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Lors des ateliers, début novembre, les seniors ont pointé leurs priorités © Ville de Tours - F. Lafite

Action sociale

Faire de Tours une ville amie des aînés

Des ateliers organisés par le CCAS, pour que tours devienne une ville où il fait bon vieillir.

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Du 4 au 6 novembre, le CCAS de Tours a réuni des élus, des agents, des partenaires et des aînés qui, au cours d’ateliers, ont fait des propositions pour que Tours devienne une ville où il fait bon vieillir.

Le vieillissement de la population, on ne peut y échapper et il va s’accélérer. C’est à partir de 2030 que la part des aînés va exploser confirmant la réalité de l’expression « papy-boom ». Tours n’échappe pas à la tendance : les 60 ans et plus représentent déjà un quart de sa population.

Dès 2020, la Ville de Tours et son Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) avait élaboré un « Agenda 21 de la longévité » puis un « Plan Bien Vieillir » après avoir adhéré en 2019 au Réseau Francophone Ville Amie des Aînés (RFVAA) pour partager les expériences avec les territoires engagés et enclencher la démarche de labellisation « Ville amie des aînés ». Pour y parvenir, elle se mobilise dans la « lutte contre l’âgisme », c’est-à-dire contre l’ensemble des discriminations liées à l’âge. Mais aussi dans l’intégration des habitants dans les instances de décision, des partenariats avec les acteurs du territoire et une analyse des enjeux du vieillissement autour des questions de mobilité, d’habitat, d’espaces publics, de santé, de lien social, de culture et de loisirs, de participation citoyenne, d’information, de transition écologique et de développement économique.

Faciliter le vieillissement en bonne santé

Mais parmi ces priorités, quelles sont les plus importantes pour les aînés ? Les participants aux ateliers, vivant à domicile ou en Ehpad, ont tenté d’y répondre par petits groupes, notamment par l’intermédiaire d’un jeu de cartes du RFVAA. Pour Patrick et Christiane, deux retraités actifs : « Il faut augmenter l’offre de transports en commun, y compris le soir et les week-ends. » Pour Isabelle, il manque un « service unique pour répondre aux questions des seniors : par exemple quelles pharmacies proposent de vacciner contre la grippe ? »

Le CCAS et la Ville de Tours, dans le cadre du Plan Bien Vieillir, ont déjà lancé un plan d’actions pour « adapter les logements et proposer de nouvelles formes de chez soi, proposer des mobilités et un espace public bienveillants, développer la proximité et la solidarité intergénérationnelle et faciliter le vieillissement en bonne santé ». Pas une mince affaire quand on sait que « l’espérance de santé » (l’espérance de vie sans incapacité) à 65 ans est de près de 12 ans chez les femmes et 10 ans chez les hommes.

Nous voulons construire un territoire où l’espérance de vie en bonne santé est la meilleure. Pour y parvenir, nous agissons avec l’ensemble des partenaires pour mettre en œuvre des actions concrètes et des politiques structurantes. Les conclusions des ateliers enrichiront le Plan Bien Vieillir dans le courant du premier trimestre.

Rachel Moussouni, adjointe déléguée à l’action sociale, à la santé, à l’autonomie et aux solidarités intergénérationnelles et vice-présidente du CCAS.

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