Les questions au Conseil Municipal

Retrouvez ci-dessous toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur l'action municipale.

Bloc promotionnel

Vous trouverez ci-dessous les questions/réponses au conseil municipal. Cette page est mise à jour régulièrement. Les questions portant sur des situations personnelles ne feront pas l’objet d’une publication.

Commerce

Réponse :
Iman Manzari, adjoint délégué au commerce

(…) Ce phénomène touche beaucoup de villes et ce modèle est un peu en déclin. Il faut savoir que ces galeries sont privées. La municipalité n’a pas la main sur leur commercialisation ou leur gestion. L’élément positif pour la Galerie Nationale, c’est que le propriétaire est un indépendant. (…) Ce n’est pas une foncière multinationale inaccessible. (…) J’ai pu rencontrer le propriétaire en octobre dernier à Paris pour partager notre vision. (…) Je lui ai orienté plusieurs porteurs de projets pour des négociations avec des enseignes que l’on a envie d’avoir sur la ville. J’ai eu plusieurs réunions avec des responsables de développement d’enseignes déjà présentes au sein de la galerie pour des projets de développement ou d’extension dont je ne peux pas vous donner le détail car c’est un projet privé. C’est en bonne voie et il y aura de bonnes nouvelles qui vont arriver. (…) Cette difficulté pour la municipalité face à la vacance commerciale, nous l’avions repérée dès le début du mandat. La Ville ne disposait d’a cun outil pour intervenir. (…) Nous avons missionné la SET [Société d’Équipement de la Touraine NDLR] et Ligéris pour mener des études et j’ai bon espoir que nous puissions ouvrir en 2023 notre foncière commerce, qui pourra nous permettre d’intervenir sur la préservation des commerces de proximité mais aussi sur les cellules et les constructions qui sortent de terre et qui sont confiées à des foncières parfois hors sol. Demain, ce sera la foncière de la Ville qui aura un jour son périmètre à l’échelle de la métropole de Tours, je l’espère. (…)

Conseil municipal du 06/02/2023

Culture

Pendant une période, certaines bibliothèques étaient ouvertes un dimanche par mois et cela était appréciable pour les familles avec des enfants. Est-il possible d’envisager une ouverture le dimanche, par exemple de la bibliothèque centrale, afin de rendre accessibles les ouvrages sans forcément organiser des ateliers ?

Réponse :
Christine Blet, adjointe au maire déléguée à la lecture publique

Pour reprendre votre propos, il ne s’agissait pas de « plusieurs bibliothèques ouvertes le dimanche », mais une seule : la bibliothèque centrale qui n’était ouverte qu’un dimanche par mois (…) depuis septembre 2017. En 2017/2018, la bibliothèque était très fréquentée (…) pour ensuite décliner, avec une fréquentation en baisse, accentuée par la crise du Covid (…) malgré la mise en place d’animations culturelles. Il est toujours douloureux de fermer un service le dimanche. Idéalement, j’aurais souhaité ouvrir ce service tous les dimanches (…) mais ce n’est pas à l’ordre du jour car cela a un coût (…) Nous traversons une crise énergétique et financière (…) Cette fermeture répondait aussi à notre volonté d’économie d’énergie. Par ailleurs, nous avions de moins en moins de familles et de plus en plus d’étudiants (…) La fermeture est aussi liée à des raisons budgétaires réelles : concrètement, l’ouverture de la bibliothèque centrale le dimanche représentait 16 personnes sur un créneau d’ouverture de 3 heures 30. Nous avons redéployé le travail de ces agents autrement dans la semaine (…) Nos bibliothécaires ont à cœur de diversifier les offres
pour les familles : des animations pour les enfants, des moments de lecture, des moments culturels ou musicaux dans toutes les bibliothèques de quartier (…) « La Nuit de la Lecture » est aussi l’occasion pour chacun et chacune de prendre son abonnement gratuit à la bibliothèque pour l’année (…) Je suis navrée comme vous de cette décision (…) Les bibliothécaires ont commencé un chantier d’écriture sur le lien social dans chaque quartier (…) Je reviendrai peut-être vers vous pour échanger et voir quelles propositions nous pourrions porter.

Conseil municipal du 18/12/2023

J’ai appris avec consternation (…) la fin définitive du Florilège vocal de Tours, suite à une baisse plus que conséquente des subventions municipales. (…)

Réponse :
Christophe Dupin, adjoint délégué à la culture et aux droits culturels

Nous regrettons le choix des organisateurs de mettre fin à cette manifestation plutôt que de la faire évoluer. Les partenaires (État, Région, Département et Ville) ont fait le constat que le modèle du Florilège peinait à se renouveler, qu’un nombre décroissant de spectateurs se rendaient aux spectacles et que le nombre de choristes était passé de 800 à 200. Depuis une dizaine d’années, les partenaires ont baissé leurs subventions. La municipalité précédente les avait baissées de 50 000 € en 2015 à 37 000 € en 2019. (…) En 2022, nous avons augmenté pour les 50 ans notre participation à 40 000 €. (…) Les partenaires ont fait le constat que le Florilège était un modèle qui arrivait à un terme. En 2023, l’association nous a demandé
60 000 €. Ce qui était impossible sauf à mettre en péril d’autres subventions aux associations. (…) Nous avons rencontré les organisateurs et leur avons suggéré de passer en biennale. (…) L’association a décliné. (…) Le Grand Théâtre doit devenir la locomotive du chant choral (…). Le Chœur de rue et la Maîtrise populaire connaissent un formidable succès. Le Chœur professionnel fera un concert dans l’espace public tous les mois. (…) La Chorale populaire proposera des sessions le week-end. (…) Le Grand Théâtre a mis en place un système de carte pour permettre d’y accéder à des tarifs très réduits. (…) Sur l’éducation à la culture musicale et au chant choral, le Conservatoire a multiplié par 3 le nombre de classes (de 20 à 60 classes en 2023) qui participent à un travail sur un semestre avec des professionnels. On est passé de 3 à
4 Orchestres à l’école. (…) La Ville a augmenté son soutien à la création et à la diffusion musicale (salle J. Baker, Jeudis’zic aux Granges Collières, salle Ockeghem, café GIP. Nous avons une priorité pour que se développent des pratiques artistiques du plus grand nombre d’habitants. (…) Cela correspond à une dimension d’éducation populaire et pour faire vivre les droits culturels sur notre belle ville.

Conseil municipal du 27/03/2023

Démocratie permanente

Serait-il également possible d’avoir son avis sur ses cumuls en rupture avec l’héritage politique de son parti EELV ?

Réponse :
Annaelle Schaller adjointe déléguée à la démocratie permanente

Les représentations assurées par les élus sont essentielles à notre démocratie locale. (…) Depuis 2021, dans le cadre de sa démarche « opendata », la Ville de Tours publie la liste des représentations exercées par les conseillers municipaux. (…) Celles-ci, réalisées au titre du mandat municipal, ne donnent pas lieu à des indemnités supplémentaires. Il s’agit de :

  • représentations internes nécessitant obligatoirement la présence d’élus : commissions municipales thématiques, (…) de la commande publique, commission consultative des services publics locaux, instances du dialogue social, jurys de concours, etc. ;
  • représentations internes facultatives comme par exemple des comités de suivi ;
  • représentations relevant de choix d’organisation de la collectivité comme des établissements publics ou syndicats intercommunaux qui exercent une partie des compétences pour le compte de la Ville (par exemple le Centre Communal d’Action Sociale) ou, par exemple, la régie du Grand-Théâtre ;
  • représentations extérieures relevant d’une obligation ou parce que l’organisme le prévoit dans ses statuts (…) comme dans certaines associations, à l’université, à la Mission locale, etc. (…) La Ville de Tours a un représentant élu dans toutes les écoles publiques, certaines écoles privées et certains collèges ou lycées.(…) La collectivité est actionnaire de plusieurs sociétés publiques locales et dispose de représentants ;
  • enfin, il y a des choix effectués par la collectivité dans le cadre de la création d’une nouvelle structure ou d’adhésion à des réseaux professionnels.

Une partie des représentations est de nature temporaire (…) à l’instar des jurys pour le choix d’une maîtrise d’œuvre dans le cadre d’un projet bâtimentaire (…) ou d’une commission de concession. (…) Il faut distinguer ces représentations, qui font partie intégrante du mandat municipal, de la question du cumul des mandats (…). Il est difficile voire impossible de comptabiliser la charge de travail liée à ces différents types de représentation. (…) Le maire est membre de droit d’un certain nombre d’instances et commissions dont la présidence est ensuite déléguée à l’adjoint ou l’adjointe concernée : jurys de concours, commissions de la commande publique, etc. De même les commissions municipales sont présidées par une vice-présidente ou un vice-président élu par les membres de chaque commission. (…)

Réponse :
Christophe Boulanger, conseiller municipal délégué

J’interviens en tant que représentant départemental d’Europe Écologie Les Verts. (…) EELV a une grille de cumul des mandats qui est validée par les instances nationales. Elle est ici respectée puisque le maire n’a qu’un seul mandat électif même s’il est doublé en étant maire de Tours et conseiller métropolitain. C’est la particularité du mandat intercommunal et c’est la loi qui est faite comme ça. (…)

Conseil municipal du 02/10/2023

Éducation

Mon enfant est à la maternelle Giraudeau. Or, je suis surpris que dans la rue du Sergent-Leclerc la vitesse ne soit pas limitée à 30 km/h. Il n’y a pas de ralentisseur non plus et l’école est à peine signalée. Sachant que la zone artisanale (…) provoque une fréquentation importante à l’heure de l’arrivée et de la sortie des enfants et que de nombreuses personnes roulent à des vitesses anormales et/ou ne respectent pas le passage piéton. Il serait utile et urgent d’agir devant cette école. (…)

Réponse :
Franck Gagnaire, adjoint délégué à l’éducation

La Ville de Tours met en place l’opération de sécurisation des abords des écoles « Rue des enfants » depuis juin 2021. Nous avons expérimenté ces fermetures temporaires de circulation aux heures d’entrée et de sortie d’école le matin et le soir durant un mois. L’évaluation réalisée en septembre 2021 auprès des familles a fait apparaître un taux de satisfaction important : 77 % souhaitaient le maintien de cette expérimentation. La pérennisation a été décidée, sauf devant l’école Rabelais où des aménagements supplémentaires sont nécessaires. Pour préparer l’extension de cette démarche, nous menons une étude sur une dizaine d’écoles supplémentaires pour réaliser des aménagements durant l’été 2023. Diverses mesures pourront être préconisées par l’étude, comme les coupures temporaires de circulation ou des aménagements de voirie comme nous l’avons déjà fait devant les écoles Ernest-Perochon, Paul-Fort, et Simone-Veil.

Réponse :
Armelle Gallot-Lavallée, conseillère municipale déléguée aux aménagements transitoires, au code de la rue, à la sécurité routière et aux mobilités de proximité

En ce qui concerne l’école maternelle Giraudeau, les parents d’élèves et la direction de l’école avaient demandé en 2015 des aménagements pour ralentir la vitesse des véhicules. Ce que la Ville a fait. C’est donc à cette période qu’a été réalisé l’ilot central et la pose de mobilier, ce qui a permis de sécuriser l’abord de l’école de votre enfant. Deux panneaux verticaux signalent l’école, ainsi qu’un marquage au sol. Nous allons poser prochainement un radar pédagogique, qui affiche la vitesse des automobilistes, afin d’inviter ceux qui sont en infraction à modifier leur comportement. Par ailleurs, la ville passera à 30km/h prochainement et votre rue sera concernée. J’espère qu’avec ces mesures, complémentaires aux aménagements existants, les automobilistes ralentiront à l’approche de l’école et favoriseront ainsi la sécurité des enfants.

Conseil municipal du 14/12/2022

Logement

Réponse :
Marie Quinton, adjointe au maire déléguée au logement

Vous faites écho au projet ambitieux de renouvellement urbain dans le quartier du Sanitas (…). Je tiens à nuancer le qualificatif « sinistré ». (…) En plein cœur de ville, à 2 pas de la gare, ce quartier comprend de nombreux équipements et services publics, le réseau d’acteurs associatifs le plus dense de la ville, une offre de transports importante (…) et un quartier dont les habitantes et habitants sont fiers (…). Le projet de renouvellement urbain (…) prévoit la production de 870 logements neufs ou rénovés, privés ou en accession sociale, qui viendront diversifier l’offre de logements (…). Il prévoit des équipements publics réhabilités (…), un cadre de vie amélioré (…), des services de proximité et de nouveaux commerces. C’est dans ce dialogue avec l’ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine) qu’a été prise la décision, fin 2024, d’abandonner la démolition prévue de 66 logements sociaux (…) en raison :

  • de la qualité des logements et du bâti ;
  • de la qualité énergétique (…) (seulement 2 à 4% des logements sont des passoires thermiques);
  • du classement du Sanitas « architecture contemporaine remarquable » (…) ;
  • des besoins en logement (…) ;
  • du fait de l’absence de difficultés dans ces cages d’escalier ;
  • de l’attachement des habitants à leurs logements.

Votre question pose plus largement celle de la mixité sociale (…). D’après une étude de l’INSEE, l’agglomération de Tours est particulièrement atypique. La ségrégation spatiale se fait de 2 côtés, et pour reprendre les termes de cette étude, « aux ghettos de pauvres répondent des ghettos de riches». Cela ne peut se régler par des démolitions à tout va. (…) Nous nous attelons donc à favoriser (…) les attributions de logements sociaux aux ménages les plus modestes hors des quartiers prioritaires, et à l’inverse, les attributions aux ménages les moins modestes en quartiers prioritaires (…). Il nous faut aussi produire de nouvelles opérations de logements (…) en appliquant la règle des 3 tiers (…) : 1/3 de logements sociaux, 1/3 de logements intermédiaires, Bail Réel Solidaire, accession sociale à la propriété, et 1/3 de logements libres.

Conseil municipal du 3 février 2025

Mobilités – Circulation – Stationnement

Certaines villes limitrophes ont adopté des ralentisseurs, des stationnements alternés, des radars pédagogiques, des écluses, des passages piétons sécurisés. Par exemple, la rue de la Fuye, la rue du Rempart, les boulevards Heurteloup et Béranger ne sont pas assez sécurisés et ne respectent pas la sécurité des piétons et des cyclistes.


RÉPONSE :
Armelle Gallot-Lavallée, conseillère municipale déléguée à la sécurité routière

La sécurité des habitants vis-à-vis de la circulation routière est une préoccupation constante de la municipalité (…). Concernant la pose de ralentisseurs, l’habitat très dense à Tours rend complexe la mise en place de ce genre d’aménagements qui peut être source de nuisance sonore. En revanche, là où l’habitat est un peu éloigné de la voirie, nous en avons mis en place (ex. : rue du Plat d’Étain).

Nous réalisons des trottoirs traversants pour presque tous les nouveaux aménagements. Ils facilitent la traversée des piétons et ralentissent les voitures.

Concernant le stationnement en quinconce, à la demande des habitants, nous testons de nouveaux aménagements rue d’Amboise et rue Victor Hugo (…) En revanche, ces stationnements en quinconce peuvent rendre difficile, voire dangereux, le double sens cyclable pour les vélos. C’est la raison pour laquelle chaque situation est étudiée au cas par cas.

Les écluses visent à réduire la largeur de la voie pour laisser le passage à une seule voiture alternativement. Elles ne peuvent donc être mises en place que dans des rues à double sens et ne sont pas adaptées aux axes à sens unique ou à plusieurs voies. Avenue de la République et rue du Plat d’étain, le résultat est concluant. Pour ce qui concerne les limites de vitesse, le passage de la ville à 30 km/h produit ses effets et est globalement bien respecté. Les relevés de vitesse montrent une vitesse moyenne correcte, avec cependant de grands excès de vitesse, surtout la nuit, jusqu’à 70 km/h. Les radars pédagogiques ont un effet auprès d’automobilistes qui dépassent légèrement la vitesse autorisée, mais n’ont malheureusement aucun effet sur les grands excès de vitesse. Il ne nous est pas possible d’en mettre boulevard Heurteloup car la vitesse ne pourrait y être mesurée que sur une seule voie.

Conscients des difficultés de circulation pour les piétons et cyclistes sur la voie Est de la place Loiseau d’Entraigues, nous avons sollicité le bureau d’études de la ville pour proposer un réaménagement de cet espace et attendons ses conclusions. Nous travaillons à la rédaction d’un Code de la voie publique afin de rappeler à chaque usager ses droits et ses devoirs (…). Les aménagements se font après concertations avec les riverains. Ainsi, je me rends systématiquement sur place pour étudier la situation et vous proposerai très prochainement un rendez-vous.

RÉPONSE :
Philippe Geiger, adjoint au marie délégué à la tranquillité publique

Si la prévention et l’éducation sont nécessaires, malheureusement, elles ne sont pas toujours suffisantes (…). Nous avons décidé de lancer une étude pour l’implantation d’un radar automatique qui gérera le respect de la vitesse et des feux de signalisation. En effet, de nouvelles dispositions permettent aux collectivités territoriales d’installer ce genre de matériel, suite à un avis favorable du représentant de l’État. Nous avons envoyé une lettre de candidature à la délégation de la sécurité routière en ce sens. Le marché public sera opérationnel fin 2025 (…). Le coût de cette opération sera supporté par la Ville (achat et maintenance du radar), pendant que le produit reviendra quasiment intégralement à l’État. La sécurité routière a un coût, il faut l’assumer. Par ailleurs, les équipes de la police municipale font chaque jour des contrôles de vitesse aléatoires sur différents axes.

Conseil municipal du 26/05/2025

RÉPONSE :
Annaelle Schaller, adjointe au maire déléguée à la démocratie permanente

Effectivement, à partir du 1er janvier 2025, la ville de Tours sera en zone 30, sauf exception pour certaines voiries qui restent à 50 km/h.(…) Actuellement, un certain nombre de quartiers sont en zone 30 mais les axes qui les séparent sont à 50. C’est relativement peu compréhensible de quitter une rue à 30, puis de traverser un axe à 50, puis de revenir sur une voie à 30.

À compter du 1er janvier, toute la ville sera à 30, avec quelques exceptions pour les très grands axes qui resteront à 50 km/h. 62 panneaux sont en cours de déploiement sur toutes les entrées de ville. Le premier objectif de la réduction de la vitesse à 30 km/h est bien sûr d’améliorer la sécurité des usagers, notamment des plus vulnérables.(…) Les risques d’accidents sont moins nombreux et moins graves, pour plusieurs raisons : augmentation du champ de vision du conducteur, distance d’arrêt réduite de moitié, violence du choc diminuée.

(…) Le deuxième objectif est d’améliorer le cadre de vie avec un meilleur partage de l’espace public permettant de redynamiser la vie locale et de favoriser les mobilités actives. La qualité de vie des riverains se trouve améliorée car le niveau sonore diminue de 25 décibels et des études ont montré qu’il y a plus d’interactions entre les habitants dans les rues à 30, entre autres du fait de la diminution du bruit. La limitation de vitesse encourage des comportements plus respectueux et un partage plus harmonieux de l’espace public entre véhicules, piétons et cyclistes.

L’impact environnemental de cette mesure est positif. Les études montrent une diminution des émissions polluantes de 18 % de CO2, et une réduction de consommation d’essence de 7 %. 110 panneaux « fin de zone 30 » et 31 mats viennent d’être enlevés, puisque sans utilité désormais, ce qui libère un espace plus confortable pour les piétons et facilite la circulation des personnes à mobilité réduite. Nous avons laissé sciemment et provisoirement quelques anciens panneaux zone 30 à certains carrefours, près des écoles et des crèches, pour laisser le temps aux automobilistes de prendre leurs marques. Enfin, les voies qui restent à 50 sont matérialisées par des logos blancs sur les voies : au total, 280 logos bien visibles indiquent ces rues.

Conseil municipal du 16/12/2024

RÉPONSE :
Armelle Gallot-Lavallée, conseillère municipale déléguée pour les questions relatives au code de la rue

En préambule, je rappelle que seuls les enfants de moins de 8 ans sont autorisés à circuler à vélo sur les trottoirs (…)

Vous verrez de moins en moins de cyclistes contrevenir à cette règle, du fait de l’accélération de l’aménagement de pistes cyclables sécurisées. Vous constaterez également une réduction du nombre de cyclistes sur les voies routières mixtes lorsque la ville disposera de davantage de pistes cyclables sécurisées. Nous travaillons à la séparation des flux afin de limiter les conflits d’usage (…)

Depuis un décret mis en place le 14 septembre 1998, les cyclistes n’ont plus l’obligation d’emprunter les pistes cyclables. Il s’agit, en effet, de voies conseillées, hormis si elles sont annoncées par un panneau « piste cyclable obligatoire » (voir ci-dessous). On ne peut interdire aux cyclistes de rouler sur la voie centrale, même si des bandes cyclables sont marquées au sol. En effet, un marquage en peinture n’empêche pas, physiquement, les véhicules motorisés d’utiliser les bandes cyclables comme espace de stationnement. C’est trop souvent le cas, et cela oblige les cyclistes à se déporter sur la voie centrale, ce qui est susceptible de les mettre en danger (par exemple rue Édouard-Vaillant). À Tours, il existe quelques voies interdites aux cyclistes : l’autoroute, le bd du Maréchal-Juin et une partie de l’avenue Maginot. Elles le sont pour des raisons de sécurité liées au différentiel de vitesse entre les voitures et les cyclistes. Dans les zones et aires piétonnes, les piétons sont prioritaires. Les cyclistes sont autorisés à y circuler, à condition de rouler au pas, c’est-à-dire à une vitesse inférieure à 6 km/h. À l’issue des travaux de la piste cyclable sécurisée des rues Constantine et Marceau, les cyclistes qui, malgré tout, feraient le choix d’emprunter la rue Nationale, devront mettre pied à terre dans la partie étroite de la rue, afin de ne pas gêner la bonne circulation des piétons qui sont nombreux à fréquenter cette artère centrale de la ville.

Conseil municipal du 08/04/2024

Exemple : rue Jolivet, cela permettra aux poids lourds et bus de prendre obligatoirement l’axe principal, rue Édouard Vaillant, axe plus adapté ; en effet, rue Jolivet, une crèche est à proximité et il y a de nombreuses familles avec des enfants.

Réponse:
Armelle Gallot Lavallée, Conseillère municipale déléguée pour les questions relatives au code de la rue, à la sécurité routière et aux mobilités de proximité

Je précise que c’est un arrêté préfectoral qui définit les règles de circulation pour les véhicules de transport de marchandises de plus de 7,5 tonnes (…) Ces véhicules doivent emprunter les voies structurantes définies dans l’arrêté. On ne peut pas interdire la desserte locale, si l’adresse se trouve dans la zone de restriction (ex : transports exceptionnels, véhicules de secours, services publics de collecte ou transports en commun ne peuvent pas être interdits). Dans certains cas, on peut prendre des arrêtés plus restrictifs pour le transit en interdisant les véhicules de plus de 3,5 t. C’est d’ailleurs le cas de la rue Jolivet sur la partie nord (…) depuis 2014 (…) Les camionnettes et petits fourgons utilisés pour la livraison de colis et les artisans ont un tonnage inférieur à 3,5 t et ne sont donc pas concernés. La Ville va déployer progressivement un plan d’apaisement pour améliorer le cadre de vie des habitants. Dans votre quartier, il sera mis en place à l’automne et devrait contribuer à limiter la circulation automobile et de camions. De manière générale, les interdictions spécifiques éventuelles doivent s’inscrire dans cette réflexion globale qui trouvera ses premières concrétisations cette année. Par ailleurs, nous allons vérifier l’emplacement et la lisibilité des panneaux limitant la vitesse à 30 km/h et, si besoin, y apporter des améliorations.

Conseil municipal du 19/02/2024

À quel moment comptez-vous mettre en place les outils de la démocratie permanente et la consultation des habitants pour prendre en compte les attentes des jeunes, des familles et des salariés issus des classes populaires et moyennes (…) ?

Réponse :
Christophe Boulanger, conseiller municipal délégué aux questions relatives au plan de circulation et de stationnement

Il nous est apparu la nécessité de simplifier, de rendre plus lisibles et plus équitables les enjeux de stationnement. Nous avions des distorsions d’usage, avec des secteurs payants et d’autres non payants (…) Ce découpage en dentelle générait des incompréhensions et nous étions souvent confrontés à des litiges (…) C’est pourquoi nous sommes passés de trois zones à deux zones, avec une zone unique dans l’hyper centre-ville.

L’autre enjeu, c’est de comprendre que le stationnement payant sert à favoriser la rotation des véhicules. Il est bien plus facile de trouver une place dans une zone de stationnement payant que dans un secteur gratuit (…) Dans les secteurs payants, on est au maximum à 85 / 90 % d’occupation, donc il y a toujours des places disponibles, contrairement aux secteurs non payants saturés. D’ailleurs, les voitures qui tournent dans les secteurs gratuits pour trouver une place génèrent un trafic plus important que dans les secteurs payants. L’absence de places libres nuit par ailleurs aux professions d’assistance à domicile qui ont besoin d’accéder à ces quartiers…

Notre stratégie est donc de privilégier le stationnement occasionnel et résident en surface, et d’orienter le stationnement des voitures qui font le trajet domicile-travail soit vers les parkings souterrains, soit vers le report modal. C’est pourquoi nous avons diminué les tarifs des parkings souterrains de 30 % en janvier 2023. Nous n’avons dans le même temps pas augmenté les tarifs des résidents, ni des professionnels (artisans, commerçants et professions médicales) en surface (…) Je reconnais que nous avons sous-estimé le besoin d’accompagnement au changement. La semaine dernière, Monsieur le Maire a rencontré les habitants qui ont mis en avant les enjeux liés au pouvoir d’achat. À l’issue de ces échanges, nous avons décidé de baisser la tarification sur les abonnements résidents mensuels et annuels qui passeront respectivement de 25 à 15 € et de 300 à 140 €. A l’automne dernier, nous avons mené une réunion de concertation sur le réseau cyclable structurant. Les rues Lavoisier et Voltaire seront concernées dans les années à venir. Ces aménagements nécessiteront aussi des ajustements sur les places de stationnement. Nous intégrons toutes ces questions pour rationaliser le partage de l’espace public et mener une politique cohérente. Nous restons à votre disposition pour continuer à échanger sur ces questions.

Conseil municipal du 19/02/2024

Il n’y a plus de place pour les piétons à Tours, plus de sécurité, ni sur les trottoirs empruntés à grande vitesse par les vélos et trottinettes (rue Nationale) ni sur les voies piétonnes (Pont Wilson) utilisées abusivement par les vélos alors qu’ils ont des voies réservées, ni même en traversant les rues (le parvis de la gare, lieu de tous les dangers). Une ville tout vélo n’est pas possible… Respectez les piétons, merci.

Réponse :
Armelle Gallot-Lavallée, conseillère municipale déléguée pour les questions relatives à la mise en place du système vélo et au code de la rue

La marche à pied représente la base de la mobilité, en tant que mode de déplacement, ou en tant qu’articulation avec la voiture, les transports en commun ou le train. La Ville est particulièrement attachée à ce mode de déplacement, car nous sommes toutes et tous piétons, et il est important que l’on puisse se déplacer dans des bonnes conditions à toutes les périodes de la vie (…)
La municipalité a affirmé une forte volonté politique en ce sens. Nos investissements sont fléchés vers le confortement de la marche à pied, que ce soit à travers notre plan pluriannuel d’investissements « espaces publics » ou notre plan « bien vieillir ».

Des actions ont été réalisées depuis le début du mandat : nous avons étendu et sécurisé la zone piétonne du Vieux-Tours ; nous avons fait évoluer notre doctrine d’aménagement pour que, dès que possible, les trottoirs soient traversants, c’est-à-dire qu’ils soient continus et sécurisés. Ainsi, ce sont les voitures qui doivent traverser le trottoir et non le piéton qui doit descendre sur la rue. Nous avons aussi transformé certaines voies en zones de rencontres, avec une vitesse limitée à 20 kilomètre heure et une priorité aux piétons, notamment là où les trottoirs étaient trop étroits pour être cheminables. Enfin, nous venons d’inaugurer la rampe d’accès au quai de la Loire (…) pour davantage de confort pour toutes et tous. En 2024, nous compléterons en lançant notre plan « bancs » (…)

Les trottoirs sont exclusivement réservés aux piétons, à l’exception des enfants qui peuvent y circuler à vélo ou à trottinette jusqu’à 8 ans. Cette règle est respectée par la majorité des usagers, cependant, vous pouvez y rencontrer certains cyclistes qui s’y sentent plus en sécurité que sur la rue (…). Nous réalisons de plus en plus d’aménagements sécurisés pour les cyclistes, ce qui devrait fortement limiter leur présence sur les trottoirs et ainsi améliorer le confort des piétons. Nous supprimons également au fur et à mesure les aménagements partagés entre piétons et vélos (…) qui créent des conflits d’usage (…) En fait, le plan « vélo » est aussi un plan favorable aux piétons. L’année 2024 marquera le début des gros travaux du schéma cyclable.

Les aires piétonnes sont ouvertes à tous (…) à condition de ne pas y circuler à une vitesse supérieure à celle des piétons, c’est-à-dire 6 kilomètre heure (…) Le parvis de la gare est un espace qui concentre de nombreux usagers, qu’ils soient à pied, en taxi ou à vélo (…) C’est à chacun de se déplacer à la vitesse réglementaire, pour la sécurité de tous.(…) Nous avons tenté d’y remédier en matérialisant une bande cyclable l’année dernière.

Conseil municipal du 18/12/2023

Vous avez confirmé l’avancée favorable de ces études (…) alors que les riverains ont simplement été sollicités par courrier pour savoir de quelle manière leur garage était utilisé. (…) Est-ce qu’on peut obtenir le détail des études et mesures qui seront réalisées dans cette phase, le calendrier associé ainsi que la méthodologie employée permettant d’analyser les impacts sonores et vibratoires sur les habitations existantes sachant que le profil du boulevard est varié (des structures en U, une structure en L au niveau du jardin de Strasbourg) ? Et enfin quelles sont les préconisations du STRMTG1 à ce sujet ?

Réponse :
Christophe Boulanger, conseiller municipal délégué aux transports publics

(…) Les études préliminaires ont déjà eu lieu pour porter l’étude de diagnostic en 2018. Elles devaient s’assurer de la faisabilité socio-économique et de la pertinence de chaque demi-branche et tracer les premières esquisses d’insertion. (…) Nous avons ensuite lancé des diagnostics puis les études d’avant-projet proprement dites. (…) L’année dernière, compte tenu de l’avancée de ces diagnostics et du fort risque de voir disparaître l’alignement patrimonial sur le boulevard Béranger, (…) il a été convenu conjointement avec la Métropole et le SMT de relancer des études sur le boulevard Jean-Royer. (…) Celles-ci détermineront les éléments qui seront portés à la connaissance du public dans le cadre de l’enquête publique programmée à l’échéance de fin 2024. (…) Les commerçants ont été questionnés pour savoir quelles étaient leurs modalités de livraison, les professionnels sur l’accès à leurs locaux, en particulier la maison médicale en bas du boulevard Jean-Royer et les riverains pour savoir si leurs portes cochè es et garages sont actifs. (…) La semaine dernière, on a eu le diagnostic racinaire des 4 platanes au droit de la place de Strasbourg. On est dans cette phase d’acquisition de données et de tous les éléments nécessaires pour construire l’avant-projet dans les semaines et les mois à venir. Sur les contraintes acoustiques et vibratoires (…) les normes légales s’appliquent. Le STRMTG1 (…) a un cahier des charges. Il va falloir faire ce travail de programmation et de projection pour savoir quelles seront les conséquences du positionnement de la voie du tram sur le boulevard Jean-Royer. (…) Il y a déjà des étapes de rencontres et de dialogue citoyen avec la population : en janvier sur La Riche et Chambray- lès-Tours. (…) C’est une opération qu’on va porter dans les semaines à venir sur le marché des Fontaines. (…) On attend d’avoir plus de matière pour déclencher des réunions publiques. J’espère que, d’ici la fin du printemps, on sera bien en capacité d’apporter des premières réponses lors de nos rencontres avec l population. (…)

Conseil municipal du 06/02/2023

Numérique

Comment se fait-il que les opérateurs qui ont employé des sous-traitants pour poser la fibre n’aient pas utilisé les fourreaux prévus à cet effet sous les trottoirs ? Ces gaines ont été payées par la Ville et la plupart sont vides car c’est plus facile de clouer à la va-vite des câbles sur les façades ! La Ville ne peut-elle pas reprendre en main ce dossier et tout faire pour nous débarrasser de ces horribles câbles qui défigurent nos maisons ? »


RÉPONSE :
Antoine Martin, conseiller municipal délégué à la transition numérique

D’un point de vue technique, le maire a peu de pouvoir pour réguler les câbles inesthétiques, sauf en secteur sauvegardé et sous certaines conditions. La pose de câbles ne nécessite pas d’autorisation spécifique, ce qui limite les actions de la Ville pour imposer leur retrait. L’Architecte des bâtiments de France (ABF) peut intervenir pour travaux non conformes à une déclaration préalable, mais cela concerne généralement des câblages importants ou des monuments historiques. De manière générale, ni la Ville ni l’ABF n’ont les moyens d’imposer la dépose de câbles inutilisés ou non autorisés. Actuellement, Orange entretient deux réseaux : la fibre et le cuivre (qui sert pour l’ADSL). Orange est responsable de la dépose du réseau cuivre, qui doit s’effectuer progressivement d’ici 2030, sous condition : le réseau fibre doit être complètement déployé avant le retrait du cuivre.

Orange est chargé du déploiement de la fibre sur ses propres fonds. La Ville de Tours, comme 18 autres communes de la Métropole, a vu le déploiement de la fibre dans le cadre du Plan France Très Haut Débit. Le déploiement peut se faire en souterrain (utilisation des fourreaux télécoms enterrés existants) ou en aérien (utilisation de poteaux existants France Télécom/Orange ou ENEDIS). Il est parfois nécessaire de passer en façade pour certains raccordements finaux, en continuité du réseau cuivre.

Aujourd’hui, à Tours, 97 % des prises sont raccordables à la fibre, mais ce chiffre est ramené à 92 % en tenant compte des « refus de tiers », ce qui représente au final 8 000 foyers qui ne sont toujours pas raccordés à la fibre. Étant donné que nous sommes approchés par Orange au sujet du retrait du cuivre, nous posons comme condition préalable de finir une bonne fois pour toutes le déploiement de la fibre. En effet, nous travaillons depuis trois ans pour que la fibre soit accessible dans tous les quartiers.

Conseil municipal du 09/07/2024

Patrimoine végétal et biodiversité

RÉPONSE :
Betsabée Haas, adjointe au maire déléguée à la biodiversité

Il est bien naturel de vouloir de nouvelles aménités dans les parcs et jardins et nous y répondons favorablement à chaque fois que l’on peut (…). Cependant, des contraintes fortes entourent cette île qui appartient au domaine public fluvial de l’État : tout aménagement ou modification doit recueillir un avis favorable de sa part. Surtout, elle est classée en site Natura 2000, proche de la zone de protection du biotope, visant à protéger la nidification de 2 espèces de sternes. Les prescriptions associées à ces protections environnementales limitent l’installation de nouveaux équipements (…). J’ai néanmoins une nouvelle qui va vous réjouir : l’édition 2023 du Budget participatif de la Ville avait initialement retenu un projet sur l’île Aucard, dans une partie inaccessible et dangereuse. Nous prévoyons néanmoins d’y donner suite en délocalisant le projet initial sur l’île Simon, où il est projeté d’installer des chaises longues doubles pour profiter des vues sur la Loire dès cette année.


Conseil municipal du 26/05/2025

En effet, possédant un petit jardin, son entretien génère de nombreux allers-retours en voiture (environ 15 par an) à la Déchetterie (…).Payant la même taxe sur les ordures ménagères que l’ensemble des habitants de Tours Métropole, il serait juste de pouvoir bénéficier des mêmes services publics.

RÉPONSE :
Martin Cohen, adjoint au maire délégué à la transition écologique et énergétique

En préalable, la gestion des déchets, de la collecte au traitement, est une compétence métropolitaine. La question de la gestion des végétaux coupés se pose effectivement, et nous nous sommes interrogés sur la pertinence de mettre en place une collecte de ces végétaux sur Tours.

En 2021, nous avons mené une expérimentation sur les quartiers Beaujardin et Sainte-Radegonde qui a plutôt bien fonctionné, et qui s’est étendue par la suite aux quartiers pavillonnaires de Tours nord et à Montjoyeux. Pour ce qui concerne le centre-ville, nos études ont pris en compte certaines spécificités : des parcelles petites, assez peu végétalisées, donc un rendement de collecte faible ; peu de locaux poubelle ou de garages, des bacs rangés dans les caves difficiles à sortir, et des problèmes déjà présents d’encombrement sur les trottoirs. Finalement, l’analyse coût/inconvénient et bénéfice ne s’est pas révélée très favorable à la collecte. À noter que la collecte des végétaux est plutôt une exception au niveau national. La quasi-totalité des territoires en France procèdent par apport en Déchetterie.

Cela dit, que cela soit l’apport en Déchetterie ou la collecte, la gestion des restes de coupe comme un déchet peut être questionnée. En effet en évacuant les végétaux hors des parcelles, on appauvrit des sols, qui nécessiteront par la suite des apports (compost, engrais) pour compenser. Des réflexions sont en cours à la Métropole pour encourager le recours aux essences végétales à croissance lente, le mulching pour les tontes, et le broyage pour les coupes et tailles de haies. Sur le broyage, une expérimentation va avoir lieu d’ici la fin de l’année qui cible justement les quartiers du centre-ville, avec pour le moment deux sessions de broyage prévues en novembre, côté place Strasbourg et place Velpeau. L’idée de broyeurs de quartier, qui tourneraient entre les habitants, est actuellement à l’étude.

Conseil municipal du 07/10/2024

Un rappel dans la presse ou par le biais d’affichage ou de distribution de prospectus serait le bienvenu. Le respect du voisinage est affaire de tous. Il est insupportable de subir ces agressions auditives dans son jardin notamment pendant les heures de repas ou le dimanche (…)

RÉPONSE :
Betsabée Haas, adjointe au maire déléguée à la biodiversité, à la nature en ville, à la gestion des risques et à la condition animale

Le respect des règles du bien vivre ensemble est un sujet récurrent tant ces atteintes au repos et à la jouissance des espaces publics et privés sont irritantes. Que ce soit la propreté comme la question des déjections canines, des déchets diffus, des mégots, ou les nuisances sonores : musique amplifiée, tondeuses, mais aussi aéroport et routes, ces sujets touchent un grand nombre d’habitants et habitantes au quotidien. Pour rappel, l’arrêté préfectoral est clair : les activités bruyantes, effectuées par des particuliers, telles que la rénovation, le bricolage et le jardinage, à l’aide d’outils ou d’appareils, tels que tondeuses à gazon, tronçonneuses, perceuses, raboteuses, scies mécaniques, compresseurs à air ou haute pression, motopompe pour le prélèvement d’eau et/ou l’arrosage… Tout cela est susceptible de porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé humaine par leur durée, leur répétition ou leur intensité, ne peuvent être effectuées à l’extérieur ou à l’intérieur des bâtiments que :

  • de 8 h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 19 h 30 du lundi au vendredi
  • de 9 h à 12 h et de 15 h à 19 h le samedi
  • de 10 h à 12 h les dimanches et jours fériés.

Nul n’est censé ignorer la loi, mais il faut bien dire que ces informations sont peu connues et dans le cadre d’une activité privée, comme c’est le cas ici, la médiation avec le voisinage fautif est la première chose à faire en rappelant ce qui est autorisé. Si cela ne suffit pas, on peut appeler la Police municipale pour qu’elle vienne faire un constat. Dans le cadre d’une activité économique, bar et autres, il est important de solliciter aussi la Direction de l’hygiène, de la propreté et de l’environnement qui viendra faire un relevé sonométrique. Ce relevé est un outil important de l’évaluation du niveau de bruit subi et peut être suivi d’un courrier, d’une mise en demeure et d’une amende. Des campagnes existent déjà dans le centre historique, mais il est important de rappeler les règles à l’ensemble des habitants et je vous remercie pour votre suggestion.

Conseil municipal du 27/05/2024

RÉPONSE :
Christopher Sebaoun, conseiller municipal délégué aux questions relatives à la Loire et au Cher

Depuis 2014, la compétence pour la Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations relève du niveau intercommunal (…) La gestion du Cher est assurée par le syndicat de rivière du Nouvel Espace du Cher (NEC) depuis 2021 (…)

La principale plante invasive dans le Cher est la jussie, qui prolifère dans les eaux stagnantes ou à faible courant. En saturant certaines zones, elle favorise leur envasement et consomme de grands volumes d’oxygène. C’est pourquoi on a tendance à l’arracher partout depuis longtemps. Cependant, les techniciens de rivière se sont aperçus que, par endroits, elle peut avoir une action favorable, en créant des zones de refuge pour les alevins, et en permettant le développement d’autres espèces (…) qui favorisent la reconstitution des berges, redynamisent son flux et aident à la diversification du vivant. Une évaluation de la situation est donc nécessaire avant toute opération d’arrachage. À Tours, elles sont menées aux endroits où la présence de végétation entre en conflit avec des usages : en face du Pôle Nautique du Cher, où se déplacent des canoës et des avirons ; et le long de la route du Pont-aux-Oies, car la fédération de pêche y a installé une frayère à poissons. Elles ont lieu entre mai et juin, après la période de reproduction des poissons (…), et sont conduites par 2 bateaux faucardeurs, appuyés par une équipe qui procède par arrachage manuel (…)

Au sujet du nettoyage, le retrait des gros déchets se fait pendant le chômage du Cher : période pendant laquelle on abaisse ses barrages pour effectuer les opérations d’entretien des ouvrages, généralement en septembre et octobre. Ces opérations sont menées par les services de la Métropole et de nombreux acteurs associatifs (club de canoë, pêcheurs…). Il n’est malheureusement pas rare de retirer de très gros éléments, tels que scooters ou vélos. Quant au nettoyage des plus petits déchets tels que les microplastiques ou les molécules toxiques déversées par l’agriculture intensive, c’est une bataille délicate qui nécessite que la majorité des parlementaires prenne enfin conscience que les enjeux écologiques font partie des priorités de notre époque.

Conseil municipal du 08/04/2024

Réponse :
Betsabée Hass, adjointe déléguée à la condition animale

Tours développe une politique de ville amie des chiens. Cela passe par la création d’espaces de convivialité pour les chiens et les maîtres, des espaces où ils n’ont pas besoin d’être tenus en laisse et peuvent socialiser avec d’autres chiens. La première aire de liberté de la ville a été inaugurée en 2021 en même temps que la première Journée mondiale des animaux dédiée aux chiens et aux chats. La seconde journée sur les chiens et les chats aura lieu le 1er dimanche d’octobre. Ce sera aussi l’occasion de parler des bonnes pratiques en milieu urbain où les déjections canines peuvent devenir un véritable fléau pour les petits et les grands. Nous savons aussi que les maîtres souhaitent des éléments de jeux : certains ont été installés dès l’ouverture de l’aire de liberté, d’autres suivront. D’ici la fin du mandat, la Ville de Tours a pour ambition de créer une seconde aire au niveau du bois des Hâtes. Nous ne nous arrêterons pas là car il y a une réelle demande dans tous les quartiers et des conflits d’usage qu’il faut pouvoir résoudre. La Gloriette étant propriété de la Métropole, je ne peux pas répondre à sa place mais nous lui ferons suivre votre proposition. C’est une bonne idée car, comme vous le dites, il y a beaucoup de place.

Conseil municipal du 23/05/2023

La mise à nu telle qu’elle a été pratiquée était-elle vraiment nécessaire ? Et quelles étaient les raisons d’une telle intervention ? Est-ce que la coupe de cet espace de biodiversité dont de nombreuses espèces d’oiseaux profitaient dans les arbustes à baies était nécessaire ? Les promeneurs bénéficiaient d’une magnifique promenadeombragée et les riverains devant leurs fenêtres d’une haie agréable et naturelle. Est-ce une pratique compatible avec la préservation de la biodiversité ?

Réponse :
Betsabée Haas, adjointe déléguée à la biodiversité, à la nature en ville, à la gestion des risques et à la condition animale

Il est certain que la coupe assez rase dont vous avez été témoin est choquante. Elle répond néanmoins à des impératifs de sécurité des digues dont nous ne sommes pas totalement maîtres d’œuvre puisqu’il s’agit de préserver leur efficacité et d’empêcher notamment un volume racinaire trop important qui – tout comme les terriers des lapins – pourrait fragiliser la digue. Au printemps, les végétaux auront repoussé et vous aurez la fraîcheur que vous attendez pour l’été. Nous assurons la sécurité des habitants de Tours puisque la ville est située en zone inondable et nous avons le devoir de prendre soin des digues.

Conseil municipal du 14/12/2022

Solidarités – Santé – Action sociale

Or, lors d’un souci cardiaque, on doit avoir accès à un défibrillateur dans les 3 minutes. Pour autant, Tours est une ville très bien équipée en défibrillateurs, mais aucun dans le parc des Prébendes où courent des centaines de Tourangeaux tous les week-ends. Quelles sont les démarches à suivre pour que la municipalité accepte la pose d’un défibrillateur au parc des Prébendes ?

Réponse :
PHILIPPE GEIGER, adjoint au maire délégué à la tranquillité publique

Un plan d’action a été mis en œuvre depuis 2019 pour le déploiement d’un parc de défibrillateurs automatisés externes (DAE) dans les Établissements recevant du public (ERP). Les ERP de catégories 1 à 4, ainsi que certains types d’ERP de 5e catégorie, ont été équipés. Ce plan a été poursuivi jusqu’en 2022 et a permis à la Ville de disposer d’un parc de 107 défibrillateurs dans les lieux où ils étaient obligatoires, complété par 20 autres machines dans d’autres lieux municipaux jugés utiles, bien que non obligatoires (…) Les parcs et jardins ne font pas partie des sites repérés pour être réglementairement équipés. Toutefois, leur fréquentation pourrait rendre cet équipement pertinent et votre demande mérite d’être examinée. La Sécurité civile a listé 26 sites qui pourraient bénéficier d’un DAE. Le jardin des Prébendes pourrait être ajouté à cette liste.

Un défibrillateur coûte actuellement 1 200 €, auxquels il faut ajouter 120 € par an pour la maintenance du matériel hors coût de main-d’œuvre. En attendant, l’application « Staying alive » disponible sur les smartphones répertorie les défibrillateurs présents dans les environs du lieu où vous êtes, dont 2 entreprises situées près des Prébendes. Vous pouvez également consulter le site de la Ville en suivant le lien ci-dessous :

Conseil municipal du 24/03/2025

Réponse :
Marie Quinton, adjointe au maire déléguée au logement, à la politique de la ville et à la lutte contre l’exclusion

C’est une question très large puisque le terme « étranger » désigne toute personne vivant à Tours, qui n’est pas de nationalité française. Il est important de rappeler que l’action de la Ville se veut d’abord et avant tout inconditionnelle : elle cherche à garantir à chacun, qu’il soit français ou non, le même accès aux services publics. Quand il y a des freins liés à la maîtrise de la langue ou à une méconnaissance des institutions, elle s’efforce de travailler sur des documents faciles à lire et à comprendre et va au-devant des personnes pour les accompagner dans les démarches administratives. C’est une politique inclusive qui bénéficie à toute personne en difficulté.

Ensuite, la situation administrative régulière des publics étrangers détermine leur accès aux droits, à un logement, à un emploi. À l’inverse, l’absence de titre de séjour engendre une grande précarité. La délivrance des titres de séjour ne dépend pas de la mairie, mais de la préfecture, ce qui fait que l’on peut se retrouver démuni face à certaines situations. Il arrive régulièrement que des agents municipaux soient sollicités pour faciliter des démarches liées aux droits des étrangers, tout comme la Ville est sollicitée pour intervenir sur l’hébergement d’urgence, ce qui n’est pas normal.

Par ailleurs, Tours se revendique comme « ville accueillante » : elle a adhéré à l’Association nationale des villes et territoires accueillants (ANVITA), qui permet d’échanger sur les différentes politiques publiques. La lutte contre le racisme et toutes les formes de discrimination est portée par 2 élus. À l’occasion de la journée des réfugiés le 20 juin, la Ville déploie une programmation spécifique, ainsi que le festival culinaire Refugee Food festival. Dans le cadre de la journée internationale des personnes migrantes, le 19 décembre, elle organise des parrainages républicains, avec cette année, la remise d’une carte d’identité municipale. En septembre 2024, la Ville a organisé des rencontres de l’hospitalité, qui ont réuni tous les acteurs engagés associatifs et institutionnels. Et puis nous avons amplifié nos relations avec les Organisations internationales issues de l’émigration (Osim), afin de mieux répondre aux besoins des différentes communautés. Enfin, la Ville a signé un Contrat territorial d’accueil et d’intégration (CTAI) avec l’État pour porter des actions en lien avec la santé, le logement, la parentalité, les mobilités, le lien social…. (NDLR : voir tout le détail sur tours.fr) qui viennent grandement renforcer notre soutien déjà existant aux associations qui œuvrent auprès des personnes exilées.

Conseil municipal du 24/03/2025

Mettons-nous en situation : votre enfant a 7 ans et demi (…), vous l’emmenez à l’école et (…) sur les panneaux de bus, vous avez : « Comment savoir si elle a toujours envie quand on fait l’amour ? » ; « Il me force à avoir des relations sexuelles, est-ce normal ? » (…) « J’ai des pannes d’érection, que faire ? » (…) C’est un peu rude. Les questions liées à la sexualité sont à aborder à tous les âges, j’en suis persuadée. Mais avec un langage adapté à chaque âge, à l’école comme à la maison (…) Il me semble que, dans l’espace public, cette campagne dite d’information était pour le moins très inadaptée pour l’enfance (…) Elle caractérise donc une atteinte et une violence comme le veut l’article 34 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Réponse :
Élise Pereira-Nunes, adjointe déléguée à l’égalité des genres

Cette campagne nationale d’information n’est pas à l’initiative de la Ville de Tours. Elle est coordonnée par le ministère de la Santé et de la Prévention, par Santé Publique France et par les Agences régionales de santé (…) Elle est intitulée « Tout le monde se pose des questions sur la sexualité et tout le monde peut trouver des réponses sur questionsexualite.fr ». Le but de cette campagne est de proposer un site (…) où chacun peut trouver des réponses sur la sexualité, car on sait très bien que les réseaux sociaux et internet sont des lieux où il y a extrêmement de désinformation. Cette campagne se focalise sur 4 thèmes spécifiques : la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), la contraception, le consentement et les dysfonctions sexuelles (…) Ses objectifs sont de rappeler les droits en matière d’accès aux soins et à l’information (…), de faire connaître les dispositifs de l’État (…), de parler de la sexualité sans tabous (…) et ainsi éviter des situations à risque (…) Il peut être intéressant de faire remonter vos remarques à l’ARS directement (…) Ces sujets complexes génèrent beaucoup de souffrance, beaucoup de dépenses publiques quand il s’agit de soigner les personnes. Cette campagne est peut-être transgressive pour certains, mais c’est intéressant qu’elle apporte du débat sur la place publique comme vous le faites aujourd’hui. (…)

Conseil municipal du 03/07/2023

Services publics

Les Tourangeaux des quartiers Colbert, Sainte-Radegonde doivent maintenant aller encore plus loin. Comment font les personnes âgées, les personnes handicapées ? D’autre part, les bureaux des Halles et Giraudeau ferment de façon inopinée et fréquente, incitant les usagers à ne plus s’y présenter. Voudrait-on ainsi justifier une fermeture prochaine (…) ? Le conseil municipal peut-il étudier dans quelles conditions le bureau de poste rue Nationale a fermé et voter une délibération s’adressant à La Poste pour qu’elle assure la continuité du service public ? (…)

RÉPONSE :
Florent Petit, adjoint au maire délégué aux services publics de proximité

En tant qu’adjoint au maire de Tours, je siège à la Commission départementale de présence postale territoriale qui rassemble l’État, les collectivités locales et La Poste. Cette instance de dialogue permet de contrôler la mise en place du Contrat de présence postale qui oblige La Poste à mailler le territoire de la manière la plus efficace. Vous le mentionnez, en 2016, la précédente majorité s’était battue, malheureusement sans succès, pour maintenir les bureaux de poste de Colbert et Sainte-Radegonde. Plus récemment, le bureau des Fontaines a été sous la menace d’une fermeture. Nous avons immédiatement réagi et ce bureau est toujours ouvert. Aussi, les agences postales communales de Montjoyeux et de la Bergeonnerie sont toujours en activité grâce à la Ville, et constituent les derniers services de proximité de ces quartiers isolés, preuve de notre attachement aux services publics.

Aujourd’hui, c’est le bureau de poste du Champ-Girault qui doit être transféré aux 2 Lions. Ce transfert entraînerait la fermeture d’une agence postale sans solution alternative pour les habitants de Velpeau, au même moment où l’État opère une coupe budgétaire d’environ 50 M€ sur La Poste (…). Cette restructuration à l’échelle nationale ne fait que renforcer le sentiment des citoyens, d’abandon et de désengagement de la force publique (…). Engagée pour améliorer la qualité de vie des Tourangelles et Tourangeaux, la Ville de Tours réaffirme sa volonté de protéger et de renforcer les services publics et de proximité. Elle demande que la mesure de gel budgétaire pour 2024 ne soit pas confirmée, car elle ne respecte pas le contrat que l’État a signé avec les maires de France en 2023 pour trois ans. La Ville de Tours souhaite maintenir un égal accès au service postal (…). L’obligation qui s’impose à La Poste de maintenir 17 000 points de contacts sur le territoire doit être respectée (…)

RÉPONSE :
Emmanuel Denis, maire de Tours

Nous avons prochainement rendez-vous avec la directrice régionale de La Poste, afin de remettre en cause la décision de transférer le bureau de poste du Champ-Girault.

Conseil municipal du 07/10/2024

RÉPONSE :
Rachel Moussouni, adjointe au maire déléguée à l’action sociale

Tout d’abord, il est important de préciser que la gestion de l’eau potable et sa facturation relèvent de la Métropole de Tours.

Néanmoins, pour vous répondre, il est possible de payer votre facture d’eau en ligne, par TIP, par chèque, par virement ou par prélèvement. Actuellement, la mensualisation des paiements est possible uniquement sur une partie de Tours nord car les différents secteurs dépendaient jusqu’à maintenant de gestionnaires différents. Un travail d’harmonisation est donc engagé par la Métropole. Il est envisagé d’étendre cette possibilité de mensualisation sur l’ensemble de la ville dans les années à venir. Nous avons pris attache avec la Direction du cycle de l’eau concernant votre situation et nous vous indiquerons très prochainement un contact qui pourra vous renseigner. Vous pouvez aussi vous rendre directement à la Direction du cycle de l’eau, 6 rue de la Ménardière à St-Cyr-sur-Loire.

Votre question me donne par ailleurs l’occasion de mentionner le fonds social « eau » mis en place récemment par Tours Métropole qui permet l’attribution d’une aide au paiement des factures d’eau à destination des usages domestiques (…). La Ville de Tours se voit ainsi dotée d’un montant de 92 000€ HT par an. Afin d’approcher les besoins au plus près, il a été décidé que le Centre communal d’action sociale déterminerait les bénéficiaires éligibles et les montants alloués, en fonction de leurs critères propres et après évaluation sociale (…) Les personnes concernées sont :

  • Les abonnés du service public de l’eau nécessitant une aide au paiement des charges d’eau (selon les critères et l’évaluation sociale évoqués)
  • Les consommateurs en immeuble collectif dont le bailleur social est titulaire d’un contrat d’abonnement au service de l’eau et qui paient leurs consommations d’eau dans leurs charges.
  • Les usagers qui bénéficient de l’aide des résidences autonomie. Enfin, cette dotation pourra venir en complément du Fonds de solidarité pour le logement.

Conseil municipal du 09/07/2024

Sport

Notamment en rénovant les gymnases et en proposant de nouvelles installations sportives pour répondre aux enjeux de l’école ?

Réponse :
Éric Thomas, adjoint au maire délégué aux sports

Il est important de rappeler que la Ville de Tours a hérité d’une importante «dette grise» sur le patrimoine, en particulier sportif. Cela reflétait un sous-investissement chronique lors des précédents mandats. Face à cette situation, la collectivité a engagé dès 2020 une stratégie ambitieuse, visant à combler progressivement le retard accumulé et à répondre aux attentes des habitants. Ainsi, le bilan des investissements sportifs pour le mandat 2020-2026 atterrira autour de 35 M€, soit près du double de ce qui avait été réalisé pendant la période 2014-2020. Voici les principales réalisations et leurs montants détaillés :

  • Construction des équipements du stade de la Chambrerie : 3 600 000 €
  • Réhabilitation du Centre Municipal des Sports (secteur patinoire) : 2 360 000 €
  • Réfection des terrains de tennis ATGT et TCT : 355 000 €
  • Rénovation de la piste d’athlétisme du stade Grandmont : 275 000 €
  • Réfection du stade du Danemark et rénovation du site : 900 000 €
  • Création du futur skatepark (projet 2025) : 600 000 €
  • Réhabilitation et extension du complexe du Hallebardier : 14 M€
  • Reprise de l’étanchéité du gymnase Monconseil et reprise du parquet : 900 000 €
  • Nouvelle salle d’haltérophilie : 780 000 €
  • Création d’aires de fitness couvertes à Tours-Nord et aux Deux-Lions : 300 000 €
  • Réalisation d’équipements sportifs de proximité : 230 000 €
  • Création de 3 terrains de padel sur le site de l’ATGT : 30 000 €
  • Sur le site de football de la Vallée du Cher : création de 2 nouveaux terrains (N°11 et 12) et réhabilitation du terrain N°7, rénovation des vestiaires et mise en sécurité du site : 3 M€

En complément, une enveloppe annuelle de 1 000 000 € est dédiée au gros entretien et aux opérations de réparation des infrastructures, visant à réhabiliter les installations et à améliorer leur efficacité énergétique et le confort des usagers. La Ville de Tours sollicite également ses partenaires institutionnels, dont Tours Métropole Val de Loire, pour la mise en œuvre de projets structurants (p.ex. une future rénovation du complexe des Tourettes ou la construction d’une future infrastructure sportive universitaire aux Deux-lions).

Conseil municipal du 16/12/2024

Je trouve cela extrêmement regrettable car il y a une vraie communauté de sportifs qui sont obligés de rentrer après le coucher du soleil. Ce serait incroyable, pour nous les basketteurs, qu’ils soient allumés jusqu’à minuit ou au moins 23 h. Toutes les grandes villes ont un endroit pour jouer la nuit, alors pourquoi Tours serait exemptée ?

RÉPONSE :
Éric Thomas, adjoint au maire délégué aux sports

Merci pour votre question, qui me permet de saluer la communauté de sportifs qui pratiquent librement et régulièrement sur les équipements de l’île Aucard dans un très bel esprit. Le non-allumage systématique s’inscrit dans le cadre du plan de sobriété : les candélabres fonctionnent, mais ils ne sont pas allumés volontairement. Néanmoins, la Direction des sports a engagé, à ma demande, une étude de modernisation De l’ensemble des éclairages des plateaux sportifs avec le passage en système d’éclairage LED et la mise en place d’un système de programmation de ces équipements pour permettre une plus grande autonomie des usagers. Un tel système pourrait permettre aux usagers de déclencher l’éclairage sur une plage de programmation limitée par paliers de 30 minutes par exemple, pour aller jusqu’à 23 h. Le déploiement de ce nouveau système devrait s’échelonner en 2025 et 2026. Concernant l’île Aucard, il pourrait être aujourd’hui envisageable ponctuellement de répondre positivement à votre démarche pour des demandes spécifiques (par exemple, des tournois ou des organisations de loisirs). C’est une excellente idée et je vous remercie pour cette question.

Conseil municipal du 27/05/2024

Pensez-vous qu’on pourrait profiter des aides de l’État avec les J.O. 2024 ? (…) Je suis prêt à participer à ce projet avec d’autres personnes.

Réponse :
Maxence Brand, conseiller municipal délégué à la jeunesse

Le premier projet date de 2009 sur la piscine Marc-Piffre sur les bords du Cher. Il a été abandonné suite à une opposition des habitants du secteur. En 2016, le Conseil Municipal des Jeunes (CMJ) a relancé le projet. La municipalité précédente avait proposé un projet sur l’île Aucard puis près du lac de la Bergeonnerie pour 900000 euros. (…) Nous avons fait le choix de reprendre ce projet en intégrant une concertation des acteurs locaux (…) : le collectif Clikos, la Fugitive, le Tours Skate Club (…) mais aussi des acteurs pratiquant le roller, le skateboard, le BMX et la trottinette ainsi que l’ancien porteur du projet au CMJ. On a pris contact avec la Fédération Française de Roller et Skateboard ainsi que des professionnels.
Ces rencontres nous ont conduits à partir sur un projet de belle taille permettant une pratique des disciplines à petites roues (roller, skateboard et trottinette). (…) La concertation et les études auront lieu en 2024. (…) La construction en 2025. (…) La question qui se posait était celle d’un cofinancement par l’État à 80 % d’un « bowl ». Il s’agit de subventions portées par l’Agence Nationale du Sport (ANS). (…) Nous irons chercher des cofinancements auprès de nos partenaires. (…) Je vous invite à rejoindre la concertation sur ce sujet. (…)

Conseil municipal du 02/10/2023

Il était annoncé une salle de 7 000 personnes à Grenon. J’aimerais savoir si le projet est toujours d’actualité et si les travaux allaient bientôt commencer.

Réponse :
Éric Thomas, adjoint délégué aux sports

Des transformations importantes vont être engagées dans les prochains jours pour le Centre Municipal des Sports. Après un premier échange avec les principaux utilisateurs pour connaître leurs attentes et une phase initiale de désamiantage, ce sont plus de 300 m2 d’espaces inutilisés depuis de nombreuses années qui vont être rénovés. Ainsi, au 2e étage, les anciens locaux de la médecine du travail vont être complètement réaménagés pour des activités polyvalentes, de gym douce notamment, au profit des associations du quartier et des activités sportives pour toutes et tous. Le « dur » des travaux va commencer à la rentrée pour s’étager jusqu’à l’été 2024. L’accessibilité est une priorité puisqu’un nouvel ascenseur permettra l’accès aux différents niveaux pour les personnes à mobilité réduite. Pour lutter efficacement contre la déperdition énergétique (…), les baies vitrées du 2e niveau ont été changées ainsi qu’une partie des baies du 1er niveau qui seront remplacées. Pour répondre aux exigences sécuritaires de tous nos usagers, la mise en conformité de la cage d’escalier nord-est a été intégrée au projet et les agents municipaux bénéficieront, quant à eux, d’une restructuration de leurs vestiaires leur octroyant ainsi de meilleures conditions de travail. L’ensemble de ces travaux est financé notamment dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) à hauteur de près de 30 %, par l’Agence Nationale du Sport à hauteur de 12,5 % et de la Métropole qui subventionne à 50 % du reste à charge. Le coût total des travaux étant supérieur à 2 M€ TTC.

Réponse :
Emmanuel Denis, maire de Tours

Le projet de salle de 7 000 places est abandonné car cela aurait occasionné des dépenses pharaoniques. Par contre, pour accueillir des compétitions sportives de haut niveau, une réflexion est lancée avec la Métropole en direction du parc des expositions. Ce projet fera l’objet d’une future délibération.

Conseil municipal du 03/07/2023

Tranquillité publique

Réponse :
Philippe Geiger, adjoint au maire délégué à la tranquillité publique

Il faut distinguer le stationnement « moteur tournant » – qui est effectivement une infraction (4e classe, 135 €) – de l’arrêt conducteur au volant (ou à proximité immédiate du véhicule), qui, lui, n’est pas pénalisé. Il est rare pour les agents de constater des stationnements « moteur tournant », alors que les arrêts « moteur tournant » se constatent plus fréquemment, mais ne sont pas des infractions. Dans le détail, un arrêté du ministre des Travaux publics et des Transports de 1963, interdit cette pratique polluante. (…) Peu connu, cet arrêté a longtemps été ignoré, d’autant plus que le Code de la route ne fait pas mention de cette interdiction de manière explicite. Il s’agit d’un simple renvoi dans l’article R318-1 : « les véhicules à moteur ne doivent pas émettre de fumées, de gaz toxiques, corrosifs ou odorants, dans des conditions susceptibles d’incommoder la population ou de compromettre la santé et la sécurité publiques ». Les ministres des Transports, de la Santé et de l’Environnement fixent par arrêté les conditions d’application du présent article. Il y a de nombreuses raisons pour ne pas laisser tourner son moteur à l’arrêt :

  1. Augmentation de la consommation de carburant : (…) contrairement aux idées reçues, éteindre puis rallumer un moteur ne consomme pas plus que de le laisser tourner au ralenti ;
  2. Problème de santé publique : en dehors du bruit du moteur, ce sont aussi les émissions de p articules fines et de dioxyde d’azote particulièrement dangereuses (…) ;
  3. Usure prématurée du moteur (…) ;
  4. Consommation inutile de batterie (…) Nous avons donc tout intérêt à couper le moteur, y compris pour les arrêts courts. Vous pouvez saisir les parlementaires ou la préfecture sur ce sujet puisqu’il s’agit de réglementations qui ne dépendent pas de la Mairie (…) À noter que des constructeurs intègrent désormais des systèmes de start-and-stop plus vertueux.

Conseil municipal du 3 février 2025

Urbanisme

Le carrefour de la Marne a perdu ses parterres de fleurs. (…) Monconseil, qui devait être un quartier vert, est vraiment loin de cela. (…) Et que dire de l’avenue Maginot où les arbres ne sont pas replantés après leur coupe. Que compte faire la mairie pour Tours nord et les espaces verts ?

Réponse :
Cathy Savourey, adjointe déléguée à l’urbanisme, aux grands projets urbains et à l’aménagement des espaces publics

Notre ambition est bien de renforcer la présence de la nature dans chaque quartier pour donner un cadre de vie agréable et serein (…), d’adapter notre ville au changement climatique en créant des îlots de fraîcheur, de lutter contre la perte de biodiversité et de promouvoir la marche à pied dans des conditions agréables par temps chaud. (…) Nous avons agi sur plusieurs axes. En modifiant le règlement d’urbanisme pour passer de 15 à 30 % de pleine terre pour toute nouvelle opération. (…) On intègre de nouveaux emplacements réservés pour protéger des cœurs d’îlots et les transformer en jardins publics. On travaille sur une nouvelle orientation d’aménagement thématique à l’échelle de la ville qui portera sur l’air, l’énergie, le climat, l’eau et la biodiversité. (…) On négocie, dans le cadre des « ateliers des avant-projets » (…) la création et la rétrocession de jardins publics au sein des nouvelles opérations. C’est, par exemple, à Tours nord, sur la friche Gelco, un jardin de 10 000 m² qui verra le jour en 2025, un jardin de 500 m² qui sera ouvert en 2024 rue Matisse ou un jardin de proximité sur le Haut de la Tranchée. Dans le cadre du plan guide d’embellissement de l’avenue Maginot, (…) nous avons identifié de nouvelles places-jardins le long de l’avenue et de nouveaux jardins publics, à l’arrière. Cette étude a été menée avec des habitants et des associations de quartier volontaires, les services de la Métropole et les porteurs de projet. (…) Enfin, nous comptons intensifier la végétalisation de Monconseil afin de répondre aux attentes des habitants et à la labellisation étape 4 de l’écoquartier. (…) L’objectif est de permettre à chaque habitant d’accéder à un jardin public de plus de 1 000 m² à moins de 300 m à pied de chez lui.

Réponse :
Betsabée Haas, adjointe au patrimoine végétal et à la biodiversité

Dès le début du mandat, nous nous sommes donné la tâche d’agir (…) pour résorber les îlots de chaleur. Avec le réchauffement climatique qui s’accélère, ils deviennent des zones inaccessibles à pied pour une population plus fragile. (…) Cela pose aussi un problème à la petite faune et aux animaux domestiques. (…). Une carte des îlots de chaleur nous sert de guide et nous en traitons plusieurs chaque année : par exemple, à Tours nord, la place Pilorget (…) ou la cour de l’école Saint-Exupéry et le nouveau jardin attenant, (…) la forêt au rond-point Archambault, portée par l’Assemblée de Tours nord et les plantations citoyennes. Je rajouterais la création d’un corridor de biodiversité et d’une mare à la Cousinerie (…) ainsi que les jardins maraîchers gourmands et solidaires à la Milletière et l’île Aucard ou des plantations de bulbes sur les placettes des Douets. Au niveau du fleurissement, un travail de relocalisation des parterres a été fait l’année dernière afin que tous les quartiers en profitent. (…) La gamme végétale a été adaptée aux conditions climatiques. (…) L’expérience de l’été 2022 a été une leçon et une prise de conscience que nos pratiques doivent changer. L’embellissement reste un axe fort de la politique de nature en ville, ce qui a été confirmé par l’obtention des 4 Fleurs des Concours des Villes et Villages Fleuris.

Conseil municipal du 23/05/2023

Réponse :
Cathy Savourey, adjointe déléguée à l’urbanisme

(…) Notre département a été placé dès le 16 mars en « vigilance sécheresse » (…) Les constructions des piscines en dur sont encadrées par le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et nécessitent l’obtention d’un permis de construire pour une piscine de plus de 100 m². Il est donc possible dans un PLU d’interdire la construction de piscines en dur (…) Cependant, cela peut favoriser les piscines hors sol qui ne nécessitent aucune autorisation préalable et qui se traduisent souvent par un rejet de l’eau dans l’environnement immédiat sans système de vidange et de traitement des eaux. (…) Dans le cadre de l’élaboration du PLU métropolitain, ce sujet pourra être mis en débat. Il serait par exemple possible de limiter la taille et la profondeur des bassins pour permettre un rafraîchissement en limitant le volume d’eau. Début 2023, la Ville de Tours et l’État ont lancé une campagne de recensement des piscines non déclarées. 39 ont été identifiées et feront l’objet de régulations administratives. (…) Votre interrogation pose la question de l’adéquation entre l’urbanisme et la ressource en eau et du risque de manque structurel d’eau potable en lien avec le réchauffement climatique. (…) Il est fondamental d’établir des politiques de sobriété et de préservation de la ressource sur nos territoires. (…) Ce travail engagé dès 2020 a été formalisé via le plan de sobriété énergétique et de préservation de la ressource en eau. Quelques exemples : on a instauré le recyclage de l’eau des piscines municipales (…) pour arroser les jeunes plantations. C’est lutter contre les fuites des fontaines et bassins publics qui a permis d’économiser 83 500 m3 , qui correspondent à la consommation annuelle de 1 500 habitants. (…) C’est adapter les règles d’urbanisme (…) en imposant (…) l’infiltration de l’eau à la parcelle et 30 % de pleine terre dans chaque opération. (…) On travaille avec les promoteurs et leurs architectes pour renforcer (…) les dispositifs d’économie. (…) Nous travaillons sur une OAP thématique Air Énergie Eau Climat Sols vivants et Biodiversité pour renforcer les règles de notre PLU dans l’attente du PLU métropolitain. (…) La préservation de l’eau, bien commun vital pour l’humanité, nécessite de nous unir afin que l’État, les collectivités, les habitants, les entreprises et les agriculteurs agissent de manière complémentaire. (…). Nous devons poursuivre la sensibilisation auprès du grand public. L’opération « Zéro mégot » du 22 mars en est l’illustration. (…) Le 11 avril, la deuxième rencontre du conseil de sobriété, mis en place par la Ville et la Métropole, [a abordé] la question de l’eau avec pour objectif de créer une instance en charge d’assurer le suivi de la ressource sur notre territoire.

Conseil municipal du 27/03/2023

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