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Grande braderie de Tours 2023 © Ville de Tours

Commerce

Tours, une ville commerçante qui se réinvente

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Partout en France, le commerce évolue. Il change de rythme, de formats, de lieux. Il s’adapte aux nouvelles attentes des consommateurs, aux usages numériques, aux difficultés de pouvoir d’achat et aux nécessaires transformations de l’espace urbain. Ces mutations vont faire l’objet de « Rencontres du commerce » au mois de juin prochain, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie (CCI).

Chaque année, de nouveaux commerces voient le jour. En 2024, plus de 100 projets d’ouverture ou de reprise ont été accompagnés par le service de médiation commerciale de la Ville, par la CCI, par la Foncière métropolitaine Val de Loire, ou encore par la société publique locale Tours Développement. L’enjeu des pouvoirs publics est d’orienter les porteurs de projet et de faciliter les implantations, de façon à maintenir ou créer une diversité commerciale dans tous les quartiers. La construction en cours de commerces de proximité aux Deux-Lions en est le dernier exemple. Certaines zones d’implantations, comme les galeries commerciales ou les pôles commerciaux secondaires, font l’objet d’un accompagnement spécifique pour s’adapter aux nouvelles habitudes des consommateurs. À l’échelle de Tours, les aménagements d’ampleur dont ont bénéficié certains secteurs (nord de l’avenue Grammont, place du Grand-marché) ont au contraire dopé l’installation de boutiques et de restaurants, à la faveur de travaux de végétalisation ou d’apaisement du trafic automobile.

Un centre-ville accessible, pour tous les publics

Contrairement à une idée tenace, l’adage selon lequel « no parking = no business » (pas de stationnement, pas de commerce), est bel et bien démenti dans les faits. Un tiers des commerces tourangeaux se situe en secteur piéton, et non dans les rues entièrement ouvertes au trafic automobile. Ces secteurs restent par ailleurs très largement accessibles en voiture : le stationnement est resté gratuit entre 12 h et 14 h, et les tarifs ont été revus à la baisse dans les parkings souterrains.

Tous les indicateurs de fréquentation du centre-ville sont à la hausse depuis plusieurs années, que l’on regarde le « foisonnement » du stationnement payant (nombre de véhicules garés par jour) ou les chiffres d’utilisation du réseau Fil Bleu, qui n’en finit pas de battre des records (voir encadré). « L’objectif des Rencontres du commerce, c’est de discuter posément des sujets d’inquiétude, et d’accentuer l’action des pouvoirs publics sur le défi du commerce en ligne qui frappe durement certains secteurs, la logistique urbaine, l’adéquation entre l’offre et les nouvelles demandes, l’apparition de nouveaux concurrents dans les zones périphériques », détaille Iman Manzari, adjoint au maire délégué au commerce. « Et puis il y a la question du pouvoir d’achat qui reste la meilleure clé de compréhension de la perte d’affluence dans certaines boutiques ». Les Rencontres du commerce réuniront les chambres consulaires ainsi que les représentants des unions commerçantes de Tours, afin de s’accorder sur un diagnostic et croiser les feuilles de route. « L’enjeu est d’agir de façon coordonnée, sans opposer les intérêts des uns à ceux des autres », souligne M. Manzari. Au-delà de ces Rencontres, la Ville de Tours est en train de finaliser la rédaction d’un Atlas des commerces qui sortira cet été, afin de mieux cibler les réaménagements des espaces publics et renforcer les centralités commerçantes au cœur des quartiers.

L’accessibilité du centre-ville dopée par les transports en commun

En 2024, le réseau Fil Bleu a atteint un record historique de 44,27 millions de voyages, en hausse de 6,8 % sur un an. Le tramway franchit les 19 millions de trajets, et la ligne Tempo séduit toujours davantage avec près de 6 millions de voyages. Les parkings-relais (P+R), en forte progression (+28 %), confirment l’adhésion des automobilistes aux solutions de rabattement. Cette dynamique bénéficie directement au coeur de ville, plus accessible et mieux partagé. Résultat : la fréquentation du centre-ville se maintient à un haut niveau, portée par une offre de transport diversifiée et des politiques tarifaires attractives (gratuité des moins de 11 ans, pass jeunes…), sans oublier la croissance du nombre de cyclistes grâce au réseau Vélival.

La reconquête des espaces publics préserve la diversité commerciale et apporte de la vie et du lien.

Iman Manzari, adjoint au commerce,
à l’artisanat et aux marchés

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