Culture

Obey à Tours, c’est géant !

Du 7 mai au 7 décembre, près de 400 oeuvres de l’artiste américain Obey, figure incontournable du street art, sont réunies au château de Tours.

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Né en 1970, Shepard Fairey, artiste et designer américain, s’est d’abord fait remarquer pour sa série de créations Obey Giant, détournant l’image de l’ancienne star de catch André the Giant. Par la suite, il acquiert une renommée internationale grâce à ses affiches, ses collages et ses œuvres à grande échelle. Son travail mêle à la fois des références aux affiches vantant la Révolution russe et aux publicités des années 60. Cet « art de la propagande » « n’a pas le sens sinistre de celui qui veut avoir le dernier mot dans la conversation, insiste-t-il, mais celui qui a pour but d’ouvrir la conversation ».

Une exposition immersive

À Tours, l’exposition réunit des œuvres prêtées par des collectionneurs français passionnés ; elle offre un large panorama de la diversité de son travail qui mêle art urbain, critique sociale, environnementale et engagement politique. Mais pour Christophe Dupin, adjoint au maire délégué à la Culture, « c’est d’abord l’occasion exceptionnelle, grâce à l’Atelier des Étoiles de Bob Jeudy, d’approcher l’œuvre d’un artiste contemporain mondialement reconnu, d’en comprendre le geste aussi par les techniques utilisées ». Différents dispositifs de médiation ont été élaborés par le service des publics des musées et château : pochoirs, tampons, découverte de la sérigraphie en partenariat avec le Collectif Roule ma Poule. Profondément influencé par le punk rock, le hip-hop, le pop art et la culture musicale alternative, il puise dans ces mouvements l’énergie contestataire qui imprègne son art.

Rendu célèbre pour son affiche d’Obama intitulée Hope et en France, pour sa fresque murale Marianne dans le XIIIe arr. de Paris (à la suite des attentats du Bataclan), Obey interroge à la fois le pouvoir de l’image et s’en sert pour « engager » le débat.

L’exposition Obey s’inscrit dans un circuit de visite street art dans la ville. Celui-ci continuera de s’étoffer, répondant ainsi à notre volonté de réintroduire de l’art dans l’espace public, sous cette forme contemporaine, ou sous une autre.

Christophe Dupin, adjoint au maire délégué
à la culture et aux droits culturels

Une conservatrice « next generation »

Dans le cadre du programme Museum Next Generation de la villa Albertine (New York), sept jeunes conservateurs français se rendront aux États-Unis pour un voyage du 7 au 17 avril, entièrement financé par le ministère des affaires étrangères. « Pour candidater, la condition était d’avoir moins de 15 ans d’expérience, explique Jessica Degain, conservatrice du musée des Beaux-Arts de Tours, qui elle-même a été retenue.

Elle part avec l’objectif, entre autres, d’« élargir le réseau du musée et le cercle de ses mécènes. Les Américains sont très friands de peintures du XVIIIe siècle, souligne-t-elle. Ils sont les premiers visiteurs étrangers du musée en termes de fréquentation », notre ambassadrice a donc une belle carte à jouer. L’autre objectif est de revenir des États-Unis la valise pleine de « solutions innovantes pour moderniser nos actions de

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