Petite enfance

La Marelle : parents et enfants sautent le pas !

Depuis la rentrée, La Marelle accueille des tout-petits des quartiers du Sanitas et de la Rotonde, accompagnés de leurs parents. L’enjeu : rompre ’isolement et réussir le passage en maternelle.

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« La Marelle est un lieu pour les tout-petits de 18 mois jusqu’à trois ans toujours accompagnés de leurs parents », précise Clarie Moreau, éducatrice jeunes enfants. Porté par le centre social Plurie(le)s, ce nouveau dispositif propose des temps d’éveil (lecture, musique, motricité, jeux et temps calmes) répartis sur la semaine.

L’inscription, gratuite, est « réservée aux enfants qui ne fréquentent pas de lieux d’accueil collectif ». La dernière condition est de fréquenter le lieu au moins deux fois par semaine, pour pouvoir apprécier l’évolution du tout-petit. Le but est de progresser tous ensemble vers ce moment, souvent angoissant, du passage à la maternelle. Pourquoi pas les moins de 18 mois ? « Parce qu’on est un peu loin de l’entrée à l’école, la propreté n’est pas acquise et les ateliers sur table, encore peu accessibles. »

La Marelle accueille néanmoins dans ses locaux le LAEP (Lieu d’accueil Parents-Enfants), ouvert aux 0 à 4 ans et à leurs parents sans condition chaque jeudi de 10 h à 12 h.

Une équipe impliquée

Clarie assure l’accueil et l’animation aux côtés d’Ana Maria Cruz, dont le parcours de vie permet de créer un lien de confiance solide entre l’équipe et les parents. Ana Maria a connu l’épreuve de la migration : « L’attention des parents est souvent détournée des besoins de leur bébé en raison des difficultés d’intégration. Ce rapport de solidarité et de compréhension entre nous est profondément naturel et le plaisir de partager un moment privilégié avec nous et leurs enfants se reflète sur ce dernier : il progresse, et bien sûr, nous savons lire ses besoins, nous nous adaptons à lui. » Nina, sociologue missionnée par la CAF pour évaluer le dispositif financé via le Fonds Innovation de la Petite-Enfance, observe les enfants deux fois par semaine, elle s’entretient aussi avec les familles. « En septembre, je les recontacterai pour savoir comment s’est passée la rentrée », mais pour l’heure, les visages arborent de beaux sourires.

La Marelle, c’est :

  • Une semaine rythmée d’activités variées

    Le lundi est dédié à la lecture avec Béatrice pour habituer les enfants à l’écoute ; le mardi, place à l’éveil musical avec Édouard, l’intervenant musical ; le jeudi matin, c’est une fois sur deux une séance de baby gym dans une salle dédiée au parcours de motricité libre de 200 m² mise à disposition par la Ville, ou une séance de danse avec Astou. Enfin, le vendredi, un petit groupe profite d’un moment privilégié dans une salle Snoezelen, espace sensoriel favorisant la détente et l’exploration.
  • Des actions « hors les murs »

    La Marelle s’associe aux actions de Plurie(le)s (Octobre rose, Journée de la Terre, Journée internationale des droits des femmes) et propose des visites au musée des Beaux-Arts, des promenades dans les jardins historiques et même de participer à la création d’un spectacle de chant choral dans le cadre du festival « Les Petits Pots dans les Grands » ce mois-ci.

La Ville de Tours, le Centre Social Pluriel(le)s, la CAF, la DDETS*, l’Éducation nationale et d’autres partenaires ont participé à la création de la Marelle qui étoffe l’offre d’accueil existante et d’aides à la parentalité.

Marie Quinton, adjointe au maire déléguée à la lutte contre l’exclusion

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