Les séances de la Cinémathèque ont lieu pour la plupartaux Cinémas Studio les lundis soirs à 19h30
Depuis plus de cinquante ans, la Cinémathèque de Tours propose chaque année une programmation d’une cinquantaine de films, qui permet d’explorer l’histoire du cinéma depuis ses débuts, à travers la projection de grands classiques, de films oubliés ou peu connus ou de films qui ont marqué l’évolution du septième art..
Chaque séance de la Cinémathèque débute par une présentation, qui permet de situer le film dans le contexte de l’époque autant que dans l’œuvre du réalisateur.
Pour enrichir ses présentations, la Cinémathèque invite régulièrement des réalisateurs, producteurs, acteurs, techniciens ou critiques de cinéma qui échangent avec les spectateurs qui le souhaitent à l’issue de la projection.
La Cinémathèque est une des structures organisatrices du festival pour enfants Planète Satourne. Elle participe à de nombreux événements portés par la Ville, comme Arrière-cuisines, et noue de nombreux partenariats avec différentes structures (bibliothèques, salles de spectacle et de concerts, diverses cinémathèques …). Parallèlement, la Cinémathèque participe à la connaissance du cinéma avec certains lycées de Tours, notamment avec la section cinéma-audiovisuel du lycée Balzac et l’École de Cinéma de Tours et à l’organisation de séances scolaires.
La Cinémathèque s’intègre aux dispositifs Passeport Culturel Etudiant (3€ pour un film et 5€ pour la soirée deux films) et YEP’S.
Bloc promotionnel
Par ailleurs, la cinémathèque coordonne pour la Ville de Tours, l’accueil des tournages de films sur la ville.
La Cinémathèque de Tours a été créée fin 1972 par Henri Langlois, secrétaire général de la Cinémathèque Française et Lionel Tardif, à l’époque directeur du centre socio éducatif du Beffroi à Tours nord. Tours avait depuis longtemps des relations avec la Cinémathèque française, notamment dans le cadre de l’Association des Amis de la Cinémathèque Française, à travers laquelle Henri Langlois proposait régulièrement la programmation à Tours de films issus des collections de l’institution parisienne. La nomination de Lionel Tardif à la tête du Beffroi où tout était à créer, sa passion pour le cinéma et les liens amicaux qu’il avait créés avec Langlois ont permis d’implanter à Tours une nouvelle antenne de la Cinémathèque Française, comme il en existait déjà à Grenoble, Nice, Lyon et Strasbourg. C’est ainsi que le projet de cinémathèque fut lancé, et de multiples opérations organisées en collaboration avec Henri Langlois. L’inauguration de la Cinémathèque se fit avec la projection d’ « Ivan le Terrible » d’Eisenstein, en octobre 1972. Peu après, une des salles du Beffroi fut transformée en véritable salle de cinéma, grâce à l’aide de Langlois qui fit parvenir à Tours des sièges de cinéma, et des améliorations matérielles furent apportées progressivement afin d’assurer des projections de qualité. En 1976, la première rétrospective française des films d’Ozu fut organisée, avec la projection de douze de ses films en exclusivité, grâce au travail d’Hiroko Govaers, distributrice du cinéma asiatique en Europe. Dès sa création, la Cinémathèque accueille des grands noms du cinéma pour animer ses projections ou faire des conférences. En 1975, un événement organisé par Henri Langlois a marqué l’histoire de la Cinémathèque de Tours : des projections pendant quinze jours, 24 heures sur 24. Ainsi, plus de 250 films français furent programmés dans plusieurs salles dont le Beffroi, le Vox, le Magestic et l’Hôtel de ville.
En 1976, la Ville de Tours souhaite retrouver un grand festival de cinéma à Tours (la dernière édition du festival de court-métrage a eu lieu en 1971) et associe la Cinémathèque dans cette aventure. Sur une idée d’Henri Langlois, Lionel Tardif propose alors de créer un festival dédié aux jeunes cinéastes, qui pourraient ainsi montrer leurs projets de fin d’étude. Henri Langlois contacte de très nombreuses écoles de cinéma françaises et étrangères, les invitant à participer au festival de Tours. La première édition a lieu quelques jours après le décès d’Henri Langlois et prendra d’ailleurs le nom de « Rencontres Henri Langlois » en son hommage. La Cinémathèque va organiser trois autres éditions de ce festival, au cours desquels elle recevra des invités prestigieux tels que Tay Garnett, Richard Leacock ou Jerzy Kawalerowicz. L’organisation du festival est ensuite assurée par une association indépendante, reprise en 1986 par Maryse Berchon de Fontaine. Mais des problèmes réguliers entre l’association et la municipalité conduiront le festival à quitter Tours, pour Poitiers en 1988.
Lionel Tardif explique que quelques années après la mort de Langlois, le Ministère de la Culture mandate une salariée de la Cinémathèque française, Yvonne Dornès, pour inventorier les collections déposées par Langlois dans les différentes antennes. C’est à cette époque que Tours perd sa collection de films confiée par Langlois quelques années auparavant. La fréquence des projections, diminuera alors progressivement jusqu’à stopper complètement en 1985. En 1989, la Cinémathèque renaît et intègre de nouveaux locaux rue des Tanneurs. Cette « renaissance » est due au travail d’Alain Marchand, ancien collaborateur d’Henri Langlois, qui accepte de permettre à Tours de programmer à nouveau des films de la Cinémathèque française. Elle est également due à la Ville de Tours qui demande à Lionel Tardif de créer un nouveau festival , qui deviendra le Festival de Tours Henri Langlois Cinéma et Télévision.
Ce dernier festival mis en place par la Cinémathèque de Tours a pu voir le jour grâce au travail de Lionel Tardif et de Georges-Patrick Langlois, frère d’Henri. Il n’a cependant vécu que deux éditions (1991 et 1992). L’idée de cet événement était de montrer des longs et courts métrages de fiction, des grands reportages et des documentaires de télévision sur le thème de l’ « Aventure humaine ». Les projections se faisaient au Rex (rue Nationale), devant de nombreux directeurs de chaîne de télévision, et des représentants d’Arte, de Canal +, etc. Le jury, présidé par Samuel Fuller, pour une édition et par Jean Rouch pour la deuxième, a permis d’accueillir à Tours de nombreuses personnalités du cinéma. Pour des raisons de coût, mais aussi parce qu’elle trouvait que le public n’était pas assez au rendez-vous, la Ville de Tours a souhaité, après l’édition de 1992, retirer à la Cinémathèque l’organisation de ce festival et la confier à une autre association tourangelle qui créera alors « Acteurs, acteur ».
De 1955 à 1971 a eu lieu à Tours un des trois plus grands festivals de cinéma de France, avec celui de Cannes (long métrage) et celui d’Annecy (animation)
Initiée par Agnès Torrens, à l’époque directrice de la Cinémathèque, l’écriture de cette page de l’histoire du cinéma et de l’histoire de Tours a été effectuée par Donatien Mazany, professeur d’histoire, et publiée par les Editions Anovi. L’ouvrage s’intitule “Tours capitale du court métrage”. A l’occasion de la sortie du livre une soirée spéciale, dédiée au Festival du court-métrage de Tours, a été organisée le 13 avril 2015, en présence de Donatien Mazany. Dans la salle étaient également présent Pierre Favre, alors journaliste à la Nouvelle République qui, ayant couvert une très grande partie du Festival, a signé l’avant-propos du livre, suite à une préface écrite par Patrice Leconte.
Le livre, qui permet de tout savoir sur l’histoire de ce festival, est en vente à la Cinémathèque (19 €)
La Cinémathèque a initié un travail de recherches sur le Festival du court métrage de Tours (1955 – 1971), festival qui compte à l’époque parmi les trois grands festivals internationaux organisés en France, avec le Festival de Cannes et le Festival du cinéma d’animation d’Annecy. C’est lors de ce festival tourangeau que furent révélés Agnès Varda, Jacques Demy, Roman Polanski, Chris Marker, Robert Enrico, et d’autres encore.
Si vous avez des photographies ou toutes autres traces de ce Festival et que vous souhaitez en partager la connaissance, vous pouvez nous contacter, par téléphone au 02 47 21 63 95 ou par mail, à cinematheque@ville-tours.fr
Effectué un stage à la cinémathèque
La Cinémathèque accueille régulièrement des stagiaires.
Si vous souhaitez faire une demande, merci d’envoyer une lettre et un C.V. soit par voie postale, au 7 rue des Tanneurs, 37000 Tours, ou en remplissant le formulaire de candidature spontanée en suivant ce lien.