Musée du Compagnonnage

Visites thématiques, conférences, expositions, animations destinées aux jeunes visiteurs, tout au long de l’année, le musée propose à chacun de découvrir ses collections sous des angles différents. Ces rendez-vous représentent l’occasion de poser un autre regard sur un métier, un rite, un compagnon ou encore de découvrir les aspects variés et souvent méconnus de l’histoire des compagnonnages et des techniques.

Généalogie

En constituant votre arbre généalogique, vous avez découvert que l’un ou plusieurs de vos ancêtres exerçait un métier, était qualifié dans les actes paroissiaux ou d’état civil de « maître » ou de « compagnon ». Vous avez toujours entendu dire que l’un de vos parents avait fait son tour de France. Vous avez retrouvé une canne, des lettres, des photos qui vous laissent penser qu’il s’agissait bien d’un compagnon. Vous voulez donc en savoir plus.

Le musée du Compagnonnage propose une base en ligne, de plus de 25000 notices de compagnons. Cette base constitue un outil de recherches d’accès facile pour les familles, les historiens et d’une façon générale, toutes les personnes qui cherchent à savoir si tel artisan ou telle aubergiste était un compagnon ou une Mère.

Historique du musée

Le musée du Compagnonnage a été aménagé en 1968 dans les dépendances de l’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Julien (XIIème siècle). Ce cadre splendide, restauré après la guerre, comprend 600 mètres carrés d’exposition en deux salles.

La salle principale constituait autrefois le dortoir des moines. Elle impressionne par sa haute charpente entièrement couverte de bardeaux de châtaignier, à la façon d’une coque de navire renversé.
Sous le musée, se trouvent d’autres espaces, dont la belle salle capitulaire, où se réunissaient jadis en « chapitre » les moines de l’abbaye. Aujourd’hui, le musée y organise des conférences et des expositions.
Ces lieux sont dédiés à la « belle ouvrage » des compagnons du Tour de France. Des centaines d’objets et de documents sont réunis ici pour faire connaître et aimer l’histoire, les légendes, les traditions et les métiers des compagnons.

Plus de 400 chefs-d’œuvre sont rassemblés. Les uns sont des chefs-d’œuvre « de réception » et sont destinés à prouver que le candidat au titre de compagnon maîtrise les techniques de son métier. D’autres sont des œuvres collectives, de grandes dimensions, destinées à affirmer le savoir-faire d’une association. D’autres encore résultent de défis entre sociétés rivales ou bien de défis à soi-même, à la recherche de la difficulté et de la perfection.

Les premières traces du Compagnonnage remontent à la fin du Moyen Age. Des archives attestent l’existence de groupements de jeunes ouvriers qui voyagent, s’entraident, pratiquent des rites en diverses circonstances et possèdent des attributs et un vocabulaire identitaires.

Origines

Il existe plusieurs hypothèses sur l’origine des compagnonnages, qui ne sont pas toutes applicables à l’ensemble des corps de métiers. En ce qui concerne les tailleurs de pierre, il est possible que leur organisation en compagnonnage soit intervenue assez tôt : la construction des grands édifices nécessitait une main d’œuvre qualifiée que les architectes allaient chercher bien au-delà des chantiers. Le déplacement des ouvriers à travers le Royaume et parfois à l’étranger aurait ainsi développé l’assistance mutuelle, entraîné la mise en place de relais lors de leurs déplacements et aurait imposé des rites de reconnaissance et de réception.

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