La Ville de Tours cherche à répondre à l’enjeu du vieillissement en mettant en place un « Plan d’actions Bien vieillir 2025-2028 », voté au Conseil municipal le 24 mars. Tours candidate également au label « Ville amie des aînés ».
La trajectoire démographique de la France soulève de nombreux défis auxquels les politiques publiques devront répondre. Les collectivités sont en première ligne pour faire face aux besoins croissants des seniors nécessitant la mise en place d’une politique territoriale et transversale du bien-vieillir. Un premier état des lieux du territoire avait été réalisé à l’automne dernier (lire Tours Mag n° 241) avec la consultation de professionnels, d’habitants et de seniors (avec leur famille) vivant en autonomie ou dans les Ehpad du Centre communal d’action sociale et de la Croix-Rouge. La mairie engage son « Plan d’actions bien vieillir 2025-2028 » élaboré en partenariat avec le Conseil départemental, l’équipe régionale vieillissement et maintien de l’autonomie du CHRU, l’Agence régionale de santé, Tours Métropole Val de Loire et le Syndicat des mobilités de Touraine. Il se décline en 8 axes : l’habitat, les solidarités et la proximité, la culture et les loisirs, les espaces extérieurs et les bâtiments, les transports et la mobilité, la santé et l’accès aux soins, la citoyenneté et la participation, l’information et la communication.
En candidatant au label « Ville amie des aînés », la Ville de Tours s’engage à répondre à ce défi démographique, à impliquer les habitants et à soutenir le vieillissement en bonne santé.
Delphine Daries, conseillère municipale déléguée aux politiques intergénérationnelles, à l’habitat et à la qualité de vie des seniors, membre du conseil d’administration du CCAS
Au plus près des besoins
Parmi les premières actions engagées, on peut noter, en matière de culture et de loisirs, une programmation adaptée : parcours patrimoine, répétitions générales à l’Opéra, orchestre à l’école à la résidence Pasteur, atelier musique symphonique à la résidence Schweitzer, service de portage de livres à domicile par les bibliothèques municipales… En matière de santé, des « plateformes de répit » sont proposées aux proches aidants et permettent de recueillir des informations et d’échanger. Des opérations se développent pour faciliter la mobilité : mobilier urbain adapté (lire Tours Mag n° 240), service d’accompagnement dans les transports Fil Bleu, balades en vélo-cargo avec « En selle Marcelle ». D’autres actions vont voir le jour au fil des années : lieux intergénérationnels, sensibilisation au numérique, jardins partagés, code de la rue, alimentation…
En 2030, les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 15 ans. Nous devons engager des politiques, des aménagements, des organisations pour permettre à chaque personne vieillissante de bien vivre. Or, nous attendons la loi « grand âge » depuis 8 ans. Elle ne vient pas alors qu’il faut absolument abonder la branche autonomie de la Sécurité sociale.
Rachel Moussouni, adjointe déléguée à l’action sociale, à la santé, à l’autonomie et aux solidarités intergénérationnelles, vice-présidente du CCAS