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Lapin gris de Touraine au Jardin Botanique de Tours © Ville de Tours - F. Lafite

Faune et flore

Des espèces menacées sous haute protection

Au Jardin botanique, au bois des Hâtes, sur l’île Balzac et dans le parc Sainte-Radegonde, la gestion des 180 animaux témoigne d’un engagement fort de la municipalité envers la sauvegarde des espèces en voie de disparition et le bienêtre animal.

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Connaissez-vous le lapin « gris de Touraine » ? L’oie de Touraine ? La pintade « Perle noire » ? Le dindon « Noir de Sologne » ? La chèvre « Couclair du Berry » ? Ces races, bien qu’ancestrales, sont aujourd’hui menacées, principalement en raison de leur faible productivité. En collaboration avec l’Union pour les ressources génétiques du Centre-Val de Loire (URGC), la Ville s’engage à « préserver cette biodiversité commune, qui mérite d’être reconnue et valorisée », souligne Betsabée Haas, adjointe au maire déléguée à la biodiversité. Ainsi, la Ville participe au programme de sauvegarde de la chèvre « Cou-clair du Berry » et entend élargir ces démarches de préservation génétique à d’autres races locales.

Un service « 5 étoiles » pour le bien-être animal

Pour garantir le bien-être de ces animaux, une équipe dévouée de quatre soigneurs veille sur eux. Et chaque détail compte : « par exemple, les soigneurs sont très sensibles aux comportements des animaux et savent repérer des incompatibilités de caractère qui peuvent générer du stress, décrit Sylvie, responsable du service botanique et parcs animaliers. Dans chaque enclos, les animaux ont un abri pour se protéger de la pluie et du froid, et des arbres pour trouver de la fraîcheur.

Chaque espèce a son régime alimentaire qui répond à ses besoins physiologiques en quantité et en qualité. C’est pourquoi il est important de rappeler qu’il est interdit de nourrir les animaux : cela déséquilibre leur régime alimentaire et peut engendrer des maladies ». Un registre des soins vétérinaires permet de tracer la vie de chaque animal, et le contrôle des reproductions permet de mener une gestion raisonnée des espèces. Parallèlement, la Ville a pris la décision de cesser de présenter des animaux exotiques au bois des Hâtes, en raison de la non-conformité des clôtures. Les émeus et nandous ont d’ores et déjà été donnés à des réserves zoologiques, et les daims le seront prochainement.

Les animaux au service de la santé mentale

La médiation animale est une autre facette de cet engagement. Depuis plusieurs années, des enfants hospitalisés au Département universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CHRU Bretonneau bénéficient deux fois par semaine d’une visite à la mini-ferme du Jardin botanique. Ils participent aux diverses activités comme le nourrissage, mais aussi, et surtout, aux caresses ! Pour renforcer la sensibilisation auprès des jeunes, des contes audio en lien avec les animaux de la ferme seront prochainement accessibles via des QR codes affichés près des enclos.

Notre but est de créer un lien durable entre les citoyens et la nature, un lien qui enrichit nos vies et préserve notre planète pour les générations futures. Par toutes ces actions, la Ville de Tours se positionne comme un acteur clé dans la préservation de la biodiversité domestique, qui fait partie de notre patrimoine vivant.

Betsabée Haas, adjointe au maire déléguée à la biodiversité, à la nature en ville, à la gestion des risques e t à la condition animale.

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