est proposée ne sera jamais compensée par le report des véhicules vers les transports en commun, la fréquentation estimée à l’ouest étant trop faible.
Nous vous invitons à vous exprimer lors de l’enquête publique qui aura lieu du 15 septembre au 15 octobre pour faire entendre votre avis sur la question.

Un plan d’« apaisement » brutal et autocratique

Le plan d’apaisement d’Emmanuel Denis est d’une brutalité sans précédent : aucune concertation, aucune présentation de documents concrets, juste une conférence de presse précédant le conseil municipal. On nous renvoie à l’exemple de Gand tout en nous refusant une étude sur place avec un « vous verrez bien lorsque ce sera fait à Tours ».

Les répercussions sur le quotidien des habitants seront sévères. 600 places de parking supplémentaires vont être supprimées et des rues totalement coupées.

Le maire demande des propositions mais ignore celles que nous défendons depuis 4 ans. Revenons sur 4 axes majeurs que nous proposons pour les mobilités.

  • 1/ Une ligne de tramway allant de la gare de Tours à l’hôpital Trousseau, pour 300 millions d’euros de moins que le projet prévu par la Métropole et une économie écologique en ciment et acier.
  • 2/ Une limitation de la vitesse des poids lourds et des passages en convois sur l’autoroute A10, pour 10 à 15% de réduction des émissions et une diminution du bruit significative pour les riverains à proximité.
  • 3/ Un rétablissement des lignes de bus citadines, supprimées par Emmanuel Denis.
  • 4/ Un réseau cyclable plus adapté, notamment grâce à la réfection des voiries dont l’état est mauvais. De 100 voiries refaites par an lors de notre mandat précédent, nous sommes passés à 40 lors de celui-ci.
    Le programme de rénovation ne va plus assez vite pour suivre le rythme de l’usure des rues.

Le sport tourangeau est négligé par les élus

Une fois de plus, nos élus passent à côté de l’essentiel : le sport nous rassemble.

Les Remparts de Tours comptent une équipe de hockey féminine 3 fois championne de France d’affilée. Cela est une fierté pour notre territoire et les collectivités devraient s’unir derrière ce club qui contribue au rayonnement de notre Ville avec des résultats sportifs exceptionnels. Pourtant, la Métropole n’a toujours pas accordé de subvention à cette association qui en aurait besoin pour son développement alors que les élus de la Ville de Tours pourraient débloquer cette situation.

Et que dire du Tours FC ? Trois ans de promesses sans lendemain et d’annonces du président du club ou du maire qui n’aboutissent pas. Personne ne sait aujourd’hui où en est ce sujet et si Tours va pouvoir retrouver un club de football sain, et un stade plein.

Pour beaucoup de clubs c’est le manque de gymnases ou d’infrastructures adaptées qui les freinent. Certains ne peuvent même plus accueillir de nouveaux licenciés.

Ce qui est sûr, c’est que les élus de la majorité ne s’emparent pas de ces sujets majeurs. Le sport est pourtant un thème fédérateur, qui permet l’épanouissement de ses licenciés et le rayonnement du territoire grâce aux athlètes de haut niveau qui placent Tours sur la carte sportive nationale. Il nécessite une réelle vision politique, ce qui fait défaut à la majorité municipale actuelle.

Promesses en l’air et quotidien négligé

Sous la houlette d’Emmanuel Denis, la mairie semble maintenir le quotidien des Tourangeaux relégué au second plan. Trois faits concrets nous l’illustrent :

  • Extinction des lampadaires : Priver toute la ville de lumière de 1 h à 5 h du matin est tout simplement inadmissible. Opter pour des LED aurait été plus judicieux économiquement, plus sûr, et aurait rendu la vie plus agréable aux habitants. Le coût estimé du «relampage» (terme utilisé pour le changement d’ampoules) à 18 millions d’euros est considéré comme excessif, alors qu’en parallèle, 75 millions d’euros sont alloués aux pistes cyclables. L’investissement aurait été pourtant rapidement amorti grâce aux économies d’énergie réalisées et semble tout aussi important.
  • État des rues : Bien que le budget voirie ait triplé durant le mandat précédent, permettant la remise en état de 100 rues par an, cette dynamique s’est inversée et le nombre de rues accidentées est aujourd’hui inacceptable.
  • Gestion des déchets : L’unité de valorisation des déchets aurait pu transformer nos déchets ménagers en une source d’énergie abordable pour tout le nord de Tours. Malgré cela, la municipalité n’a pas su traiter ce sujet en quatre ans. Face à un nouveau blocage, Emmanuel Denis a évoqué l’implantation sur le site de l’aéroport, sans aucune consultation ni étude préalable.
    La mairie semble davantage préoccupée par des projets coûteux, constamment reportés, que par les problèmes du quotidien des citoyens.

Nos vœux pour 2024

En cette nouvelle année, nous vous adressons à toutes et tous nos meilleurs voeux.

Les fêtes ont rappelé les défis économiques des foyers, aggravés par les hausses drastiques des impôts locaux. Selon Le Parisien, Tours occupe sur ce mandat la 6e place des villes ayant le plus augmenté les impôts fonciers. Cela n’est pas lié à des nouveaux projets pour le dynamisme du territoire mais à des augmentations importantes des dépenses de fonctionnement.

Revenons brièvement sur deux thèmes de 2023. Concernant la mobilité, la hausse notable de l’utilisation des transports en commun pourrait être réjouissante si elle n’était pas accompagnée de désagréments majeurs causés par les changements de circulation dans les quartiers, aux Deux-Lions par exemple, rappelant les difficultés vécues par les habitants de Tours Nord avec la fermeture du Pont Wilson en début de mandat.

Sur le plan événementiel et culturel, la suppression du florilège vocal après 50 ans d’existence, conséquence d’une baisse drastique de la subvention municipale, est regrettable et les grèves régulières dans les lieux de culture nous rappellent à quel point l’écosystème est mis à mal par la municipalité.
C’est pour cela que nous souhaitons remercier particulièrement tous les acteurs du territoire – associations, acteurs culturels ou sportifs, commerces, … – qui tâchent de maintenir leur dynamisme et un maillage efficace dans la ville et ses quartiers malgré des baisses d’aides parfois importantes.

Un mandat pour rien

À mi-mandat, il est assez rapide de faire un bilan. Emmanuel Denis a réussi l’exploit de ne mener à bien aucune des promesses de sa campagne. Mieux encore, il a réussi un virage à 180 degrés sur certains sujets. On peut noter la mise en place d’une mesure : « la création d’un festival d’art de rue pour animer le centre-ville et attirer du monde dans les commerces ». Mais même ce projet, les Inattendus, n’a guère tenu jusqu’à aujourd’hui. Et en contrepartie, on note la disparition du florilège vocal, la dégradation du projet du Centre Chorégraphique National, les coupes budgétaires drastiques au festival de la Grange de Meslay.

En ce qui concerne l’attractivité des commerces, la division par deux des illuminations de cette fin d’année ne semble convaincre personne. D’ailleurs, c’est la marque de fabrique de cette majorité que de prendre des décisions seuls, perchés dans leur tour d’ivoire, sans discussion. Il est loin le temps de la campagne municipale où ils faisaient de la « démocratie participative » le cœur de leur ADN.

On a l’impression que ces élus ont complètement lâché prise. La sécurité : dégradée. La culture : mise en danger. Le commerce : abandonné. Les grands projets : classés sans suite. Les quartiers : délaissés. Et tout ça malgré une hausse record des impôts. À se demander où part l’argent du contribuable. Sans doute dans la communication, comme le témoigne ce numéro spécial de Tours Magazine – bilan de mi-mandat.

Tours : lumière sur la sécurité

Dans un climat national et international troublé, Tours n’échappe pas à la hausse de l’insécurité. Les inquiétudes, émanant de 10 des 14 comités de quartier, et relayées par des milliers de pétitionnaires, sont légitimes. A cela, la réponse irresponsable de la municipalité d’Emmanuel Denis consistant à éteindre les lampadaires de 1 h à 5 h du matin dans toute la ville vient accroître les craintes, alors que l’urgence devrait être l’accélération du déploiement des lampes à LED, une mesure que nous avions initiée pour des économies substantielles.

Mais ce n’est pas tout. Lors d’une conférence de presse, Emmanuel Denis a timidement annoncé l’installation de quelques caméras de sécurité, un geste que nous saluons bien que leur nombre reste largement insuffisant face à la réalité du terrain. Le groupe d’action de La France Insoumise a immédiatement exprimé son regret, soulignant que cela contrevient à l’accord électoral de la majorité municipale. Il est essentiel de rappeler que la liste d’Emmanuel Denis avait été élue avec la promesse de ne pas augmenter le nombre de caméras. Cette volte-face remet-elle en question l’engagement récent ? Nous resterons vigilants pour que ce sujet aboutisse. Le nombre de caméras de sécurité reste en nombre très insuffisant, notre programme électoral prévoyait ainsi de passer de 200 à 400 dans toute la ville.

Le mandat des affaires

Le 6 octobre dernier, la condamnation en appel d’Éric Thomas pour délit de diffamation a fait éclater au grand jour les zones d’ombre de la municipalité d’Emmanuel Denis. Ce n’est pas la première fois que la justice pointe du doigt les agissements de son équipe. Le parquet général a, en effet, déjà engagé un pourvoi en cassation dans l’affaire de l’ex-première adjointe Cathy Münsch, poursuivie pour recel d’abus de confiance aggravé. La charte de déontologie du conseil municipal, votée par Éric Thomas lui-même le 3 juillet, précise sans équivoque qu’ « en cas de condamnation pénale définitive pour crime ou délit, les élus municipaux s’engagent à immédiatement démissionner de leur mandat d’élu ». Par ailleurs il agissait bien dans le cadre de son mandat puisque la majorité avait voté dans cette affaire sa protection fonctionnelle afin d’assurer ses frais d’avocat.

Nous avions déjà mis en lumière la situation délicate de l’adjoint aux sports de la Ville de Tours, également dirigeant du club de Joué-lès-Tours… qui bénéficiait de faveurs tarifaires de la mairie tourangelle. Cela avait contraint le maire à prendre un arrêté de déport afin de l’écarter de toute décision liée à l’équipe. Les promesses d’éthique assénées lors de la campagne semblent aujourd’hui électoralistes. Il est temps que la population retrouve une confiance légitime envers ses représentants. La stricte observation des principes de la charte de déontologie en est le fondement indispensable.

Pour une dignité rendue aux défunts

Les cimetières du nord de notre ville, notamment La Salle et Saint-Symphorien, se retrouvent aujourd’hui, faute d’un entretien régulier et soigneux, dans un état qui n’est pas acceptable.
Les herbes hautes ont conquis ces lieux, allant jusqu’à obstruer l’accès à certaines tombes.
Rappelons-nous du travail acharné accompli lors du précédent mandat pour instaurer le « zéro phyto ». Il était important de conserver le calme et la qualité de ces cimetières malgré cet engagement exigeant.
Aujourd’hui, ce travail est bafoué.

L’adjoint au maire répond que la municipalité a confié l’entretien à une société privée, qu’ils ont donc réduit la qualité de service et que si les habitants veulent retrouver la tranquillité de ces lieux, il faudra payer plus d’impôts.

Cette réponse est insensée. Tout d’abord, le règlement intérieur des cimetières édité par la Ville en février 2023 indique bien que l’entretien est effectué par les services de la Ville. Ce passage au privé s’est donc effectué en catimini. Pourquoi ? De plus, comment justifier, avec le même budget, une dégradation du service ?

Nous demandons à la municipalité de réagir sans délai à cette situation et d’apporter aux Tourangelles et Tourangeaux des réponses. Restaurer la dignité de nos cimetières doit être une priorité. Rendons hommage à nos défunts en garantissant des espaces respectueux, où le recueillement peut s’exprimer dans la sérénité.

Éducation à Tours : un bilan désastreux

La rentrée 2023 à Tours braque les projecteurs sur une réalité alarmante : la dégringolade éducative sous l’égide d’Emmanuel Denis. L’éducation, pourtant fondamentale, est sacrifiée au profit d’autres agendas.

Le symbole est la destruction programmée de l’école Flaubert pour céder place à un échangeur autoroutier. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. La fermeture d’une classe à Paul-Louis Courier et Anatole France en cette rentrée éveille des inquiétudes profondes sur la sectorisation et les dérogations.

Pourtant, les conséquences sont plus profondes encore. Dès son arrivée au pouvoir, Emmanuel Denis a enterré deux initiatives cruciales pour l’avenir de nos enfants.

D’abord, l’abandon du plan écoles lancé en 2019, qui avait mobilisé Région, Éducation nationale, banque des territoires et CAF pour rénover 58 écoles avec un budget de 110 millions d’euros. Cette annulation fait perdre des années précieuses.

L’autre débâcle concerne la restauration scolaire. La cuisine centrale subit des retards à cause d’un caprice de la première adjointe, Alice Wanneroy, qui a retardé le projet pour des considérations liées au nombre de repas servis, qui seront finalement écartées non sans avoir englouti au passage plus de 10 millions d’euros et retardé d’autres investissements essentiels.

Sur le front éducatif, Tours est désormais à la traîne. Nous devons replacer l’éducation au cœur de nos priorités et investir dans l’avenir de nos enfants.

Déni de démocratie

En 2020, Emmanuel Denis promet une démocratie permanente. Mais, les décisions récentes révèlent que ce n’est qu’une illusion.

Carrefour de Verdun, les copropriétaires ont appris, sans consultation, la destruction des fontaines lors d’une réunion au nombre de places très limité. L’adjointe au maire, partant après 45 minutes seulement, a ajouté à l’amertume des habitants qui ne se sont pas sentis considérés. Les raisons évoquées pour la suppression des fontaines peuvent être entendues, mais la méthode est incorrecte. Si les habitants sont systématiquement confrontés à des décisions prises unilatéralement, cela ne correspond pas à notre vision de la démocratie.

De même, le nouveau tracé du tramway soulève de nombreuses interrogations. Ce projet majeur est probablement l’un des plus importants de ce mandat. De nombreux problèmes se posent pour le passage Jean Royer : augmentation significative des coûts qui nécessite un nouvel impôt métropolitain ou une réduction des investissements, abattage de 75 arbres, absence de liaison entre la gare et l’hôpital Trousseau – premier employeur du département – et une circulation qui devient quasi impossible sur un axe majeur.

Surtout, le tracé n’a pas été soumis à l’approbation des citoyens lors des élections municipales. Aucune liste n’a défendu cet itinéraire. C’est pourquoi nous exigeons qu’il soit soumis à un référendum local, car la concertation devrait précéder la décision, pas l’inverse. Les citoyens ont leur mot à dire.

Sécurité : Agir pour un Tours plus sûr

Depuis le début du mandat d’Emmanuel Denis, la sécurité à Tours est reléguée au second plan. L’un des signes les plus frappants a été le remplacement du poste de maire-adjoint à la sécurité par un maire-adjoint à la tranquillité publique, comme l’a souligné Philippe Geiger dans un article de la Gazette des communes en 2021. Dans cette même publication, il affirmait également que l’équipe municipale jugeait ne pas avoir besoin de nouvelles caméras de vidéosurveillance.


Depuis lors, la situation n’a fait qu’empirer, atteignant un pic alarmant en avril dernier. Des tireurs, munis d’armes lourdes, ont ouvert le feu en plein jour au coeur de notre ville. Un impact de balle a même été découvert à quelques mètres seulement de la cour de récréation d’une école maternelle. Ces événements sont inacceptables et doivent nous alarmer collectivement.


Nous constatons malheureusement que notre ville semble suivre la trajectoire de Grenoble, la première grande ville française à être dirigée par un maire écologiste. Le procureur de la République de cette ville a notamment déclaré : « Un niveau de violence que je n’ai constaté dans aucune ville comparable ». Il est impératif que nous prenions des mesures pour éviter que Tours ne connaisse une situation similaire.
« Tours nous rassemble » appelle de ses voeux une réelle priorité accordée à la sécurité au quotidien avec, notamment, l’augmentation des effectifs de police municipale et des caméras de vidéosurveillance.

Métropole, un rééquilibrage Incomplet !

Alors que la municipalité réintègre l’exécutif métropolitain, notre groupe constate un rééquilibrage incomplet, notamment en termes de parité.

Le précédent bureau métropolitain comptait 7 femmes sur 9, le nouveau lui n’en compte plus que 2 sur 10.

Idem, pour les vices-présidences alors que la Ville de Tours avait l’occasion de rééquilibrer la parité au sein des vices-présidences, elle fait le choix de faire élire 2 hommes et 1 femme.

Il faut également mettre fin au concept de la métropole des maires qui consiste à donner à chaque maire un droit de veto sur un projet. Cela a pu par le passé bloquer des projets majeurs pour l’intérêt commun de notre territoire.

Le rôle de l’intercommunalité c’est justement de porter des politiques publiques dans l’intérêt du territoire et notamment des infrastructures majeures qui font aujourd’hui défaut dans notre métropole dans de nombreux domaines : culture, sport, gestion des déchets et transports publics.

Enfin, nous notons l’absence de représentation de la Ville de la Riche au sein de l’exécutif métropolitain, ce qui reste une anomalie.

Je M’engage pour Tours – Groupe d’opposition

Réforme du plan de circulation : quel premier bilan ?

La Ville de Tours a voulu s’inspirer de celle de Gand pour repenser la circulation automobile. Il s’agissait de réduire le trafic de transit dans les quartiers en réduisant le nombre d’entrées/sorties pour les automobiles à un seul point.

Deux quartiers ont vu leur plan de circulation transformé de cette manière. Quels premiers constats peut-on faire ? Les habitudes de circulation des automobilistes ont dû changer pour 50% d’entre eux. Pour autant, la baisse du trafic automobile reste très modeste : 4% de report modal annoncé.

Quel gain ou quelle perte de bien-être cela représente-t-il pour la population ? Voilà ce qu’il faudrait savoir.

Le report modal signifie moins de bruit et moins de pollution de l’air. Mais les changements de pratiques des autres automobilistes avec le rallongement des distances peuvent annuler ce gain. Cet élément de suivi du bilan n’est pas réalisé par la mairie ou les cabinets de conseils qu’elle rémunère pour l’accompagner dans ce projet. Les réactions des habitants témoignent d’une insatisfaction à laquelle il faudrait pourtant pouvoir répondre.

Nous demandons la transparence sur les bénéfices et les coûts de cette réforme. Le changement de plan de circulation de la ville est une mesure aux effets aussi structurels que la création d’une ligne de tramway : il doit faire l’objet de la même qualité dans l’évaluation de ces effets pour que nos concitoyens puissent en débattre sur des éléments les plus objectifs possibles.

L’insécurité continue de grimper à Tours !

Depuis le début de ce mandat, nous alertons sur la situation très préoccupante de l’insécurité à Tours. Protéger les personnes et les biens fait partie de l’une des principales missions du maire, quelle que soit sa sensibilité politique. Ce n’est, rappelons-le, ni un sujet de gauche ni un sujet de droite, mais bien un sujet de société qui touche l’ensemble du territoire national et particulièrement notre ville qui reste, comparativement aux autres villes de la même strate, dans le haut du panier. Ce n’est pas acceptable. Les chiffres globaux qui viennent d’être publiés par le ministère de l’Intérieur pour l’année 2024 à Tours sont, en effet, en constante augmentation. Ce que confirment les remontées de terrain et les témoignages de nos concitoyens. Nous insistons sur le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’un sentiment d’insécurité mais bien, pour l’essentiel, d’une réalité d’insécurité. Que disent ces derniers chiffres ?

1) Les cambriolages et les vols à la roulotte sont en hausse tendancielle sur la ville ;

2) Plus grave, les faits de violence (coups et blessures, violences sexuelles) ont été multipliés par 2 depuis 2016 et sont également en hausse constante ;

3 ) Enfin, les vols, avec ou sans violence ont certes baissé durant l’année du confinement (lié au Covid) mais ils se sont stabilisés à un niveau trop élevé (à savoir 7 par jour !)

Nous demandons que le maire cesse de masquer cette réalité de l’insécurité à Tours et expose en toute urgence son plan d’action pour les derniers mois de son mandat.

Le prix d’un tramway

Velilal, ligne 2 du tramway, service de trains express métropolitains, il semble parfois que l’équipe municipale ait les projets de mobilité pour seul horizon : une priorité tournant à l’obsession.

Ces idées fixes ont un coût. S’agissant de la ligne 2 de tramway, le syndicat des mobilités de Touraine ne sera pas en mesure d’en financer les couts d’exploitation ou de service de la dette sans une contribution annuelle de fonctionnement de TMVL croissante jusqu’en 2031. Elle atteindrait 18,6 millions.

18,6 millions, cela ne représente pas moins de 10% des recettes fiscales de la Métropole attendues à cette date.

Alors, de deux choses l’une : soit une augmentation des recettes fiscales est décidée pour financer une partie de cette contribution, soit cette contribution viendra en déduction de l’épargne brute de la collectivité, réduisant à peau de chagrin les capacités d’emprunt et de financement des autres équipements.

Ainsi ce sont les rénovations de voiries, les projets de développement des équipements culturels et sportifs, les politiques d’accès à un logement abordable ou de transition énergétique, l’investissement dans les politiques de sécurité, etc. qui seraient les variables d’ajustement pour un projet d’équipement de transport en commun somptuaire au regard de la fréquentation attendue.

Cette insistance sur les politiques de mobilité au détriment de tout le reste n’est pas raisonnable et, en aucun cas, justifiée par son utilité pour les résidents de notre métropole.

Budget 2025 : un besoin criant de réorienter les priorités politiques

D’un point de vue comptable, le projet de budget 2025 affiche des chiffres attrayants avec un taux d’épargne de gestion de 17% et des charges financières réduites à 5,8 millions d’euros (Elles étaient de 17,7 millions d’euros en 2015). Des capacités d’investissement nouvelles se libèrent donc.

L’orientation politique de ses dépenses n’est en revanche pas acceptable en l’état :

  • Pas d’investissement dans la sécurité avec le maintien de 96 emplois dans la filière police mais un service rendu en réduction tandis que les violences sur les personnes croissent ;
  • Un asséchement progressif de la vie associative avec un niveau de subventions gelé autour de 7 millions d’euros depuis des années ;
  • Aucun projet culturel ou patrimonial réalisé. Ni le CCNT, ni les équipements liés à la Cité de la Gastronomie, ni même le CIAP ne verront le jour durant ce mandat ;
  • Pas d’investissement dans l’accompagnement des mutations urbaines avec, comme cas emblématique, l’ilot Vinci, héritage de la première ligne de tramway, et dont on peut craindre qu’il demeure inchangé après l’inauguration de la seconde.

Le maire-président du syndicat des mobilités de Touraine semble avoir toute son attention prise par les seules politiques de mobilités et de circulation faiblement bénéfiques à l’environnement, socialement clivantes, économiquement dispendieuses (vers un milliard d’euros de dépenses d’équipement), et généralement mal concertées et mal exécutées. Un changement de cap s’impose, vite !

Les récents changements apportés au plan de circulation dans le quartier des Douets sont une aberration urbanistique qui méconnaît totalement les besoins réels des habitants et des usagers. Ces modifications, présentées comme une amélioration, constituent en réalité une dégradation significative de la vie quotidienne. La nouvelle configuration des rues engendre des problèmes de circulation catastrophiques. Les sens uniques récemment instaurés rallongent considérablement les trajets, contraignant les résidents à
des détours absurdes et chronophages.

Les conséquences sont multiples : augmentation du temps de trajet, surconsommation de carburant, stress supplémentaire pour les conducteurs et report du trafic sur des axes déjà saturés. Les riverains sont les premiers pénalisés par ces décisions technocratiques déconnectées du terrain.

Nous demandons l’abandon de ce plan, le retrait des blocs de béton avant Noël et l’ouverture d’une concertation réelle avec les habitants, seuls véritables experts de leur quartier.

En dépit de ces mauvaises nouvelles pour nos concitoyens, nous souhaitons une joyeuse année 2025 aux Tourangelles et aux Tourangeaux.

La « révolution des mobilités » : tout ça pour ça !

Le Maire de Tours a décidé d’engager, en fin de mandat, les 3 volets de sa « révolution des mobilités » :

1) Le plan vélo ou Vélival (coût d’environ 200 M€ pour la Métropole). Chaque trimestre, alors que l’utilisation du vélo stagne dans notre ville, des pistes cyclables plus ou moins sécurisées apparaissent avec une multiplication des zones accidentogènes. Cela se fait le plus souvent sans annonce préalable, ni concertation et, pire, sans accompagnement des nouveaux usages.

2) Le projet de 2e ligne de tram (coût de 500 à 600M€ a minima). Le choix de cet itinéraire n’est rentable :

a) ni sur le plan de la fréquentation ;
b) ni sur le plan écologique, principalement parce que le report de la voiture vers le tram ne s’opère pas ;
c) ni sur le plan socio-économique avec une valeur actualisée nette négative (–18M€) ;
d) ni sur le plan financier : 30M€ par an et pendant 10 ans seront à trouver par l’augmentation de la fiscalité métropolitaine. Aucun autre projet métropolitain ne pourra être financé au cours du prochain mandat (2016-2022).

3) Le plan de circulation automobile dit « apaisé » (coût non communiqué). Il a été partiellement mis en place aux Deux-Lions et, de manière plus aboutie, aux Douets. Le résultat est à chaque fois le même : explosion des embouteillages qui provoque l’isolement et une levée de boucliers (la pétition des Douets réunit la quasi-totalité des plus de 2000 habitants).

Nous demandons au Maire de Tours :

1) de stopper immédiatement sa « révolution » ;
2) de présenter un nouveau plan des mobilités cohérent ;
3) de le soumettre au référendum d’initiative citoyenne que seront les prochaines élections municipales.

Des travaux, des impôts et des dettes.

Nous avons pu avoir cet été un aperçu des travaux de la « révolution de la mobilité » avec les aménagements rue Marceau et rue de la Tranchée.

Ce n’était qu’un petit échantillon des chantiers qui vont accabler la ville durant les trois prochaines années.
La première tranche des travaux pour le Velilal (réseau de circulation cyclable) ne représentait que 8 millions d’euros. Pour 2025 comme 2026, ce sera 25 millions d’euros par an ! Un autre chamboulement dans plusieurs quartiers en perspective !

Le schéma global de travaux représentant un peu plus de 200 millions d’euros, le temps de chantiers voirie s’annonce long. On aurait pu imaginer à cet égard que ces travaux et la révision du plan de circulation suffisent à compliquer la vie de nos concitoyens pour les quatre prochaines années. Eh bien, non ! Il semble urgent pour le maire de lancer, avant les élections et la révision du plan de mobilités, les travaux de la ligne B de tramway. Ici, les sommes engagées sont franchement prohibitives : 580 millions d’investissements, auxquels il faut ajouter au moins 30 millions d’euros de travaux de dévoiement de réseaux, et 260 millions de subventions de fonctionnement à la charge de TMVL sur 20 ans. Au-delà des gênes et des perturbations annoncées pour la circulation, c’est l’avenir immédiat des finances métropolitaines qui est menacé, avec un programme de travaux insoutenable sans la création d’une taxe foncière métropolitaine supplémentaire de 100 à 200 euros par contribuable.

Il est à parier que la situation budgétaire du pays rattrape notre maire assez vite et que cette « révolution des mobilités » ne soit que le nom d’une nouvelle impasse.

Le nouveau groupe d’opposition « Je M’engage pour Tours » dit oui à l’alternative dans l’union

Le groupe « Les Progressistes » change de nom. Il s’intitulera désormais « Je M’engage pour Tours » en relation avec l’association éponyme, citoyenne et transpartisane, lancée il y a maintenant plus d’un an et demi dans notre ville.

L’association réunit aujourd’hui une centaine de membres de tous les quartiers de Tours, de toutes les catégories socio-professionnelles et de tout âge, avec autant de femmes que d’hommes et une grande variété de sensibilités politiques dans le respect de nos valeurs républicaines. Résolument tournée vers l’action de terrain et la concertation, elle entend intervenir dans le débat public sur tous les sujets qui concernent Tours et son environnement immédiat, principalement métropolitain, à partir des réoccupations des habitants. Son but est de proposer des solutions crédibles et efficaces pour penser avec nos concitoyens la ville dynamique et embellie, inclusive et équilibrée, protégée et apaisée, dans laquelle nous souhaitons vivre ensemble.

L’association s’est pour cela dotée d’une organisation souple, d’ateliers thématiques participatifs et d’un comité transpartisan, allant de la sociale démocratie jusqu’à la droite républicaine et modérée, en passant par toutes les forces du centre.

Le nouveau groupe éponyme Je M’engage pour Tours entend ainsi porter la voix d’une alternative municipale à Tours pour les prochaines élections de 2026 dans l’union de toutes celles et ceux, élus comme citoyens, qui souhaitent le développement harmonieux de notre ville.

De Vélival et de la démocratie locale

Le plan d’ « apaisement » du maire de Tours n’en finit pas de multiplier les conflits locaux. Vélorues d’Entraigues ou George Sand, piste rue Marceau, partout des riverains s’opposent à cette politique. Début juin, revenant sur un des premières mesures d’« apaisement », le Maire de Tours rencontrait les habitants du quartier des Deux Lions dans le cadre d’une réunion publique.

Il y a communiqué les résultats de l’enquête publique sur les aménagements de la rue James Watt et de l’avenue Jean Portalis.

1 800 personnes ont répondu à l’enquête et 75 % des répondants ont manifesté leur souhait d’un retour à la situation antérieure.

1 800 réponses, c’est un clair succès de participation : pouvait-on donc s’attendre à un rétablissement des précédentes conditions de circulation ?

Eh bien non. Seule la portion de l’avenue Jean Portalis dans le seul sens de l’entrée dans le quartier sera rétablie à la circulation.

Devant ce déni manifeste de « co-construction des politiques publiques », il faudra que le Maire nous explique quelle place, autre que résiduelle, il entend accorder à la démocratie participative à Tours.

Non à la saison 2 des « Barbecues du Maire » !

Pour lutter contre les « barbecues sauvages », le Maire n’a rien trouvé de mieux que de les légaliser dans quatre espaces de Tours, soi-disant, « bien encadrés » : la pelouse de la friche du Hallebardier, celle de la passerelle Fournier, le Parc Honoré de Balzac et celui de la Gloriette.

Cette légalisation par arrêté, qui avait déjà été prise l’année dernière, non seulement est reconduite mais est même élargie : d’un espace autorisé (le Hallebardier), on passe désormais à quatre. Et qu’avait-on constaté l’année dernière ? De nombreux abus, des nuisances et des incivilités quasi quotidiennes en tout genre qui ont pesé sur nos concitoyens et sur nos forces de police, comme si le travail de ces derniers n’était pas déjà suffisamment conséquent à Tours.

On retrouve à nouveau la méthode et la contradiction de cette municipalité écolo : d’un côté, elle reste idéologiquement solidaire de la condamnation des barbecues comme signe ostentatoire de « virilité » et de consommation de viande par les hommes (dixit Sandrine Rousseau députée du groupe écologiste à l’Assemblée) ; de l’autre, le Maire accepte localement la diffusion des « barbecues sauvages » en les légalisant et en mobilisant les forces de police pour les contrôler au détriment d’autres actions que ces mêmes policiers devraient engager pour la tranquillité et la sécurité de nos concitoyens.

Nous demandons par conséquent, au vu de l’expérimentation désastreuse de l’année dernière et au nom de nos concitoyens qui l’exigent, que cet arrêté sur les « Barbecues du Maire » soit immédiatement suspendu et qu’un vrai débat en concertation soit engagé sur le sujet.

Nouveau plan de circulation : il faut en débattre !

Les travaux pratiques de la « révolution des mobilités » promise par Emmanuel Denis commencent en ce mois de mai avec les premiers chantiers de construction des pistes cyclables traversant la ville. Ils dureront jusqu’en 2030 avec la fin du déploiement du nouveau plan de circulation pour les véhicules automobiles. Les travaux publics perturberont sans cesse circulation et stationnement durant 4 ans jusqu’à la fin de la construction de la deuxième ligne de tramway début 2028.

Pour quels bénéfices ?
C’est la question sur laquelle nous n’avons pas réussi à obtenir de réponse : aucune étude chiffrée ne vient justifier la décision prise de bouleverser le plan de circulation.

Des arguments de principe sont invoqués sur la qualité de l’air (en oubliant que ce ne sont pas les véhicules qui émettent la plus grande part de particules fines), sur l’accidentologie ou sur la décarbonation (alors que la circulation automobile en ville ne représente que 2% des émissions de GES en France).
En revanche, les inconvénients – perte de temps pour circuler ou trouver un stationnement – ne sont jamais rappelés. Ils représentent pourtant des pertes de bien-être considérables : l’expérimentation des changements de circulation dans le quartier des deux Lions le démontre largement.

L’importance de l’enjeu mérite la consultation de la population. La liste d’Emmanuel Denis avait fait du droit d’interpellation un axe de sa campagne sur la démocratie participative. Alors pourquoi ne pas recourir au référendum municipal sur le projet de nouveau plan de circulation ?

Insécurité : ce que révèlent les derniers chiffres officiels.

Les chiffres de la délinquance dans les différentes communes de France ont été publiés par le Ministère de l’Intérieur au courant du mois de mars.

Pour Tours, ils marquent une pause dans la hausse des actes répréhensibles recensés par la police nationale : – 11 % d’actes délictueux dont – 17 % d’atteintes aux biens. La situation de la ville de Tours se rapproche ainsi de ses voisines Angers et Le Mans, sans toutefois atteindre les performances d’Orléans.
Ces chiffres ne doivent pas masquer cependant la hausse continue des atteintes aux personnes de l’ordre de +80 % depuis 2021.

Elles sont de deux natures :

  • Premièrement, une hausse des violences sexuelles et/ou conjugales, que l’on peut supposer liée à la libération de la parole à la suite du mouvement #metoo. Nous demanderons à ce qu’un point d’étape soit fait sur les engagements de la ville sur cette thématique.
  • Deuxièmement, une tendance à l’augmentation des autres actes violents. Ici, l’évolution des modalités du trafic de drogue est sans doute une piste d’explication. Elle appelle une action de la police municipale à son échelle : le renseignement.

Enfin, parce que les chiffres de la police ne révèlent que la surface émergée de « l’iceberg » de la délinquance et des incivilités, nous réitérons notre demande d’enquête de victimation sur le territoire de notre ville. C’est une nécessité pour mieux diagnostiquer l’insécurité et travailler à des solutions efficaces au sein du « continuum de sécurité » (police nationale, police municipale, acteurs locaux de sécurité – dont les bailleurs sociaux…)

Les nouveaux coups de force du maire

Le maire et sa majorité continuent à prendre des mesures néfastes pour nos concitoyens sans en débattre en conseil, ni en commission municipale : fermeture de l’Espace Public Jeunesse de Tours Nord qui fonctionnait pourtant très bien au profit d’un opérateur privé, extinction de l’éclairage public dans presque tous les quartiers de la ville entre 1 h et 5 h du matin, et, dernièrement, extension du stationnement payant dans le quartier Colbert.

Résultat : les pétitions continuent de pleuvoir sur notre ville. Le maire, lui, fait toujours la sourde oreille. Le sort de ses administrés, les drames de la vie quotidienne que cela engendre ne l’intéressent pas.
Les principales raisons de ces mesures drastiques sont en réalité toutes financières : après avoir jeté l’argent par les fenêtres par des recrutements inconsidérés, après avoir fait paraître, avec nos impôts locaux, un bilan mi-mandat de 80 pages en papier glacé pour faire l’apologie du maire et de son équipe, il devient urgent de faire des économies et trouver de nouvelles recettes.

Recourir brutalement au stationnement payant dans le secteur Colbert-Cathédrale pour, soi-disant, en faire bénéficier le commerce local aujourd’hui tant menacé, est un leurre qui ne trompe personne. Les résidents sont eux vent debout, supportés par une pétition aujourd’hui de plus de 1600 personnes. Et on les comprend : ils devront aller se garer loin de chez eux ou payer 300€ par an sans garantie de trouver une place.

Ce manque d’approche globale et ces décisions prises sans concertation et dans l’urgence sont décidément la marque de fabrique de cette majorité municipale !

Alerte orange sur la dette

L’inflation invite l’exécutif municipal à retenir à nouveau un objectif d’investissement de 45 millions par an pour maintenir son programme d’équipement. Au-delà du détail des investissements choisis à discuter, cet objectif global peut s’entendre, compte-tenu de la masse des équipements à rénover (en matière d’efficacité énergétique ou d’adaptation aux personnes en situation de handicap) ou d’équipements à transformer pour adapter la ville au changement climatique.

La question qui demeure est celle des modalités de son financement. Ce qui nous alerte, ce sont les intérêts affichés de la dette, qui se stabiliseraient à 6 millions d’euros par an, malgré l’extinction des emprunts obligataires. Cela représente 2,5 le service de la dette des villes de notre strate. Ce n’est pas souhaitable.

Le financement des projets doit se faire davantage par le recours à l’autofinancement, les subventions extérieures d’équipement et, en dernier recours, par l’émission de titres de « dette verte » à des taux préférentiels qui seront disponibles sur le marché.

L’exécutif a échoué, malgré la hausse de 20 millions de la taxe foncière, à redresser le niveau d’autofinancement. Elle ne parvient toujours pas à obtenir des financements extérieurs significatifs. Elle ne doit pas ajouter à ces échecs de gestion de projet un troisième qui serait l’augmentation du stock de dette par la souscription de nouveaux emprunts à des taux excessifs qui plomberaient à nouveau, à l’horizon de cinq ans, la capacité d’investissement de notre commune.

Le difficile apprentissage de la démocratie locale

Durant sa campagne municipale, la liste Pour Demain Tours 2020 avait fait du renforcement de la démocratie locale un enjeu central de ses promesses avec notamment la reconnaissance formelle d’un « droit d’interpellation » des élus. Force est de constater combien le comportement de cette majorité témoigne d’un état d’esprit bien éloigné.

Rien que dans ces derniers mois, le maire et son équipe n’ont pas apprécié d’être interpellés :

  • Par plusieurs collectifs d’habitants, regroupant environ 4 000 personnes, sur les problèmes de sécurité ou d’incivilités
    dans leurs quartiers ;
  • Par les enseignants sur le contingentement arbitraire des études surveillées ;
  • Par les riverains ou les commerçants qui ont découvert, à la dernière minute, la disparition des habituelles décorations de
    Noël de leur rue ;
  • Par les usagers de l’espace loisirs jeunesse de Tours Nord qui voient leur service public condamné à la fermeture sans
    connaitre le dispositif qui le remplacera, etc.

Ces quelques exemples ne sont donnés que pour rappeler que la vie démocratique municipale, c’est :

  • La capacité d’anticiper l’effet des décisions prises sur la vie quotidienne ;
  • L’ouverture d’esprit qui permet de reconnaitre sans déni les problèmes ;
  • La volonté de répondre rapidement aux sollicitations et de trouver des solutions partagées.

Trois qualités qui manquent cruellement à l’exécutif municipal qui préfère l’autojustification bureaucratique de l’état de fait.

Face à l’antisémitisme

Vous étiez un millier ce dimanche 12 novembre à Tours, près de deux cent mille en France. Nous remercions tous ceux qui sont venus.

Nous remercions ces milles personnes qui refusent la vague d’actes et de paroles anti-juifs qui se sont multipliés après le pogrom du 7 octobre en Israël.

Nous remercions ces milles personnes qui rappellent que notre République se refuse à se laisser décomposer en particularismes ethniques ou religieux, à laisser se développer les rivalités et les haines communautaires ou identitaires.

Ce sursaut collectif était nécessaire. Il est une étape indispensable sur le chemin de la reconstitution de notre intégrité nationale.

L’appel des présidents de Sénat et de l’Assemblée Nationale était une forme de rappel : le pouvoir de la loi ne peut pas tout contre le racisme et l’antisémitisme. Sans la volonté des citoyens, les institutions démocratiques s’étiolent et deviennent impuissantes. Les marches et les rassemblements du 12 novembre leur donnent l’énergie politique pour agir.

Ces rassemblements appellent à des actions politiques nouvelles pour rétablir la concorde entre les différentes familles spirituelles de la France, les différentes composantes de notre pays. Rétablir le sentiment d’unité et la confiance est la première mission de la politique.
Notre groupe y participera à la mesure de ses forces.

L’urgence de retrouver le chemin de la tranquillité publique

Lors du conseil municipal du lundi 2 octobre 2023, notre groupe a pu interpeler le Maire sur la situation d’insécurité et de tensions croissantes qui régnait dans la plupart des quartiers de la Ville (Sanitas, Europe, les Fontaines, Beaujardin, l’hypercentre…).

Comme le révèle la presse de ces dernières semaines, de nombreuses pétitions réunissant plusieurs milliers de personnes se sont organisées pour dénoncer l’inaction et appeler à une réaction de la ville. Benoist Pierre a demandé au Maire de prendre ses responsabilités et de réagir rapidement pour exercer son pouvoir de police sur le territoire communal.

Or, non seulement Monsieur le Maire a minimisé ces faits mais il a aussi accusé notre groupe de « propos hors-sol, populistes et mensongers ». La presse révèle, qu’au contraire, toutes les données évoquées sont étayées par de nombreux témoignages, de nombreux événements et des preuves irréfutables. Nous refusons que Tours devienne une zone de non-droit et que Monsieur le Maire autorise, par convention, des manifestations comme les barbecues clandestins qui contribuent au désordre public et à l’insécurité des habitants de notre ville.

Nous lui demandons qu’il prenne les mesures qui s’imposent pour faire de la sécurité des personnes et des biens à Tours, une urgence à la hauteur des attentes et, par conséquent, l’une des priorités de sa deuxième partie de mandat.

À nouveau sur les émeutes de Juin

Le chiffre définitif du coût des émeutes de juin pour notre ville et notre pays n’est pas encore précisément connu. Il serait de l’ordre de 730 millions, soit l’équivalent du budget propre de l’ANRU pour 9 ans de rénovation.

Nous l’avons déjà dit : il faut changer d’approche. L’objectif du rétablissement de la sécurité doit accompagner celui de la reconstruction.
Lors du conseil municipal du juillet, le maire de Tours semblait en avoir pris conscience en voulant rapprocher la police municipale des publics des quartiers, malgré les déclarations de la minorité LFI de son conseil.

Nous sommes d’autant plus surpris de sa présence à la conférence du chanteur Médine aux journées d’été de EELV alors que les maires écologistes de Bordeaux et de Strasbourg ont boycotté ces journées en raison de la présence du rappeur controversé.

Dans ses textes, Médine cultive le ressentiment des habitants des « quartiers » et la défiance de la République. Il définit soigneusement les frontières entre son « groupe » et le reste de la population. Le problème est moins les « stéréotypes » qu’il a hérité de sa jeunesse et dont il cherche – peut-être – à se libérer, comme le maire de Tours feint de le croire, que les « stéréotypes » qu’il diffuse dans ses chansons et qui ne sont pas acceptables.

Ce n’est vraiment pas le compagnonnage et l’image d’apaisement dont notre ville a besoin pour corriger les échecs de l’intégration, échecs qu’elle continue à subir et dont les effets se font sentir quotidiennement.

Les quartiers de l’intranquillité publique

Les émeutes qui ont touché notre ville en juin dernier n’ont pas surgi de nulle part. Pauvreté et ségrégation sont les motifs souvent invoqués pour les expliquer, en oubliant trop souvent de mentionner la permanence d’un climat d’insécurité et la multiplication quotidienne des incivilités qui en préparent aussi le terreau.

Ces dernières semaines, les alertes n’ont pourtant pas manqué en direction de la municipalité : agressions autour de la rue Jules Guesde ou encore la violence ressentie par les riverains de la place Meffre lors de l’organisation de barbecues sauvages.

Il s’en est fallu de peu, le mercredi 24 juillet, qu’un drame ne se produise sur cette place en raison de l’économie parallèle qui y règne chaque nuit d’été. Après trois ans d’inaction, la question se pose du moment où le maire de Tours daignera enfin se préoccuper des missions de police qui lui sont confiées par l’État pour agir avec fermeté et efficacité.

La majorité municipale se targue de pratiquer la justice sociale et la lutte contre les exclusions. Mais les opérations de rénovations urbaines programmées sur la ville ne serviront pas à faire reculer la pauvreté, le sous-emploi ou les discriminations tant que l’insécurité sera tolérée dans ces quartiers. Il n’y aura pas d’amélioration économique ou sociale sans rétablissement préalable de l’ordre.

Nous nous félicitons à cet égard que le nouveau gouvernement ait placé la politique de la ville sous la cotutelle du ministère de l’Intérieur. Nous attendons des pouvoirs locaux la même volonté de justice et d’ordre.

Une municipalité n’est pas un tribunal populaire

C’est au palais des congrès Vinci de Tours que Barbara a donné son dernier concert le 26 mars 1994.

Son nom revient dans l’actualité dans un contexte nauséabond. Gérard Depardieu, qui fut son partenaire sur scène, organise une tournée en hommage à la chanteuse. Il fait par ailleurs l’objet de poursuites pour de possibles violences sexuelles.

Les principes fondamentaux de l’État de droit impliquent de respecter la présomption d’innocence du chanteur et la liberté d’expression. Il convient aussi de reconnaître le droit de manifester aux personnes choquées par le comportement suspecté du comédien.

Force est de constater que telle n’est pas la position adoptée par la majorité municipale de la ville de Tours. Suite à la demande d’un collectif de « déprogrammer » le spectacle, elle est intervenue par voie de presse. Le communiqué est consternant : il ne sait ni défendre la présomption d’innocence, ni la liberté de création reconnue par la loi de 2016.

Les raisons que cette majorité avance pour ne pas procéder à cette déprogrammation sont tout autant déplorables : peur des répercussions politiques en créant un précédent, peur des conséquences financières…

Si nous soutenons la création de dispositifs d’aide aux victimes de violence de genre et condamnons fermement tout acte de ce type, nous souhaitons que la justice puisse faire son travail. C’est pourquoi nous dénonçons le communiqué de presse de la majorité municipale qui, en voulant se substituer à la justice, ne sert qu’à amplifier les tensions et à discréditer la parole publique.

Démocratie permanente ou apparence de démocratie ?

Parmi ses projets, la nouvelle équipe municipale portait la volonté de retisser les liens de confiance entre élus, habitants et citoyens par les outils de la démocratie participative.


À mi-mandat, nous pouvons constater que certains chantiers de ce « réenchantement démocratique » ont été lancés. Ainsi un comité de pilotage participatif a pu travailler sur la programmation de la ZAC Beaumont ; un budget participatif a aussi été mis en place.


Il n’en reste pas moins que sur des sujets plus délicats, M. Denis a été amené à faire volte-face par rapport à ses promesses de campagne.


Promesse de stabilité fiscale ? La forte augmentation des impôts locaux a été annoncée par voie de presse, alors qu’il existe des dispositifs participatifs pour examiner les finances publiques locales et les adapter aux réalités budgétaires.


Promesse de deuxième ligne de tramway par le boulevard Béranger ? Abandonnée au détour d’une prise de parole en conseil municipal, sans retour vers les citoyens dans le cadre d’une consultation publique.
Promesse de concertation citoyenne sur chaque projet d’urbanisme ? Annonce d’un projet d’aménagement sur l’îlot Vinci, près de la gare de Tours et qui, d’après nos informations, serait un hôtel 5 étoiles.


Pour regagner la confiance de nos concitoyens, les élus doivent respecter leur parole. M. Denis préfère, quant à lui, la gestion municipale autocratique qui ne se croît tenue par aucune promesse, ni aucune véritable consultation.

Notre groupe constate la nouvelle donne qui s’est opérée à la Métropole.

Après de nombreux mois de négociation, elle a permis au Maire de Tours et à plusieurs des élus de la majorité tourangelle d’entrer enfin dans l’exécutif. Le maire de Tours retrouve son poste de Vice-Président 20 mois après sa démission de juillet 2021. Que de temps perdu ! Désormais en charge des Transports et des mobilités durables, il devra faire avancer le dossier du Tram, du schéma cyclable qui est doté de 70 millions d’euros, du train express métropolitain…

Le bilan mi-mandat de la majorité municipale est pauvre, c’est le moins qu’on puisse dire… La révolution des mobilités est… immobile. La fiscalité a explosé pour servir principalement à des dépenses de fonctionnement et de nouveaux recrutements. La sécurité n’est toujours pas prise en compte. Les nécessaires transitions de notre ville sont toujours attendues. On notera quelques écoles en cours de rénovation, le projet des casernes Beaumont-Chauveau qui avance mais sans son parc végétal en son centre, une vélo-rue contestée, la fermeture du pont Wilson… Triste bilan de mi-mandat et du jamais vu sur notre territoire à ce niveau d’attentisme, d’autosatisfecit et d’hypercommunication.

Nous attendons avec impatience le bilan final de la Métropole, dont le maire de Tours sera désormais aussi comptable et co-responsable.

Avec Vous Pour Tours – Groupe d’opposition

Cécile Chevillard, Thibault Coulon, Olivier Lebreton

Pour joindre le groupe ou prendre rendez-vous :

Contact : groupe.avecvouspourtours@ville-tours.fr
Facebook : Avec Vous pour Tours

Violence tolérée

L’extrême gauche, et parmi elle quelques adjoints au maire, a appelé à manifester contre la Nuit du Bien Commun qui se tenait en mai au Grand Théâtre, loué pour l’occasion. Cet événement destiné à aider des associations locales dans leurs projets divers a été perturbé par quelques-uns qui y voient des participants non respectables et une action qui ne leur convient pas, la chose publique ne pouvant être réservée qu’à des acteurs publics.

A cette occasion, une violence aussi inattendue qu’inouïe s’est fait jour sous différentes formes dont des actes graves d’appel au meurtre. La majorité municipale a brièvement condamné cette violence lors du dernier conseil municipal mais pas ses membres qui l’ont suscitée. Si de tels événements devaient se reproduire, nous souhaitons que la position municipale ne soit pas équivoque. Nous attendons une condamnation claire et ferme de ces méfaits.

Monsieur le maire, écoutez enfin les Tourangelles et Tourangeaux, ainsi que nos commerçants !

La municipalité l’affirme en Conseil municipal : les questions de sécurité seraient de la responsabilité de l’État et non du maire. De la même manière, les difficultés que rencontrent nos commerçants seraient dues au changement de mode de consommation et aucunement à la politique municipale. Nous pensons, au contraire, que la sécurité des Tourangeaux doit être un sujet d’action municipale, et qu’il est du rôle du maire de faciliter l’activité commerciale dans notre ville et non de la contraindre.

Depuis 2021, les chiffres de la délinquance sont en hausse dans notre ville. Aussi, en tant qu’élus de terrain, nous entendons les nombreux témoignages de Tourangeaux qui sont inquiets de la montée de l’insécurité. Nous entendons ces parents qui ne dorment pas tant que leurs adolescents ne sont pas rentrés au domicile, ou encore ces femmes ou ces étudiantes contraintes désormais de changer radicalement leurs habitudes. Et la politique menée depuis 5 ans ne tend pas à les rassurer, avec notamment l’extinction de l’éclairage public la nuit dans de nombreux quartiers.

Nous demandons, encore une fois, de revenir sur cette mesure. Aussi, il n’y a pas plus de policiers municipaux sur le terrain qu’il y a 5 ans et ce, malgré la hausse de la délinquance. La sécurité n’est pas la priorité de la municipalité actuelle et nous le regrettons. De la même manière, à défaut d’être entendus, les commerçants sont contraints de manifester en Conseil municipal et à lancer une pétition. Les médias locaux et nationaux s’en font l’écho, seul le maire de Tours semble ne pas entendre la montée du mécontentement. Ils ne comprennent pas à juste titre la politique menée par la municipalité, notamment quant aux suppressions massives de places de stationnement. Ils méritent, eux aussi, d’être entendus.

Budget 2025 : moins d’autosatisfaction, plus d’écoute des préoccupations des habitants !

Lors du conseil municipal consacré au budget le 3 février dernier, le Maire de Tours et son équipe ont battu un record : celui de l’autosatisfaction !

Pourtant rien dans le contexte économique, social, environnemental et international ne permet un tel contentement. Et rien ne le permet non plus dans la réalité quotidienne vécue par les habitants de Tours.
Rappelons quelques chiffres du budget 2025 de la ville de Tours qui justifieraient une attitude plus modeste.

32 % : c’est la hausse cumulée des taxes foncières à Tours depuis 2020, avec l’augmentation des bases et des taux. Ces augmentations successives pèsent sur tous les propriétaires et sur leur pouvoir d’achat. 187 M€ : c’est le montant de la dette de la ville de Tours. Au cours de notre mandat nous l’avions réduite de 30 M€, pour seulement 14 M€ pour l’équipe actuelle. Cette dette est très supérieure à celle des villes voisines, Angers, Orléans, Le Mans. 107 : c’est le nombre de postes permanents à la Mairie créés depuis le début du mandat. 6 M€ : c’est le montant prévu en 2025 pour les recettes de stationnement, un impôt supplémentaire pour les habitants de notre ville !

La sécurité continue de se dégrader, et la pauvreté progresse. Avec un taux de pauvreté de 21 %, c’est une personne sur cinq qui vit sous le seuil de pauvreté à Tours.

Sur les plans de la sécurité, de l’accessibilité, de la propreté, de la pauvreté, du logement, du dialogue avec la Mairie … les habitants de Tours sont-ils satisfaits d’Emmanuel Denis ? Réponse en 2026.

Après la méthode Coué, voici la méthode Douets !

354 109 € : c’est le coût du cabinet parisien consulté pour le « Plan d’Apaisement », jusqu’ici…

Tous les quartiers sont concernés par cette vaste opération, déconcertante, à défaut de concertation. Une opération que notre groupe avait dénoncée dès l’origine en la qualifiant de « plan d’asphyxie » de la ville. Mais le premier quartier achevé, celui qui sert de préfiguration aux autres dans le cadre du plan d’apaisement, qu’on pourrait aussi appeler la « mission marguerite », est le quartier des Douets au nord de Tours. Le premier pétale de la fleur est dessiné autour de ce quartier grâce à un entrelacs de sens interdits, mais aussi par des blocs anti-attentats peints en bleu et positionnés, pendant deux mois, avant d’être retirés
face à la révolte des habitants, soudain emprisonnés dans un ghetto des temps nouveaux.

Le principe : n’avoir plus qu’une porte d’entrée et de sortie, voire deux ou trois, pour accéder au quartier et réduire la part des mobilités carbonées. La municipalité nous avait habitués à la méthode Coué, mais là, nous découvrons la « méthode Douets », méthode qui a reposé sur le béton, symbole des temps carbonés.

« Couacs en stock » à la Mairie de Tours !

En novembre, il n’y a pas eu seulement des flocons de neige qui sont tombés sur Tours, mais aussi des blocs de béton. C’est ce qu’ont découvert, un beau matin, les habitants du quartier des Douets à Tours Nord. Ces blocs de béton, accompagnés d’une signalisation incompréhensible, ont créé un sentiment légitime d’emprisonnement des riverains. Heureusement, grâce à la très forte mobilisation de ces derniers, la municipalité a dû stopper ces aménagements issus du « plan d’apaisement » que notre groupe a dénoncé en Conseil municipal le qualifiant de « plan d’asphyxie ». Si la neige n’était qu’éphémère, malheureusement, les blocs de béton enfermant le quartier, eux, sont toujours là.

Évoquons aussi la transformation de l’avenue de Grammont qui se limite uniquement à une radicale suppression de très nombreuses places de parking, au grand dam des commerçants et des riverains… Et ce n’est malheureusement que le début, car de nombreux travaux sont prévus à marche forcée par la municipalité et ce, dans tous les quartiers de Tours.

Sans concertation, les Tourangeaux ont de plus en plus l’impression d’être pris pour des pions.

Cette politique du « tout vélo » contre les automobilistes irrite notre ville et ses habitants plutôt qu’elle ne les apaise. Et l’exemplarité des élus de la majorité municipale, on en parle ? Nous n’en avons malheureusement pas la place dans cette Tribune limitée à 1500 caractères…

Heureusement, une bonne nouvelle, mais elle n’est pas à Tours, Notre-Dame de Paris renaît…

Le commerce de notre ville est en danger !

On venait auparavant de loin faire ses courses à Tours, que l’on appelait « Le Petit Paris ». Tours compte aujourd’hui 2709 commerces, ce qui est majeur en terme d’emploi, d’attractivité et d’animation. Le centre-ville de Tours est particulièrement dynamique avec 917 commerces.

Nous avons de nombreuses remontées des commerçants et associations commerçantes qui nous disent leurs difficultés. Les indicateurs montrent un taux de vacance commerciale en hausse, de même que les liquidations judiciaires.

Il y a des causes générales comme le commerce numérique et l’évolution des modes de consommation. Il y a des causes plus spécifiques à notre ville. La difficulté d’accès au centre-ville, la suppression de nombreuses places de stationnement, la hausse des tarifs, les travaux Vélival, le plan d’apaisement (que notre groupe préfère appeler « plan d’asphyxie ») … dissuadent les clients et pénalisent les commerces.

Les études montrent pourtant un attachement de plus en plus important pour les centres-villes qui sont en pleine mutation, devenant des lieux de plaisir et de vie, surtout pour les plus jeunes. Notre groupe « Avec vous pour Tours » est convaincu qu’un centre-ville dynamique est un atout majeur pour Tours.

Nous avons interpellé le Maire lors du Conseil Municipal du 7 octobre à ce sujet.

Nous demandons que soit rapidement organisée, avec les commerçants et leurs représentants, une commission générale pour partager la situation, analyser les difficultés, et construire une stratégie.

Fournitures scolaires et argent public

Chaque rentrée scolaire sent bon les crayons neufs et le papier frais. Même longtemps après avoir quitté l’école, on ressent encore ce besoin de repartir à zéro en début d’année scolaire, plus encore qu’au premier janvier.

Pour les écoliers, donc, le sujet des fournitures scolaires est le marronnier de la rentrée entraînant une révision de ce qu’il est nécessaire de remplacer et ce qui peut être réemployé. Chaque famille s’adonne à cette petite gymnastique, avec plus ou moins d’allégresse, la prime de rentrée scolaire de la CAF venant soulager les budgets les plus serrés à cet effet. La dimension écologique entre évidemment en compte puisque les parents cherchent à ne pas gaspiller en réutilisant ce qui n’est pas complètement usé. Depuis un moment déjà, les écoles de Tours fournissaient aux élèves les cahiers mais les autres consommables restaient à la charge des familles.

Or, une nouvelle mesure, qui n’a pas été présentée en conseil municipal, a été décidée par la municipalité, entraînant la prise en charge de toutes les fournitures scolaires des élèves de primaire. Outre le fait que les familles soient déresponsabilisées et que la prime de la CAF (entre 400 et 450€) se voit dévoyée, les professeurs des écoles sont contraints de gérer ces achats, à budget constant rognant sur les autres supports pédagogiques tels les livres. Certes le budget a été réévalué en 2022 mais pas en 2024 où cette innovation fort peu écologique entre en vigueur.

Bonne rentrée !

Après un été animé par les Jeux Olympiques et les 64 médailles des athlètes français, chacun reprend le chemin du travail, de l’école, des activités.

Cette rentrée se fait dans l’attente d’un nouveau Premier Ministre, avec une majorité et un cap pour notre pays. Le maire de Tours et son équipe sont engagés activement au sein de la NUPES, devenue Nouveau Front Populaire.

Cette coalition s’est réunie à Tours en août lors des Journées d’été des écologistes. Notre ville y a été présentée avec autosatisfaction comme une vitrine des réalisations locales de cette alliance ! Comme lors des visites organisées par le ministre Potemkine pour l’impératrice Catherine II, multipliant décors et trompe-l’oeil pour enjoliver la réalité, les retours positifs et enthousiastes ont abondé. Insécurité, incivilités, bouchons, centre-ville désert, crise du commerce, hausse de la taxe foncière … ces réalités ont été occultées ou minimisées.

Notre ville est devenue le laboratoire des politiques de la NUPES. Mais ici comme ailleurs, l’alliance des écologiste-gauche-extrêmegauche montre son incapacité à résoudre les problèmes concrets des habitants.

Lors du dernier conseil municipal, les 4 groupes d’opposition ont quitté la séance pour protester contre le refus de leur donner la parole et les informations demandées. Une démocratie s’évalue au respect de l’opposition, légitimement élue pour exercer une fonction de contrôle et d’information. Nous saurons le rappeler et dénoncer les illusions à la Potemkine.

Le Maire de Tours brade le patrimoine de la Ville selon ses envies

Alors que notre groupe l’avait interpellé à ce sujet lors du conseil municipal du 27 mai dernier, le Maire de Tours persiste dans la vente opaque et à bas prix des biens fonciers et immobiliers de la ville. Les cessions foncières et immobilières, surtout lorsqu’il s’agit de biens patrimoniaux ou emblématiques, doivent respecter 4 conditions : transparence, recherche du meilleur prix, choix du meilleur projet, équité entre les compétiteurs.

Nous avons appris par voie de presse que la ville de Tours vendait à la ville de La Riche le château de Plessis- lès-Tours. Comme c’est désormais la marque d’Emmanuel Denis, cette cession d’un bien patrimonial de notre ville n’a fait l’objet d’aucun débat au sein du conseil municipal, aucune délibération n’a été votée. La vente est présentée comme faite, alors que nul ne savait même que ce bien était réellement à vendre.

Quel est le projet de ce site majeur pour l’histoire de notre ville ? Comment a été établi le prix surprenant de 500 000 euros ?

Ce château n’est pourtant pas un lieu banal. Il était la demeure favorite du roi Louis XI faisant de Tours la capitale du Royaume. Il est un joyau du patrimoine de la Ville de Tours et donc de toutes les Tourangelles et Tourangeaux. Le Maire de Tours a encore une fois choisi la méthode expéditive de la vente fermée, à un prix très bas, sans débat, sans projet concerté et donne ainsi l’impression de se débarrasser à vil prix d’un patrimoine qui ne lui appartient pas alors qu’il devrait en être le gardien.

Insécurité, le Maire rattrapé par la réalité

Tours est le théâtre de vagues de violence préoccupantes se densifiant en l’espace de quelques semaines.

Après le sauvage passage à tabac d’une jeune fille aux abords de son collège par ses pairs, trois agressions à l’arme blanche se sont succédées, semant consternation et effroi. L’une des victimes restera défigurée à vie.

La conférence de presse donnée par Emmanuel Denis, le 18 octobre dernier, sensée rassurer la population, révèle une augmentation de 5 % des atteintes aux personnes entre 2022 et 2023.

« Tours n’est pas Chicago » nous dit-on. Certes, mais les faits sont là et les habitants ont peur.

Alors que l’adjoint à la sécurité de la ville a vu son titre requalifié en « adjoint à la tranquillité publique » en 2020, l’insécurité augmente dans notre ville. Nos concitoyens ne sont pas dupes de cet euphémisme.

La communication ne fait pas une politique ! Monsieur le Maire, les habitants de Tours sont inquiets et attendent maintenant des actes forts car il est urgent d’arrêter la spirale de violence dont souffre notre ville.

« Plan d’apaisement ou plan d’asphyxie ? »

Nous tirons le signal d’alarme sur le plan d’apaisement.

Le maire a présenté son projet de reconfiguration de la circulation dans les quartiers à la presse, après une très faible concertation, et sans débat au conseil municipal.

L’addition au cours des prochaines années du plan vélo, de la 2nde ligne de tram, et du plan d’apaisement va mettre notre ville en grande tension.

Plus c’est compliqué de venir faire ses achats à Tours, plus on favorise Amazon. Plus c’est compliqué de trouver une place pour aller au restaurant et plus les habitants auront recours à Uber Eats. Est-ce cela que nous souhaitons pour notre ville et ses commerces ?

Bien sûr on peut améliorer le plan de circulation, et certaines transversales peuvent être revues. Mais ce plan a un caractère systématique et idéologique qui le rend dangereux.

Avec les « filtres modaux », la suppression de 1000 places de parking sur le mandat, la limitation à 30 km/h, les travaux, l’augmentation des tarifs de stationnement, les amendes, la vidéoverbalisation, la réduction de l’éclairage public …. le plan d’apaisement risque d’être un plan d’asphyxie des activités de notre ville.

Le Maire conduit sa « révolution des mobilités » à marche forcée, alors que la bonne démarche serait de chercher l’adhésion.

Chacun doit pouvoir travailler en tram, emmener ses enfants à l’école en vélo, et prendre sa voiture pour faire ses courses. Il faut une offre de mobilité diverse et adaptée aux besoins de chacun, plutôt que la contrainte et la répression.

Communication ou propagande ?

Comment le Maire de Tours utilise les moyens de la ville pour réaliser un document de campagne
C’est la question que chacun se pose à la lecture de la publication sur papier glacé intitulée : « Voir loin pour Tours – Bilan de mi-mandat de l’équipe municipale 2020-2023 ».

Ce document de 81 pages, « Hors série N°1 de Tours magazine », aussi disponible en version numérique sur le site internet de la ville, présente une vision très satisfaite de l’action d’Emmanuel Denis et son équipe.
Rédigé par les membres du cabinet d’Emmanuel Denis, illustré par le photographe de la ville, mis en forme par l’agence EFIL sous contrat avec la ville, imprimé à 10 000 exemplaires par les imprimeries Vincent … c’est donc une auto-promotion politicienne entièrement financée sur deniers publics.

Chaque membre de la majorité a droit a une belle photo couleurs et tout sourire avec citation valorisante sur son engagement et son action. On a pu les croiser avec leurs amis militants distribuer ce document sur les marchés, sonner aux portes pour le remettre, bref une équipe en campagne électorale plutôt qu’une municipalité au travail.

Par sa finalité, son contenu, son ton, sa réalisation, sa diffusion, il s’agit d’un document 100 % militant, mais réalisé avec l’argent et les moyens de la ville. Bien sûr il serait injuste de ne pas reconnaître qu’il a été concédé aux 3 groupes d’opposition … 1,5 pages sur 81 !

Nous ne pouvons entrer ici dans le contenu de ce document, qui confond intentions et réalisations, évaluation et autosatisfaction, car notre texte est limité à seulement 1500 caractères.

Nous avons décidé de créer un nouveau groupe d’opposition de droite et du centre droit. Nous sommes tous les trois des élus de conviction, engagés et qui privilégient la proximité. Notre expérience acquise à la mairie de Tours lors du mandat précédent et depuis dans d’autres responsabilités étroitement liées à notre Ville : Cécile Chevillard et Olivier Lebreton en qualité de Vice-présidents du Conseil départemental d’Indre-et-Loire, Thibault Coulon en tant que Vice-président de notre Métropole, garantit notre engagement et le sérieux que nous mettons au service de notre Ville.

Nous ne serons pas une opposition systématique car nous croyons que ce n’est pas ce que souhaitent les Tourangelles et les Tourangeaux. Nous serons une opposition vigilante et active dans son travail, proche des habitants et à l’écoute de leurs préoccupations.

Nous sommes évidemment ouverts aux échanges avec les autres groupes d’opposition car nous avons la conviction profonde que l’intérêt de notre ville doit primer sur nos différences, que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous sépare, et que notre ville mérite mieux.

Tours au cœur – Groupe d’opposition

Affiwa Métreau, Bertrand Rouzier, Céline Delagarde

Groupe constitué en décembre 2024

Pour joindre le groupe ou prendre rendez-vous : groupe.toursaucoeur@ville-tours.fr

Tours au Cœur : Mairie de Tours, 1 à 3 rue des Minimes
02 47 21 69 81

Un manque d’ambition et de vision qui se confirme !

Malgré l’auto-satisfaction de l’actuelle majorité sur sa gestion lors du dernier conseil municipal, nous restons sur notre faim et ne pouvons que constater le manque d’ambition pour notre ville. Si la gestion de la ville s’est assainie, notons que ce résultat est aussi dû au travail mené lors des précédents mandats.

Mais une bonne gestion fait-elle une bonne politique ? Avec un peu plus de 200 millions d’euros cumulés d’investissements sur le mandat depuis 2020, quels résultats ? Quels changements ? Les équipements sportifs sont à l’étroit, le « plan écoles » lancé en 2019 progresse lentement, le nombre de places en crèche stagne, le patrimoine architectural se dégrade toujours un peu plus. Sur 56 M€ d’investissements en 2025, 230 000€ seulement sont prévus pour l’investissement sur les équipements culturels. C’est bien peu !

À 9 mois de la fin du mandat, à part la création de pistes cyclables de-ci-de-là par la Métropole, la construction d’une nouvelle cuisine centrale répondant à un besoin de mises aux normes, la réfection au compte-goutte de certaines écoles ou la construction de l’école C.Bernard financée en majorité par l’Etat, le bilan est maigre en termes de réalisations.

Les grands projets promis aux électeurs en 2020 : nouvelle crèche à Tours Nord, aménagement de l’ilot Vinci, requalification du Palais des sports, projet des Halles, rénovation église St Saturnin, maison de la démocratie (etc.) sont enterrés. Les mécontentements des tourangeaux eux s’accumulent !

Plan « Bien Vieillir », nos aînés méritent mieux qu’un catalogue d’intentions !

Les personnes de 60 ans et plus représentent actuellement un quart de la population de Tours. Il s’agit d’agir pour adapter la ville à nos aînés, en matière de déplacements, de maintien du lien social, d’accès aux loisirs ou à la santé et de l’adaptation de l’habitat. Dans cette optique, la majorité a présenté son plan « Bien Vieillir », lors du conseil municipal de mars dernier. Initiative louable mais qui laisse à désirer, sur la forme et sur le fond. En effet, ce plan a été présenté en assemblée de Tours-Ouest à la population avant d’être débattu et voté en conseil municipal, la majorité illustrant son sens du respect des oppositions. Seulement 145 habitants ont été réunis pour élaborer ce plan, c’est bien maigre à l’échelle de la population concernée à Tours !

Quant au fond, il s’agit plutôt d’un catalogue de bonnes intentions que d’orientations concrètes, bien que le sujet fasse pourtant déjà la Une de Tours Magazine en novembre 2023, peu d’avancées en 2 ans et demi !

Bien vieillir suppose notamment que nos aînés soient mieux accompagnés pourquoi nous proposons d’œuvrer plus avant en matière de lien social et ce, à travers le temps du repas, via la mise en place de dispositifs faisant leur preuve dans d’autres villes. Citons les tables d’hôtes solidaires, l’organisation des repas intergénérationnels par quartier, ou encore l’organisation de déjeuners pour les personnes âgées isolées dans l’un des restaurants scolaires municipaux.

Ecoles publiques : Des transitions qui s’éternisent !

Le 4 mars dernier, la « première » pierre de l’école Claude-Bernard était posée, en vue de sa reconstruction. Saluons cette étape, essentielle pour les enfants du quartier du Sanitas, qui bénéficieront d’un cadre de vie propice aux apprentissages.

Toutefois, de trop nombreux autres établissements scolaires sont toujours en piteux état à Tours. En particulier ceux de type « Pailleron », technique de construction modulaire et rapide des années 60, inadaptés, risqués et offrant des conditions de travail indignes.

Ce type d’école ne devrait plus exister en 2025, c’est notre responsabilité, c’est notre devoir !

Nous regrettons que ces écoles pourtant (très) vétustes et donc prioritaires, selon les dires de la majorité municipale, n’aient pas fait l’objet de mesures d’accélération dans leur reconstruction.

Quid de l’école Maupassant-Montjoyeux ? Quid de l’école Vigny-Musset aux Rives du Cher ? Et quid de l’école Mermoz-Bastié, quartier Tonnellé, en quartier dit « prioritaire de la ville » ? Sa reconstruction était pourtant actée pour 2024-2025, lors de la présentation du « plan Ecoles » en 2019 par la majorité précédente ? Sa construction se décale d’année en année. Elle est désormais prévue pour 2029 au plus tôt.

Le maire se targue d’un investissement record pour 2025, à près de 60M€.

Les conditions d’apprentissage et d’enseignement continuent pourtant de se dégrader dans certaines écoles tant le retard a été pris, au détriment des élèves et de leurs enseignants.

Vous avez dit justice sociale, vraiment ?

Dans un contexte budgétaire tendu et une baisse continue du pouvoir d’achat des ménages, il devrait être plus que jamais impératif pour la ville de maintenir ses engagements en faveur des plus fragiles. Or, entre 2022 et 2025, la majorité municipale a réduit sensiblement sa subvention au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) qui, pourtant fait face à des besoins croissants, et a dû lui aussi encaisser le choc de l’inflation. Cette subvention, de 6,5 M€ en 2022, devrait être en tenant compte de cette inflation (14,6% entre
2022 et 2025) de 7,5 M€ en 2025. Elle ne sera en définitive que de 6,4 M€ ! Donc oui quand le maire de Tours affirme que les moyens alloués au CCAS seront maintenus pour 2025, c’est un mensonge, un énorme mensonge !!! Il y a des besoins immenses sur l’accompagnement social. Tours est une ville pauvre, avec un taux de pauvreté bien supérieur à la moyenne nationale -21% contre 14%-, et ce taux ne cesse d’augmenter. Cela grimpe même à 68% dans le cœur du quartier Sanitas (57% en 2019), un des quartiers les plus pauvres de France.

Le CCAS, c’est un service public. C’est même le 1er service public de proximité pour beaucoup d’habitants. La responsabilité d’un maire, c’est de le protéger, c’est de le préserver. Notre ville avec ces chiffres peut-elle se passer d’un courage budgétaire ? La réponse est évidemment non. On ne peut pas dire plus de justice sociale, plus de solidarité, et ne pas adapter les moyens à la situation. Évidemment, cela ne nous convient pas. Malgré nos demandes d’augmenter cette subvention lors du vote du budget 2025, le maire -reniant une nouvelle fois ses promesses de campagne n’a consenti aucun effort supplémentaire. Pourtant, ne nous y rompons pas, dans ce domaine aussi, les bonnes dépenses d’aujourd’hui sont les économies de demain.

Mélanie Fortier

Tours, l’été en mode mineur …

Tours l’été, c’était la fête, les rues vibraient de concerts, de festivals : en juin le Florilège vocal, en juillet Au nom de la Loire, devenu Rayon frais, puis l’année Martinienne. Aujourd’hui, plus rien : silence, obscurité et insécurité. Où sont passées les nuits animées, la culture accessible à tous ? La ville s’est figée. Redonnons à Tours l’été qu’elle mérite : vivant, sûr, joyeux.

L’écologie ne doit pas être une punition !

Tours, jadis carrefour commercial animé, cœur d’un réseau de transports et ville des tisserands, a longtemps été surnommée le « petit Paris ». Aujourd’hui, elle glisse vers un déclin programmé. Tours doit rester accueillante, dynamique, fidèle à son rôle de vitrine de la Touraine, prisée des touristes et des habitants. Tours ne doit pas marcher dans les pas de Grenoble et devenir un autre laboratoire de la décroissance et de l’insécurité. On ne peut pas bien vivre sans emplois, sans commerces, sans une dynamique locale !

Tours sur la pente descendante

Autrefois dynamique, Tours s’enfonce dans une léthargie inquiétante. Le vide de sa politique culturelle laisse une ville sans ambition, où les événements d’envergure se raréfient, privant le centre d’un moteur d’attractivité. Le plan d’apaisement de la circulation, mal pensé, freine l’accès aux commerces et accélère leur déclin. La nuit, la ville s’éteint : rues désertes, sentiment d’insécurité croissant, une atmosphère morose qui éloigne habitants et visiteurs, fragilisant encore son rayonnement.

Diviser c’est régner, diriger c’est unir

Gouverner, c’est rassembler, pas opposer. À Tours, l’écologie ne doit pas être une guerre vélo/auto, mais une transition pragmatique qui inclut tous les citoyens : automobilistes, cyclistes, piétons, personnes à mobilité réduite, et usagers des transports en commun. Investir massivement sans écouter les besoins réels crée exclusion et chaos. L’écologie doit transformer sans diviser, en proposant des solutions concrètes et équilibrées, adaptées à la réalité locale.


Archives des tribunes du groupe ” Tours , ma ville ” – Groupe d’opposition

Dissolution du groupe en décembre 2024

Affiwa Métreau, Bertrand Rouzier, Céline Delagarde, Mélanie Fortier

Nos vœux pour 2025

En 2025, nous formons un vœu : que Tours redevienne une ville ambitieuse et tournée vers l’avenir. Une ville où les promesses politiques se traduisent enfin par des résultats concrets. Nous voulons une ville où chacun, qu’il soit piéton, cycliste ou usager des transports en commun, se déplace en toute sécurité. La mobilité ne doit pas être une contrainte, mais une alternative durable et attractive. En réinvestissant dans des infrastructures sûres, bien pensées et coconstruites avec les habitants, nous répondrons aux défis climatiques et sociaux.

Nous souhaitons aussi une ville plus juste et plus sûre pour tous, en particulier pour les femmes. À Tours, les inégalités perdurent dans l’espace public, où l’éclairage insuffisant alimente le sentiment d’insécurité, dont les femmes sont les premières à souffrir. De la féminisation des noms de rue à des politiques publiques qui protègent réellement les femmes, 2025 doit marquer un tournant. Enfin, nous avons l’idée d’une ville qui répond aux besoins essentiels de ses habitants : des places pour chaque enfant en crèche, une offre culturelle ambitieuse, accessible à tous et des priorités budgétaires centrées sur le quotidien des Tourangelles et Tourangeaux. Faisons de 2025 l’année où Tours choisit la cohérence, la solidarité et l’ambition partagée.

Réinventer la mobilité à Tours : Pour des transports plus sûrs et accessibles

Pour alléger véritablement les facteurs accidentogènes, il faut aborder la question dans son ensemble. La priorité, c’est de réguler l’ensemble des flux de circulation en développant une offre de transport alternatif qui soit à la fois attractive, mieux cadencée, plus dense et surtout sécurisée à toutes les heures. Ce n’est pas en surchargeant les voies existantes que nous parviendrons à apaiser la ville, mais bien en offrant une véritable alternative aux véhicules motorisés.

La clé réside dans le maintien d’un réseau de transport public régulier et sécurisé. Tant que cet objectif ne sera pas atteint, nous peinerons à enrayer les risques d’accidents. Car il s’agit de donner aux citoyens les moyens de se déplacer autrement, de manière fluide, sans ajouter à la congestion existante.

Un autre axe majeur est la sécurité des piétons, y compris des personnes à mobilité réduite (PMR). Les piétons doivent être prioritaires, car ce sont eux qui consomment et font vivre le commerce local. En apaisant la circulation et en redonnant aux piétons une place de choix, nous ne faisons pas seulement un geste en faveur de la sécurité, mais nous soutenons aussi l’activité économique.

Ce projet d’apaisement de la circulation, où chaque usager a sa place, doit être notre horizon commun. Car une ville plus calme, plus sûre et plus accessible, c’est une ville où chacun se déplace en toute sérénité, sans sacrifier ni la sécurité, ni la vitalité économique.

Misons sur des solutions pragmatiques et durables, plutôt que sur un projet coûteux et non optimal !

Les citoyens pourront se prononcer sur la seconde ligne de tramway entre le lundi 23 septembre et le jeudi 31 octobre.

Le succès de la ligne A complique la justification d’une nouvelle ligne : les principaux pôles de trafic sont déjà desservis. Les projections montrent que seuls quelques points ne peuvent être desservis par un bus à haut niveau de service. Une réorganisation du réseau de bus, avec davantage de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) et de Transport à la Demande (TAD), pourrait résoudre cette problématique à un coût bien moindre.

Le budget prévu pour cette ligne ne sera pas tenu. L’exemple de la ligne A, dont le coût initial devait être de 362,6 M€ a largement été dépassé allant jusqu’à 435,4 M€ en 2015.

Cette réalité budgétaire pèse sur les finances locales, déjà fragiles, et limite la mise en œuvre d’autres politiques de mobilités plus efficaces et moins coûteuses. D’autres options, comme le rayonnement et la hausse de cadencement du réseau Fil Bleu, offriraient une meilleure flexibilité et un service à la population plus performant.

La lenteur annoncée de cette ligne, notamment à La Riche à cause d’un trajet particulièrement sinueux, remet également en question son efficacité. Dans ce contexte financier incertain, faut-il vraiment persister sur un projet – certes – emblématique mais peu performant ?

L’ambition écologique et la sobriété financière sont les deux enjeux d’une politique responsable.

Une vision pour l’avenir de Tours

Alors que la France retrouve un élan d’optimisme post-JO, une énergie nouvelle et un sentiment d’unité renaissent dans le pays. Nous devons saisir cette dynamique pour redonner à notre ville une perspective à la hauteur de ses ambitions. La politique ne doit plus être perçue comme un dogme mais comme un levier d’action positive, au service de tous les citoyens.

Une sécurité de proximité

La sécurité est l’une des premières attentes de nos concitoyens. Nous proposons de renforcer la police de proximité, pour une présence accrue, et de lever l’extinction des lampadaires garantissant ainsi un
cadre de vie serein pour tous.

Une démocratie participative par essence

Notre vision repose sur une démocratie participative véritable, où les grands projets urbains sont co-construits avec les habitants. Chacun doit pouvoir participer activement à l’élaboration des grandes décisions qui façonnent notre ville, et pas seulement des petits projets.

Une ville réellement inclusive

Nous souhaitons une ville où chaque mode de déplacement trouve sa place. Nous devons concevoir un plan de déplacement digne de notre agglomération. Inciter le report modal vers les transports en commun par l’amélioration de l’offre plutôt qu’en faisant fuir les voitures. La nouvelle offre doit mieux répondre aux besoins et viser la sobriété énergétique, écologique et financière des nouvelles infrastructures. Construisons une ville qui nous ressemble, tournée vers l’avenir, où chacun peut contribuer au bien commun.

Le bilan culturel

Le bilan culturel de la municipalité est à l’image de la vente à la sauvette du château du Plessis-Lès-Tours, cadeau à la commune de la Riche avec à la clé une poignée de millions de travaux et des

moyens à consacrer au projet culturel. La Métropole aurait permis de valoriser ce lieu historique et sa pérennité artistique. C’est là un recul de plus dans une politique patrimoniale et culturelle qui n’en finit pas d’osciller entre atermoiements et abandons. Il en est ainsi de la Cité de la gastronomie, emblème arrêté dans son développement. Du côté artistique et culturel, le CCNT, remarquable Centre Chorégraphique National voit sa réinstallation amputée de la salle de diffusion promise. Des équipements vieillis et fragilisés, comme la Bibliothèque centrale et le Grand Théâtre méritent meilleure fortune. Les cultures urbaines sont brandies en étendard, mais le festival des Inattendus s’est transformé en une méga- guinguette bis… Aucune ligne clairement articulée ne dessine une volonté culturelle ambitieuse. La richesse et la diversité de l’offre sont le fait des acteurs eux-mêmes. On est loin des promesses des cogitations citoyennes muées en une réalité inconsistante.

Profiter de notre ville la nuit

Depuis janvier 2024, la majorité municipale a plongé certains quartiers de la ville dans l’obscurité. Cette décision a fait naître un sentiment d’insécurité auprès des habitants qui aiment sortir le soir. Ce sentiment se traduit par la peur d’être agressé, mais également par la difficulté des piétons à se déplacer pour rentrer chez eux dans des rues plongées dans l’obscurité.

Pour profiter plus tardivement de notre ville, chacun doit pouvoir légitimement regagner son domicile en toute sécurité.

Aujourd’hui, seul l’hypercentre, les grands axes et le quartier du Sanitas sont éclairés jusqu’au matin. Le reste du centre-ville (entre la Loire et le Cher), tombe sous le coup de ce qui est vécu par nombre d’habitants, comme un couvre-feu qui n’en porterait pas le nom.

Dans quelques mois, les quartiers au Nord de la Loire et au Sud du Cher devront faire face à la même problématique.

Notre vie nocturne doit cesser de s’assombrir.

Gardons un éclairage minimum (un lampadaire sur deux) dans les quartiers concernés et développons massivement le passage aux LED ainsi que l’éclairage par détection de mouvement. Sécurisons les trajets nocturnes en développant l’offre de transports en commun la nuit. Réorganisons le déploiement des caméras afin d’optimiser la vidéo protection et renforçons les moyens matériels et humains accordés à la Police Municipale.

Ces mesures nous permettront de profiter de notre ville la nuit.

Retrouvez notre tribune en intégralité sur https://toursmaville.fr

Les mobilités à Tours, un enjeu majeur

Tours est spéciale : une aire urbaine très étalée et une ville centre prise entre deux fleuves.
Le défi des transports à l’échelle métropolitaine est un projet qui mérite une réflexion large et partagée avec TOUTE la population.

L’offre de transport est obsolète et ne répond pas aux enjeux actuels. Il nous faut retrouver une offre de transport qui prend en compte les besoins des tourangeaux. Pourquoi ne pas, par exemple, miser sur le co-voiturage ? Le Tram est une réponse, chère, mais c’est loin d’être la seule. Le tracé de la 2ème ligne est un sujet de débat. La réponse doit être pensée globalement, à l’échelle de la métropole en prenant en compte les intermodalités (transports en commun, vélo, marche et voiture).

Le plan d’apaisement n’a pas été soumis au débat. Il est imposé sans concertation. L’accessibilité de Tours conditionne son attractivité. Il faut préserver la ville ET la rendre circulable en même temps !
Ce qui est mis en œuvre dans le quartier des Deux Lions ne doit ni perdurer ni servir d’exemple pour le reste de la ville.

La décroissance est un écueil dans lequel la municipalité se fourvoie aujourd’hui, déconnectée du quotidien des tourangeaux. Ce n’est pas une fatalité : il faut rendre l’écologie intelligente et utile.
Un plan d’apaisement n’est pas censé provoquer la guerre des usagers : automobilistes contre cyclistes contre piétons.

Commençons par une vaste enquête auprès des usagers pour déterminer leurs besoins concrets en matière de transport.

Tours doit retrouver une dynamique

L’histoire de ce mandat est celle d’un renoncement.

Notre Ville se déclasse. Nous avons vu les coupes budgétaires mais où sont les investissements alors que la Ville a augmenté ses emprunts ? Les impôts des citoyens ont grimpé de 30 % en 4 ans, il faut des projets à la hauteur des efforts des tourangeaux.

Tous constatent, impuissants, l’abandon de projets en cascade : du centre chorégraphique, de l’aménagement des berges de Loire, des Halles, du CRR, du Théâtre, du TFC…

Que dire aux commerçants qui voient les magasins fermer ? Où va se garer le personnel du lycée Paul Louis Courier si toutes les places sont payantes dans le quartier ? Que va devenir le conservatoire ? Que va devenir le quartier de l’Europe et l’ELJ sans ses 4 animateurs historiques ? Que dire aux femmes qui sortent ou travaillent de nuit dans une ville qui éteint ses lumières ? On nous parle de tranquillité publique, il s’agit ici de sécurité.

Où est la vision à long terme pour une ville durable et solidaire ? L’écologie ne doit pas forcément être punitive ni décroissante. Un programme municipal doit être un projet citoyen dans lequel se retrouvent tous les habitants, les acteurs de tous les âges, tous les quartiers et tous les usagers. Porter l’ambition des tourangeaux n’est pas une affaire de chapelle politique mais une proposition forte, une envie collective et courageuse.

Tours n’est pas seulement une commune, c’est la capitale de la Touraine, elle mérite une ambition, un nouveau souffle pour Tours.

Quartier de l’Europe, pourquoi casser quelque chose qui marche ?

L’équipe de l’Espace Loisir Jeunes a appris avec stupéfaction que la Ville envisageait de la remplacer par une équipe extérieure, suite à une indiscrétion d’un élu, alors même que les membres de cette équipe avaient su éviter que l’espace loisirs ne soit la proie des émeutes de juin 2023.

L’Espace Loisir Jeunes est un pilier de la communauté du quartier de l’Europe. Les actuelles équipes ont prouvé leur efficacité et accueillent, orientent et travaillent avec les jeunes et leurs parents tout en bénéficiant de la confiance des familles et des écoles.

La volonté de la Ville de confier la gestion à des acteurs extérieurs est incompréhensible.
Une forte mobilisation des habitants, travailleurs locaux, professeurs et acteurs du terrain témoigne de l’importance de ces équipes dans la vie du quartier avec le recul d’un service public de proximité.
De surcroît, le projet d’extension de l’Espace Loisir Jeunes aux Tourettes est également menacé par cette même logique. Confier ces espaces à des acteurs extérieurs est une erreur manifeste. On ne peut pas sacrifier la sécurité et le vivre-ensemble de tout un quartier sur l’autel de l’économie.

Cette situation révèle une stratégie récurrente de la part de la Ville : décider en coulisses, sans consultation ni collaboration avec les parties concernées.

Nos vœux pour les tourangelles et tourangeaux

Nous voulons tout d’abord exprimer notre gratitude envers les Tourangeaux, les forces vives de Tours et tous ceux qui ont dédié leur vie et leur temps à aider, soigner, protéger, éduquer, et qui ont, au travers de leur engagement, contribué au vivre-ensemble de la Ville.

Nous espérons que l’année 2024 rimera avec sécurité pour les Tourangeaux, et que leur vie ne soit entachée ni par les petites incivilités du quotidien, ni par des épisodes de grande violence que nous avons pu connaître en juin dernier.

Nous souhaitons aussi que cette année soit marquée par le rayonnement culturel de Tours à l’échelle régionale et que les beaux jours soient synonymes de moments de partage autour d’un patrimoine culturel commun, de représentations qui nous sont si chères et souhaitons que notre patrimoine culturel soit préservé et défendu.

Nous attendons aussi que 2024 reflète une meilleure vie démocratique au sein de la Mairie et que la majorité en place soit le reflet d’une majorité respectueuse du débat démocratique et soucieuse des propositions de tous les membres du Conseil municipal, qu’ils soient de sa majorité ou de l’opposition.

Tours, ville excluante

Les Tourangeaux auront eu la mauvaise surprise de découvrir +25 % d’imposition alors même que le sentiment d’insécurité est croissant et que leur culture est en jachère, le tout couronné par une majorité politique excluant tous ceux qui du fait de leurs temps de trajet, de leur santé ou de leur âge, ne peuvent pas profiter d’une ville (parfois dangereusement) cyclable. En bref, tous ceux qui ne vivent pas, ne travaillent pas ou n’ont pas leurs enfants scolarisés dans leur quartier et de préférence au centre ville… c’est-à-dire beaucoup de monde !

La sécurité n’est pas une affaire de comm’, non plus l’affaire d’une opération coup de poing ! La majorité se targue d’avoir fait baisser l’insécurité alors même que les atteintes physiques ont augmenté de 5% !

La culture est abandonnée ! Tours s’obscurcit alors que ses voisins rayonnent. L’Education Nationale veut fermer le CRR et délocaliser les classes à horaires aménagées et la majorité ne fait rien ! De plus, la majorité refuse d’embaucher l’orchestre de sa propre ville en CDI… Une première en France. Face à la destruction de notre patrimoine culturel, il faut dire stop ! Le 3° grand axe du mandat a été la démocratie participative, mais pour qui ? Où sont les jeunes ? Où sont les habitants des quartiers dits prioritaires ? Quand on est maire d’une ville, a fortiori élu par seulement 17 % de la population, il faut rassembler l’ensemble de sa ville, pas simplement certains quartiers.

Nouvel hôpital trousseau : la santé mentale des tourangeaux n’est pas négociable !

En France, 1 personne sur 5 souffre d’une maladie mentale et c’est 1 français sur 4 qui consomme des psychotropes.

En plus de la santé mentale des étudiants toujours plus mise en danger par le climat incertain dans lequel ils évoluent, comment peut-on un seul instant imaginer la suppression de lits en psychiatrie ?
C’est pourtant le projet du nouvel hôpital Trousseau (CHRU) qui envisage en secret la fermeture de 84 lits de psychiatrie à Tours (soit – 40 %) !

Alors qu’en France, la psychiatrie dispose de 50/55 lits pour 100.000 habitants, avec le nouveau projet, la métropole n’en proposera plus que 27. La psychiatrie ne doit pas être le parent pauvre du service public. C’est pourquoi il est essentiel de promouvoir une vision globale de la santé mentale, qui doit reposer sur une politique publique ambitieuse.

Ce projet, avant même d’être sorti de terre, s’annonce déjà dépassé. Non seulement il n’apparaît pas en capacité de répondre aux problèmes actuels mais surtout le sera encore moins pour répondre aux problèmes d’un avenir de plus en plus anxieux.

A l’heure d’un climat toujours plus délétère pour la santé mentale, il est inconcevable d’enlever encore des moyens aux services psychiatriques. Les politiques devraient se mobiliser pour un outil sur le territoire. Le maire de Tours, lui-même Président du CHRU, ne saurait accepter une telle dégradation du service public hospitalier.

A chacun de prendre ses responsabilités afin d’enrayer la catastrophe sanitaire annoncée.

Agir concrètement pour la sécurité des tourangelles et tourangeaux !

Les forces de Police et de Gendarmerie de Tours ont enregistré 9 275 crimes et délits en 2022 contre 8 939 en 2021, soit une hausse de 3,8 % en un an. Cette croissance significative ne saurait rester sans réponse. La colère des Tourangeaux monte, des ,collectifs se réunissent, des pétitions circulent… Mais aucune solution ne leur est proposée. L’insécurité est certes un sujet national, mais lorsqu’à Tours le risque moyen d’être victime d’un crime ou d’un délit est de 6.73 % ou encore que le nombre total de plaintes pour coups et blessures volontaires est passé de 449 à 616 entre 2021 et 2022, alors il est essentiel de donner à cette problématique une réponse locale.

  • Où est le troisième poste de police municipale ?
  • Où est le renforcement du rôle et des effectifs des médiateurs de rue ?
  • Où sont les créations de postes des policiers municipaux ?

La majorité municipale a failli et n’a pas tenu les promesses du programme sur lequel elle a été élue. Ce laxisme n’a fait qu’aggraver la situation.

Au-delà de tout clivage politique : l’incivilité ne devrait jamais avoir à être une nuisance quotidienne à accepter. Parler de sécurité, c’est évoquer des vies humaines, mais, c’est aussi à plus grande échelle : la cohésion sociale, l’attractivité de la ville, la mobilité, la vie culturelle, nocturne et étudiante.
Il est plus que temps de mettre en place des actions de sécurité qui s’articuleront sur le long terme autour de trois axes : la prévention, la cohésion sociale et la sanction.

Prendre en compte le confort des piétons (en colère) dans les aménagements !

Tout déplacement commence et finit par une marche. La marche est un mode actif de déplacement à part entière, c’est même la première des mobilités. Sa part modale est supérieure à 60 % dans la plupart des villes. Pourtant le piéton est le grand oublié des politiques publiques de mobilité même si quelques progrès ont été réalisés. La ville de Tours ne fait pas exception, loin de là.

Les piétons sont en colère, qu’ils soient marcheurs du quotidien, flâneurs ou promeneurs, sportifs même. Les discours convenus des aménageurs et des élus, les plaidoyers ronronnants pour la « ville du quart d’heure », la « ville marchable », c’est bien gentil, mais dans la vraie vie, se déplacer en marchant est souvent un calvaire.

L’encombrement des trottoirs (poubelles à demeure, vélos, trottinettes…) et le stationnement des voitures et scooters sur les cheminements piétons conduisent trop souvent le piéton à un parcours d’obstacles lors de ses déplacements urbains. Sans compter les enfants aux abords des écoles et les personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap pour qui la ville est peu accessible (largeurs de trottoirs insuffisantes, dénivelés trop importants…).

Au fond, les piétons en colère réclament avant tout davantage de justice spatiale.
Aménager une ville « marchable » à travers un plan « piétons » (Ex : trottoirs plus larges et libérés, itinéraires pédestres redessinés, assises, points d’eau et présence végétale qui protège et rafraîchît…) est plus que jamais nécessaire.

L’école, c’est la vie !

Nous souhaitons une bonne rentrée à tous, en particulier ces jours-ci aux enfants qui reprennent le chemin de l’école, à leurs parents, à leurs enseignants et à tout le personnel des écoles.

L’école doit être au cœur des priorités de la politique municipale, pour préparer l’avenir et pour la réussite de tous. C’est un choix politique d’accueillir certains enfants dans des murs délabrés, des établissements bouillants l’été, glacials en hiver. La plupart du temps, bien sûr, dans les quartiers populaires.

Car malgré les annonces, les actions engagées ne sont pas à la hauteur des enjeux et surtout ne vont pas assez vite. L’effort de rénovation des locaux scolaires est insuffisant pour mettre fin aux bâtiments vétustes et aux passoires thermiques. La végétalisation des cours d’école est certes entamée, mais seules 5 écoles – sur les 58 que comptent la ville – sont aujourd’hui concernées.

C’est pourquoi, afin de sortir d’une gestion au fil de l’eau et faire de l’égalité des chances par l’école une priorité, nous demandons que la ville de Tours revoie les objectifs et le calendrier de son « plan Écoles en transition ». Ce n’est pas d’une transition dont les écoles ont besoin mais d’un véritable plan d’urgence, qui, par son ampleur et son ambition, permettra d’offrir rapidement à tous les enfants de la ville des conditions d’apprentissage dignes.

Parce que l’école, c’est la première mission d’une municipalité, la première de ses compétences, mais aussi sa première responsabilité.

Bilan de mi-mandat : Vraiment utile ?

Juillet 2020/juillet 2023 : déjà la moitié du mandat municipal écoulé. Alors bien sûr, comme c’est la coutume, chacun veut y aller de son bilan.

Il sera nécessairement flatteur pour la majorité municipale, enveloppé dans une communication tirée au cordeau, pour démontrer ou tenter de démontrer que malgré un contexte difficile, les promesses ont été tenues, que le programme avance, que la ville se transforme (…).

L’opposition, même si elle se dit ou se veut constructive, aura donc beau jeu de répondre immobilisme, renoncements, trahison, engagements non respectés (…).

Alors, qui croire, et qu’en penser réellement ? Et si les plus objectifs à réaliser cet exercice étaient les tourangelles et les tourangeaux eux-mêmes, hors de toute caricature.
Cette question, notre groupe vous la pose donc très simplement : les actions engagées, les politiques publiques menées en matière de mobilité, d’éducation, de culture, de sécurité, de solidarité, de démocratie participative, d’urbanisme ou de transition écologique sont-elles en phase avec les promesses de campagne et/ou vos souhaits d’évolution pour la ville ?

À chacune et chacun de se faire sa propre idée, avec l’utopie qu’un jour peut-être un instrument de démocratie réellement participative (qui reste à inventer) permette de dire, lors de ce bilan de mi-mandat, stop ou encore !

Bel été à toutes et tous.

Vérité, politique et démocratie. Petits arrangements

Rétention d’informations lors des conseils municipaux pour occulter le débat, calcul politique pour arracher des postes à la Métropole, absence de condamnation sans réserve de propos insultants à caractère raciste tenus par le Président de la Métropole à l’encontre d’un élu de cette même collectivité ; les dérives de la majorité municipale semblent ne plus devoir s’arrêter…


Et le problème est que le fonctionnement de la classe politique avec ses petits arrangements entre personnes de pensées fondamentalement différentes, conduit aux petits arrangements avec la notion de démocratie.


Ces petits arrangements oublient que la démocratie vit du débat, des contrastes et de la différence comme l’est la vraie vie. La vraie tolérance de la démocratie est dans le respect de ces divergences radicales de pensées.


De militant convaincu hier, nous avons aujourd’hui un maire non convaincant, un maire communicant, un maire devenu un adepte de la politique politicienne. Il est encore temps de retrouver une boussole politique afin de réellement changer la ville comme cela avait été promis, avec et pour toutes les tourangelles et tous les tourangeaux.


La démocratie ne suppose pas le consensus mou !

Stationnement : Payez (toujours plus)… ou quittez la ville !

La majorité municipale – sans imagination – a choisi pour seule stratégie de supprimer des places de stationnement, d’élargir les secteurs taxables et d’augmenter significativement les tarifs.

Taxer, imposer, restreindre l’accès au centre-ville sans proposer de mesures alternatives, de dispositifs d’accompagnement, cela a tout de l’écologie punitive, de l’écologie de privilégiés habitant le coeur de ville. Oui à l’écologie dans notre ville, mais une écologie populaire et solidaire, et avant tout une écologie pragmatique qui préserve le droit à la ville pour toutes et tous.

L’aménagement du stationnement sur l’espace public est un sujet central, au croisement de nombreuses politiques sectorielles : attractivité commerciale, cadre de vie, logement, mobilités… Et si la place de la voiture en ville doit bien évidemment être repensée, cela ne saurait se faire sans créer de nouveaux équilibres entre les différents usages et fonctions de cet espace, ainsi qu’entre les différentes mobilités, au profit des plus durables. Or, le projet de tramway est à l’arrêt, les nouveaux parkings relais oubliés, le réseau express vélo promis n’avance pas…

Au-delà, aucune mesure pour un stationnement plus solidaire prenant en compte le pouvoir d’achat (ex : tarification solidaire pour les résidents), aucune mesure pour préserver l’attractivité des commerces de proximité (ex : forfait shopping gratuit 1H)…

Un logement toujours plus cher, des impôts en hausse, un stationnement repoussoir, où allons-nous ?

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