RÉPONSE :
Armelle Gallot-Lavallée, conseillère municipale déléguée à la sécurité routière
La sécurité des habitants vis-à-vis de la circulation routière est une préoccupation constante de la municipalité (…). Concernant la pose de ralentisseurs, l’habitat très dense à Tours rend complexe la mise en place de ce genre d’aménagements qui peut être source de nuisance sonore. En revanche, là où l’habitat est un peu éloigné de la voirie, nous en avons mis en place (ex. : rue du Plat d’Étain).
Nous réalisons des trottoirs traversants pour presque tous les nouveaux aménagements. Ils facilitent la traversée des piétons et ralentissent les voitures.
Concernant le stationnement en quinconce, à la demande des habitants, nous testons de nouveaux aménagements rue d’Amboise et rue Victor Hugo (…) En revanche, ces stationnements en quinconce peuvent rendre difficile, voire dangereux, le double sens cyclable pour les vélos. C’est la raison pour laquelle chaque situation est étudiée au cas par cas.
Les écluses visent à réduire la largeur de la voie pour laisser le passage à une seule voiture alternativement. Elles ne peuvent donc être mises en place que dans des rues à double sens et ne sont pas adaptées aux axes à sens unique ou à plusieurs voies. Avenue de la République et rue du Plat d’étain, le résultat est concluant. Pour ce qui concerne les limites de vitesse, le passage de la ville à 30 km/h produit ses effets et est globalement bien respecté. Les relevés de vitesse montrent une vitesse moyenne correcte, avec cependant de grands excès de vitesse, surtout la nuit, jusqu’à 70 km/h. Les radars pédagogiques ont un effet auprès d’automobilistes qui dépassent légèrement la vitesse autorisée, mais n’ont malheureusement aucun effet sur les grands excès de vitesse. Il ne nous est pas possible d’en mettre boulevard Heurteloup car la vitesse ne pourrait y être mesurée que sur une seule voie.
Conscients des difficultés de circulation pour les piétons et cyclistes sur la voie Est de la place Loiseau d’Entraigues, nous avons sollicité le bureau d’études de la ville pour proposer un réaménagement de cet espace et attendons ses conclusions. Nous travaillons à la rédaction d’un Code de la voie publique afin de rappeler à chaque usager ses droits et ses devoirs (…). Les aménagements se font après concertations avec les riverains. Ainsi, je me rends systématiquement sur place pour étudier la situation et vous proposerai très prochainement un rendez-vous.
RÉPONSE :
Philippe Geiger, adjoint au marie délégué à la tranquillité publique
Si la prévention et l’éducation sont nécessaires, malheureusement, elles ne sont pas toujours suffisantes (…). Nous avons décidé de lancer une étude pour l’implantation d’un radar automatique qui gérera le respect de la vitesse et des feux de signalisation. En effet, de nouvelles dispositions permettent aux collectivités territoriales d’installer ce genre de matériel, suite à un avis favorable du représentant de l’État. Nous avons envoyé une lettre de candidature à la délégation de la sécurité routière en ce sens. Le marché public sera opérationnel fin 2025 (…). Le coût de cette opération sera supporté par la Ville (achat et maintenance du radar), pendant que le produit reviendra quasiment intégralement à l’État. La sécurité routière a un coût, il faut l’assumer. Par ailleurs, les équipes de la police municipale font chaque jour des contrôles de vitesse aléatoires sur différents axes.
Conseil municipal du 26/05/2025